Sélection de la langue

Recherche

Chapitre 8 - Maladies à déclaration obligatoire
8.2 Brucellose

Cette page fait partie du répertoire des documents d'orientation (RDO).

Vous cherchez des documents connexes?
Recherche de documents connexes dans le répertoire des documents d'orientation.

8.2.1 Étiologie et distribution

La brucellose est une maladie bactérienne infectieuse causée par diverses espèces de la famille Brucellaceae. Ils sontprésents dans le monde entier et peuvent toucher de nombreuses espèces de mammifères, y compris l'homme. Chez le bétail, l'infection et les pertes de production qui en découlent peuvent avoir des répercussions économiques importantes. Chez les animaux, la maladie peut être asymptomatique ou se caractériser par des problèmes de reproduction, par exemple l'infertilité, des avortements tardifs, une progéniture faible et des lésions inflammatoires dans l'appareil reproducteur mâle.

Au Canada, la brucellose est répertoriée comme une maladie à déclaration obligatoire dans le Règlement sur les maladies déclarables. Brucella abortus, B. melitensis, et B. suis sont répertoriés par l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA, fondée en tant qu'Office international des épizooties (OIE)) et sont considérés comme des maladies animales exotiques dans les populations d'animaux d'élevage et en captivité du Canada.

Brucella abortus, également connu sous le nom de brucellose bovine, est le principal agent responsable de la brucellose chez les bovins, les bisons et les wapitis. Le Canada s'est déclaré exempt de brucellose bovine auprès de l'Organisation mondiale de la Santé animale (OMSA) en 1985, après un programme d'éradication de longue date. Le réservoir faunique canadien de B. abortus se limite aux bisons sauvages dans le parc national Wood Buffalo (PNWB) et à proximité de celui-ci. Aucun cas de transmission du bison sauvage au bétail n'a jamais été détecté dans une zone de 400 km autour du PNWB, malgré une surveillance accrue.

Les biovars 1 à 3 de Brucella suis sont connus sous le nom de brucellose porcine. Le Canada n'a jamais signalé de cas de brucellose porcine. Le biovar 4 de B. suis est associé à la brucellose chez le caribou et le bœuf musqué et on sait qu'il existe dans le nord du Canada.

Brucella melitensis infecte couramment les moutons et les chèvres et constitue l'espèce zoonotique la plus pathogène de la brucellose. Le Canada n'a jamais signalé de cas de B. melitensis.

Les producteurs et les vétérinaires privés doivent rester vigilants car, malgré les mesures d'atténuation des risques mises en place, les réservoirs sauvages et les animaux importés peuvent toujours servir de sources potentielles d'introduction dans les populations de bétail domestiques. Certaines souches de Brucella spp. sont considérées comme des agents potentiels du bioterrorisme. Une épidémie de brucellose dans le bétail domestique canadien aurait des répercussions importantes sur la santé animale, la santé publique et le commerce international.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur la brucellose au Canada à la page Brucellose de l'ACIA.

8.2.2 Surveillance

Les activités de surveillance en cours permettent au Canada de revendiquer l'absence de brucelloseNote de bas de page 1, ce qui favorise le commerce et permet de détecter rapidement les incursions de la maladie dans le bétail.

La surveillance active de la brucellose chez les bovins, les porcins, les cervidés et les bisons se poursuit dans les abattoirs fédéraux et provinciaux par des inspections post mortem de routine et le prélèvement d'échantillons de sang sur des animaux matures et non châtrés.

Une autre composante de la surveillance de la brucellose provient des tests effectués sur les animaux destinés à l'exportation et à l'entrée dans les centres d'insémination artificielle. On procède également à la collecte et à l'analyse d'échantillons de sang de bovins dans les pâturages communautaires du nord de l'Alberta, dans un rayon de 400 km du PNWB.

La déclaration des maladies par les producteurs et les vétérinaires reste un élément important de la surveillance de la brucellose. Les vétérinaires sont encouragés à discuter des cas d'avortements bovins inexpliqués avec un vétérinaire de district de l'ACIA.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur les programmes de surveillance de l'ACIA à la page Brucellose de l'ACIA.

8.2.3 Tests de dépistage

Les vétérinaires accrédités peuvent soumettre des échantillons pour la certification à l'exportation (pour satisfaire aux exigences fédérales/étatiques des États-Unis ou aux exigences fédérales du Mexique en matière de tests) ou dans le cadre du programme d'insémination artificielle. Ces échantillons sont envoyés soit à des laboratoires externes approuvés pour le dépistage de la brucellose (BPAT), soit à des laboratoires de l'ACIA, en fonction de la raison du test et du type de test requis. Ces renseignements se trouvent dans les sections applicables de ce manuel propres à l'activité menée. De plus amples renseignements sur le prélèvement, l'emballage, l'expédition des échantillons et les formulaires sont également disponibles à la section 3.2 - Épreuves sérologiques.

Les réacteurs aux tests préliminaires seront traités conformément aux exigences du programme applicable et doivent être signalés à un vétérinaire de l'ACIA pour un suivi approprié.

Des échantillons ne peuvent pas être soumis par des vétérinaires accrédités à des laboratoires approuvés en cas de suspicion de brucellose. En cas de suspicion de brucellose par un vétérinaire accrédité, il faut communiquer avec le bureau de district de l'ACIA.

8.2.4 Santé publique

La brucellose est une maladie zoonotique, transmissible des animaux à l'homme. Chaque fois que la brucellose est confirmée chez un animal, les responsables de la santé publique doivent en être informés.

Lorsqu'ils enquêtent sur une éclosion d'avortement indéterminé, les praticiens doivent utiliser les équipement de protection individuelle EPI et les pratiques de biosécurité appropriés. Toute personne ayant été en contact avec des animaux suspects, du matériel potentiellement contaminé (par exemple des fœtus avortés, du placenta, des liquides d'accouchement) ou ayant consommé du lait ou des produits laitiers non pasteurisés doit être informée de ce risque zoonotique et consulter un médecin si elle tombe malade.

Date de modification :