Rapport final de l'audit initial du système d'inspection des viandes de Taïwan régissant la production de produits de porc traités thermiquement et stables à température ambiante destinés à l'exportation vers le Canada

Du 25 novembre au 4 décembre 2024

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Abréviations et termes spécifiques utilisés dans le rapport

AM
Ante-mortem
APHIA
Agence d'inspection sanitaire des animaux et des végétaux
ATRI
Institut de recherche en technologie agricole
CCA
Autorité centrale compétente
ACIA
Agence canadienne d'inspection des aliments
DAW
Département du bien-être animal
FIED
Division de l'importation et de l'exportation des aliments
BPF
Bonnes pratiques de fabrication
MIA
Assistants d'inspection des viandes
MOA
Ministère de l'Agriculture
NAIF
Fondation nationale pour l'industrie animale
PCP
Plans de contrôle préventif
PM
Post-mortem
RTE
Prêt à consommer
TFDA
Administration taïwanaise des aliments et des médicaments

Résumé

Le présent rapport décrit les résultats d'un premier audit sur place du système d'inspection des viandes de Taïwan régissant la production de produits de porc traités thermiquement et stables à température ambiante destinés à l'exportation vers le Canada. L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a mené cet audit du 25 novembre au 4 décembre 2024. L'objectif principal de l'audit était de vérifier que les systèmes d'inspection des viandes de Taïwan régissant la production de produits de porc d'origine taïwanaise et de produits de porc traités thermiquement et stables à température ambiante fonctionnent de manière équivalente à ceux du Canada et permettent de produire des produits de porc sûrs, non frelatés et correctement étiquetés destinés à l'exportation vers le Canada. L'audit ne portait pas sur la viande fraîche ou congelée, les sous-produits de viande, les produits à base de viande hachée ou les boyaux.

Cette évaluation s'est concentrée sur la vérification des activités dans les domaines suivants :

  • autorité compétente et surveillance
  • contrôles ante mortem, manipulation sans cruauté et bien-être animal
  • contrôles de l'abattage et post-mortem
  • contrôles de la transformation
  • contrôles de létalité
  • plans de contrôle préventif (analyse des risques et maîtrise des points critiques et contrôles du programme préalable)
  • contrôles microbiologiques
  • contrôles des résidus chimiques

L'ACIA a examiné toutes les réponses fournies concernant les lacunes relevées lors de l'audit sur place. Sur la base des conclusions de l'audit, l'ACIA a conclu que le système d'inspection de la viande de porc taïwanais, tel qu'il est mis en œuvre, n'offre pas au moins le même niveau de protection de la sécurité alimentaire que le système d'inspection de la viande canadien. Il doit être amélioré pour répondre aux normes canadiennes en matière de sécurité alimentaire et aux exigences en matière d'importation.

En outre, l'ACIA a également conclu que les contrôles de létalité pour la production de produits de porc traités thermiquement et stables à température ambiante répondraient aux exigences canadiennes si Taïwan souhaitait exporter des produits de porc traités thermiquement et stables à température ambiante dérivés de porc provenant de sources approuvées par l'ACIA.

1. Introduction

1.1. Objectif, portée et méthodologie de l'audit

La présente vérification visait à déterminer si Taïwan met en œuvre un système d'inspection des viandes équivalent à celui du Canada et si ce système permet de produire des produits carnés sûrs, non frelatés et correctement étiquetés destinés à l'exportation vers le Canada. La vérification portait uniquement sur le système d'inspection des viandes porcines régissant le contrôle de la létalité pour la production de produits de porc traités thermiquement et stables à température ambiante. Taïwan n'est actuellement pas autorisé à exporter des produits carnés vers le Canada.

L'audit a débuté par une réunion d'ouverture qui s'est tenue à Taipei le 25 novembre 2024, puis s'est poursuivi par l'audit de plusieurs établissements, bureaux et laboratoires. Il s'est conclu par une réunion de clôture virtuelle le 17 décembre 2024. Des représentants de l'autorité centrale compétente (CCA), notamment des fonctionnaires de l'Agence d'inspection sanitaire des animaux et des végétaux (APHIA), de l'Administration taïwanaise des aliments et des médicaments (TFDA), du Département du bien-être animal (DAW), du Département des pêches et des bureaux locaux de santé, ont participé aux réunions d'ouverture et de clôture.

L'APHIA, la TFDA et le DAW ont fourni des informations détaillées sur divers sujets intéressant l'ACIA. Ils ont présenté les informations suivantes lors de la réunion d'ouverture :

  • autorité compétente et surveillance
  • contrôles ante mortem (AM), identification des animaux et bien-être animal
  • contrôles post-mortem (PM) de l'abattage des porcs
  • plan de contrôle préventif (HACCP et programmes préalables)
  • programmes de contrôle microbiologique et des résidus chimiques
  • programmes de contrôle des exportations et des importations
  • infrastructure et surveillance des laboratoires
Tableau 1 : Résumé de la portée de l'audit
Visites des autorités compétentes/établissements Nombre de sites visités Lieux
Réunion d'ouverture 1 Siège de l'APHIA, Taipei
Établissements d'abattage et de découpe de porcs 2 Sings Kout Trading & Cha I Shan Foods Co., comté de Pingtung
Établissements de transformation de porcs 3 Formosa Chang Co, Ltd, Derlong International Co. Ltd, New Taipei City, Wei-I Food Stuff Co. Ltd, comté de Pingtung
Succursale et bureau d'exportation 1 Succursale de Kaohsiung, Kaohsiung
Laboratoire NAIF 1 Fondation nationale pour l'industrie animale, comté de Pingtung
Réunion de clôture 1 Virtuelle

Il s'agissait d'un audit conjoint du système d'abattage et de transformation du porc à Taïwan, mené par des spécialistes de l'ACIA de la Division de l'importation et de l'exportation des aliments et de la Division de l'importation et de l'exportation des animaux (AIED). Le processus d'audit comprenait l'examen de documents, des observations sur place et des entretiens. Les auditeurs de l'ACIA ont examiné les fonctions de l'APHIA et de la TFDA, ainsi que la mise en œuvre du cadre réglementaire, du cadre de surveillance, du cadre d'application, du cadre de formation, des contrôles à l'importation et à l'exportation, et des plans et résultats officiels d'échantillonnage des résidus chimiques et microbiologiques.

1.2. Base juridique de l'audit et normes d'audit

L'ACIA a audité le système d'inspection porcine et la transformation des produits porcins traités thermiquement et de longue conservation de Taïwan en vertu des dispositions spécifiques des lois et règlements canadiens en matière de sécurité alimentaire et de santé animale, en particulier :

2. Surveillance de la supervision

2.1. Cadre de réglementation

Le cadre réglementaire taïwanais en matière de sécurité alimentaire, de pratiques vétérinaires, de bien-être animal, de contrôle des importations/exportations et d'inspection des viandes est régi par un ensemble complet de lois, de règlements et de lignes directrices. Les règles d'application de 2002 de la loi régissant les vétérinaires et les règlements de 2021 régissant la pratique vétérinaire et la formation continue encadrent les pratiques vétérinaires et l'enseignement. La sécurité alimentaire, l'étiquetage, le rappel et la traçabilité sont réglementés par la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène, ainsi que par des règlements spécifiques relatifs aux systèmes de contrôle alimentaire et à la traçabilité.

Le bien-être et le transport des animaux sont régis par la loi sur la protection des animaux, ses règles d'application et divers règlements régissant le transport et l'abattage sans cruauté. L'importation et l'exportation de denrées alimentaires et la santé publique vétérinaire sont gérées par la loi sur les vétérinaires, la loi sur la prévention et le contrôle des maladies animales infectieuses et les règlements relatifs à l'inspection et à la quarantaine des denrées alimentaires. La loi sur l'industrie animale, les normes relatives aux abattoirs, les règlements sur l'inspection des viandes et les directives de certification HACCP régissent l'inspection et la mise en œuvre des viandes. Les réglementations relatives aux laboratoires sont définies dans la loi de 2019 sur les marchés publics, tandis que le contrôle des résidus chimiques est établi par les normes de 2022 relatives aux limites de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments et la loi de 2016 sur le contrôle des médicaments vétérinaires.

Les principales réglementations sont les suivantes :

Supervision et application vétérinaires :

  • Règles d'application de 2002 de la loi régissant les vétérinaires
  • Règlement de 2021 régissant la pratique vétérinaire et la formation continue

Sécurité alimentaire, étiquetage, rappel et traçabilité :

  • Loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène
  • Règlement sur le système de contrôle de la sécurité alimentaire
  • Règlement régissant la traçabilité des aliments et des produits connexes
  • Règlement sur le rappel et la destruction des produits alimentaires

Bien-être et transport des animaux :

  • Loi sur la protection des animaux et règles d'application
  • Réglementation relative au transport et à la gestion des animaux
  • Réglementation relative à l'abattage sans cruauté du bétail et de la volaille

Contrôle des importations et des exportations et santé publique vétérinaire :

  • Loi sur les vétérinaires
  • Loi sur la prévention et le contrôle des maladies animales infectieuses
  • Règlement relatif à l'inspection et au contrôle systématique des denrées alimentaires importées
  • Règlement sur la quarantaine et la certification

Inspection des viandes et mise en œuvre du système HACCP :

  • Loi sur l'industrie animale et ses règles d'application
  • Normes relatives aux abattoirs
  • Règlements relatifs à l'inspection des viandes
  • Certification HACCP et bonnes pratiques d'hygiène

Réglementation relative aux laboratoires :

  • Loi de 2019 sur les marchés publics (pour les contrats avec des laboratoires privés)

Contrôle des résidus chimiques :

  • Normes 2022 relatives aux limites maximales de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments
  • Loi de 2016 sur le contrôle des médicaments vétérinaires

Le ministère de l'Agriculture (MOA) supervise le cadre réglementaire global de Taiwan en matière d'inspection des viandes, les responsabilités opérationnelles étant déléguées à l'APHIA. Au sein de l'APHIA, la division Inspection des viandes gère les politiques et procédures nationales d'inspection, tandis que la section Inspection des viandes, qui relève de ses bureaux régionaux, est chargée de la mise en œuvre sur le terrain. Cette structure est soutenue par des institutions telles que la Fondation nationale pour l'industrie animale (NAIF) et l'Institut de recherche en technologie agricole (ATRI), qui contribuent à la recherche, à la formation et au soutien technique.

En outre, les équipes chargées de l'application de la loi au niveau local collaborent avec l'APHIA pour mener des enquêtes sur les abattages illégaux et effectuer des inspections dans les magasins de vente au détail de viande afin de garantir le respect de la réglementation. La DAW veille à ce que les exigences en matière de bien-être animal liées au transport des animaux et à l'abattage sans cruauté soient respectées en vertu de la loi sur la protection des animaux et de ses règlements d'application. Il s'agit notamment du règlement sur la gestion du transport des animaux et du règlement sur l'abattage sans cruauté du bétail et de la volaille.

Comme l'a montré l'audit, Taïwan dispose d'un cadre de gouvernance et de réglementation pour les systèmes de sécurité alimentaire et de santé animale, qui met l'accent sur le rôle des différentes autorités et la contribution du secteur privé pour garantir la sécurité alimentaire.

Conclusion

Les lois, règlements et lignes directrices de la CCA fournissent un cadre réglementaire pour la planification, l'élaboration et la mise en œuvre de systèmes d'inspection des viandes aux niveaux central, régional et local à Taïwan.

2.2. Cadre de surveillance

2.2.1 Autorités centrales

Taïwan a mis en place un cadre complet et multi-agences pour réglementer la sécurité alimentaire, l'abattage, la transformation, la santé animale et la gestion des maladies. Ce système collaboratif implique diverses agences gouvernementales qui veillent au respect des normes de sécurité et des exigences réglementaires.

Le ministère de l'Agriculture supervise plusieurs départements et agences chargés du bien-être animal, de l'industrie, de la pêche et de l'inspection sanitaire. Dans le cadre de cette structure, le DAW, le département de l'industrie animale et l'agence des pêches gèrent les politiques spécifiques à chaque secteur. L'APHIA joue un rôle crucial dans l'application de la réglementation. Elle fonctionne à travers plusieurs divisions, notamment la division de l'inspection sanitaire animale, la division de la quarantaine animale et la division de l'inspection des viandes. L' e l'APHIA gère également d'autres départements liés à l'inspection phytosanitaire et à la quarantaine.

L'APHIA gère quatre bureaux régionaux à Keelung, Taoyuan, Taichung et Kaohsiung, soutenus par 18 stations d'inspection. En outre, le système comprend 22 agences locales d'inspection des maladies animales (LADIA), qui renforcent les mesures de contrôle des maladies et de sécurité alimentaire à différents niveaux administratifs. Ce cadre structuré garantit une surveillance complète des réglementations en matière de santé animale, de quarantaine, d'inspection des viandes et de santé végétale.

Les succursales de l'APHIA et le service d'inspection des viandes veillent à ce que les abattoirs soient inspectés quotidiennement, notamment avant le début des opérations, avant l'abattage et après l'abattage. Les succursales s'occupent des quarantaines, supervisent l'abattage, délivrent des certificats et veillent au respect des normes sanitaires prévues par la loi sur l'industrie animale. Les inspections portent sur les installations et leurs conditions de fonctionnement, afin de s'assurer qu'elles sont conformes aux normes nationales. Les LADIAs, sous la supervision de l'APHIA, s'occupent des inspections sanitaires animales au niveau local, y compris la prévention et le contrôle des maladies, la gestion des vaccins, les inspections des abattoirs et le suivi de toute question liée aux violations en matière de résidus chimiques et médicamenteux. Au niveau des exploitations agricoles, elles surveillent et font respecter l'utilisation appropriée des médicaments vétérinaires, aident à la collecte d'informations sur les maladies et effectuent des diagnostics en laboratoire pour les maladies animales.

La loi sur la production et la certification agricoles permet à des organisations privées, telles que la NAIF et l'ATRI, de collaborer avec les agences gouvernementales dans le domaine des services vétérinaires. L'APHIA charge la NAIF de recruter et de former des inspecteurs des viandes (inspecteurs vétérinaires des viandes et assistants d'inspection des viandes). L'APHIA et la NAIF s'appuient toutes deux sur l'ATRI pour élaborer et contrôler les plans microbiologiques pour les carcasses dans les abattoirs et pour les soutenir en matière de politique, de formation et de formation à l'échantillonnage pour les inspecteurs des viandes.

En vertu des règles d'application de 2013 de la loi sur l'industrie animale, les abattoirs doivent être enregistrés auprès de l'autorité compétente et répondre à des exigences spécifiques énoncées dans la loi sur l'industrie animale, les normes d'établissement des abattoirs, les règlements sur l'inspection des viandes et les règlements sur les opérations d'abattage. Les candidats doivent soumettre un formulaire de demande dûment rempli aux autorités municipales compétentes, comprenant des détails sur les opérations, des plans des installations, les coordonnées et les espèces à abattre. En vertu de la loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène, les entreprises du secteur alimentaire, y compris les abattoirs, ne peuvent commencer leurs activités qu'après avoir demandé leur enregistrement auprès des autorités compétentes (centrales, municipales ou départementales/municipales) par écrit ou par voie électronique. Les autorités municipales ou départementales/municipales délivrent un numéro d'enregistrement dès réception d'une demande acceptée. Toute modification des activités commerciales ou toute cessation d'activité doit être notifiée à la municipalité ou à l'autorité compétente.

L'APHIA exige que les abattoirs agréés HACCP à Taïwan se soumettent à des inspections quotidiennes régulières, notamment des contrôles quotidiens avant le début des opérations et des inspections ante mortem et post mortem effectuées par les inspecteurs des viandes de l'APHIA. Le MOA a établi les « Directives opérationnelles pour la certification HACCP des abattoirs » en décembre 2020, avec des modifications en novembre 2023. Le certificat HACCP est valable 3 ans, avec des inspections de suivi annuelles requises par le MOA. Les abattoirs qui souhaitent exporter de la viande doivent obtenir un certificat HACCP conforme aux exigences des pays importateurs. Les bureaux régionaux effectuent des inspections à des intervalles de plus en plus espacés pendant la période de certification : tous les mois la première année, tous les deux mois la deuxième année et tous les trois mois la troisième année.

Les contrôles officiels des abattoirs sont effectués dans le cadre d'un système d'inspection structuré dirigé par l'APHIA. Les agents vétérinaires de district (DVOS) des bureaux régionaux de l'APHIA supervisent le personnel chargé de l'inspection des viandes. Les superviseurs vétérinaires régionaux (RVS) supervisent la mise en œuvre régionale des protocoles d'inspection. Au niveau des installations, l'inspecteur vétérinaire en chef chargé de l'inspection des viandes (VMIC) dirige l'équipe, qui comprend les inspecteurs vétérinaires chargés de l'inspection des viandes (VMI) responsables des contrôles préalables à l'exploitation et des inspections ante et post-mortem. Ils sont assistés par des assistants d'inspection des viandes (MIA), qui sont des non-vétérinaires formés pour effectuer des inspections sous la supervision et la direction directes des VMI. Le personnel d'inspection est formé, employé et supervisé dans le cadre de ce système. Ces inspecteurs supervisent les abattoirs de bétail et de volaille, garantissant le respect des normes de sécurité alimentaire et d'hygiène.

Le vétérinaire officiel de l'APHIA vérifie quotidiennement l'hygiène pré-opérationnelle des établissements une fois que les exploitants ou des tiers ont terminé leurs procédures d'hygiène pré-opérationnelles, afin de déterminer si les établissements répondent aux normes d'hygiène requises pour commencer leurs activités. L'inspection ante mortem consiste pour les inspecteurs vétérinaires des viandes (VMI) à vérifier l'état de santé, la quantité et les déclarations sanitaires du bétail avant l'abattage, celui-ci n'étant autorisé qu'après la réussite de ces contrôles. L'inspection post mortem exige que les inspecteurs des viandes examinent chaque carcasse et ses viscères afin de s'assurer qu'ils répondent aux normes de sécurité. Les DVO effectuent également des visites sur place, programmées ou inopinées, afin de superviser l'hygiène, l'équipement et les procédures d'inspection des abattoirs. Les inspections inopinées doivent avoir lieu au moins une fois par mois. Des inspections de suivi sont effectuées chaque année dans les abattoirs certifiés HACCP, avec des contrôles supplémentaires si nécessaire. Les infractions peuvent entraîner des sanctions et l'obligation de prendre des mesures correctives. L'APHIA gère également le processus de demande d'autorisation pour les opérations d'abattage et tient à jour un système permettant de suivre l'avancement des inspections et les infractions.

Le DAW est chargé de faire respecter la réglementation sur l'abattage sans cruauté du bétail et de la volaille, qui régit toutes les étapes de la manipulation des animaux dans les établissements d'abattage, y compris le chargement, le déchargement, le transport, la contention, l'étourdissement et la saignée. Cette réglementation vise à minimiser la souffrance des animaux et à promouvoir un traitement sans cruauté tout au long du processus d'abattage. Afin de garantir le respect de cette réglementation, le département effectue régulièrement des inspections sur place et propose des programmes de formation au personnel des abattoirs. En 2024, 410 inspections ont été effectuées pour contrôler le respect de ces règlements. En outre, 16 cours de formation ont été organisés, permettant de former avec succès 107 employés d'abattoirs aux techniques d'abattage sans cruauté. Ces efforts combinés garantissent que tout le personnel impliqué dans le processus d'abattage est compétent, qualifié et déterminé à respecter les normes de bien-être animal.

La TFDA opère sous la supervision du ministère de la Santé et du Bien-être social, garantissant la sécurité alimentaire grâce à un cadre réglementaire structuré. Au sein de la TFDA, les divisions clés, notamment la division opérationnelle chargée de la sécurité alimentaire, les trois centres administratifs régionaux (nord, centre et sud) et d'autres divisions opérationnelles, collaborent pour mettre en œuvre les réglementations en matière de sécurité alimentaire, effectuer des inspections et faire respecter la conformité dans différentes régions. La TFDA régit spécifiquement la sécurité des produits carnés après l'abattage, en se concentrant sur les usines de transformation, les entrepôts et les installations de stockage frigorifique. Afin de maintenir la sécurité alimentaire, la TFDA effectue des inspections annuelles basées sur les risques, soutient les bureaux de santé locaux et applique les normes de bonnes pratiques d'hygiène (BPH) et d'analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP). Bien que la TFDA ne dispose pas d'inspecteurs dans les établissements alimentaires, elle collabore avec les autorités sanitaires locales pour les inspections et la surveillance post-commercialisation.

Sous la supervision de la TFDA, les bureaux locaux de santé sont chargés d'inspecter de manière aléatoire les établissements de transformation de la viande, d'effectuer des prélèvements et des tests, et de veiller à ce que des registres détaillés soient conservés pendant au moins 5 ans après la date de péremption des produits. Le projet d'inspection annuel basé sur les risques de la TFDA donne la priorité aux usines de transformation de la viande à haut risque, qu'il inspecte au moins une fois par an en fonction de leurs types de produits, de leurs processus et de leurs antécédents en matière de conformité. Ces inspections vérifient la mise en œuvre des procédures GHP et HACCP et garantissent le respect de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène. La TFDA collabore avec les bureaux locaux de santé pour mener des inspections aléatoires sur place, garantissant ainsi le respect des normes d'hygiène et la conformité réglementaire. Outre l'inspection des établissements de transformation, les bureaux locaux de santé procèdent également à des prélèvements, des tests et une surveillance post-commercialisation des produits alimentaires afin de garantir l'hygiène, la sécurité et la qualité des aliments.

Toutes ces entités forment un système structuré et hiérarchique avec des rôles et des lignes de subordination clairement définis, dédié à la protection de la qualité et de la sécurité des produits carnés.

Comme l'a révélé l'audit, l'APHIA est responsable des activités d'abattage, tandis que la TFDA et les autorités locales sont chargées de superviser les établissements de transformation. Elles veillent à ce que chaque établissement élabore, mette en œuvre et maintienne des procédures d'hygiène quotidiennes avant et pendant l'exploitation afin de prévenir la contamination directe ou la falsification de la viande. Elles vérifient également l'adéquation et l'efficacité des procédures opérationnelles standardisées en matière d'hygiène (SSOP), du plan HACCP et des programmes préalables dans les établissements d'abattage et de transformation des porcs.

Toutefois, comme cela a été observé dans les installations de découpe et de transformation de la viande, l'évaluation/le projet basé sur les risques de Taïwan, qui est utilisé par la TFDA et les autorités locales pour déterminer la fréquence des tâches d'inspection, ne tient pas pleinement compte des conditions réelles dans les établissements. Une approche plus globale est nécessaire pour éviter la répétition des cas de non-conformité, tels que les problèmes liés à l'entretien des bâtiments, à la ventilation et aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), qui ont été constatés lors de la visite sur place et relevés dans l'audit.

Conclusion

La CCA dispose d'un cadre de surveillance pour assurer la conformité et de voies de communication efficaces pour la mise en œuvre des contrôles officiels. Elle a également élaboré des procédures et des politiques pour la gestion des ressources humaines, l'abattage et la certification.

Toutefois, il a été noté que les inspections fondées sur les risques de la CCA, qui déterminent la fréquence des tâches d'inspection, ne tiennent pas suffisamment compte des conditions des établissements. En outre, elles ne démontrent pas que la priorité est accordée aux problèmes récurrents identifiés lors des inspections régulières et annuelles de l'APHIA et de la TFDA.

2.3. Cadre d'embauche et de formation

Le système d'inspection des viandes de Taïwan fonctionne dans un cadre structuré et collaboratif, principalement dirigé par l'APHIA et soutenu par la NAIF. Conformément à la loi sur l'industrie animale, l'APHIA charge la NAIF de recruter des inspecteurs vétérinaires des viandes (VMI) et des assistants d'inspection des viandes (MIA), de gérer les affaires administratives et d'organiser la formation du personnel. En octobre 2024, 667 personnes travaillaient dans les abattoirs, dont 235 VMI et 432 MIA. Ces professionnels opèrent dans le cadre d'une structure de gestion hiérarchique impliquant des agents vétérinaires de district, des vétérinaires responsables et des assistants d'inspection.

Pour obtenir le titre de vétérinaire, les candidats doivent être diplômés de l'une des cinq écoles vétérinaires de Taïwan, réussir l'examen national et obtenir un certificat de l'APHIA. Ils doivent également adhérer à une association vétérinaire locale pour obtenir une licence d'exercice. Conformément à la loi vétérinaire de 2021 et aux règlements de 2016 régissant l'enregistrement et la formation continue des vétérinaires, ceux-ci doivent obtenir au moins 120 crédits de formation continue tous les six ans, dans des domaines tels que la santé animale, la santé publique et la médecine vétérinaire. Les assistants non vétérinaires sont formés et certifiés par la NAIF et doivent assister aux inspections ante et post mortem sous supervision.

L'éducation et la formation sont essentielles pour maintenir la qualité des inspections. En collaboration avec l'ATRI, la NAIF organise des programmes de qualification et de formation en cours d'emploi pour les VMI et les MIA. Chaque année, plus de 20 sessions de formation sont organisées dans tout le pays. Un soutien au diagnostic pathologique est également fourni, avec plus de 1 050 échantillons analysés et plus de 50 sessions d'enseignement organisées chaque année. Les inspecteurs doivent également suivre au moins 6 heures de formation continue chaque année.

L'APHIA contrôle les performances des vétérinaires gouvernementaux en vérifiant leur travail (par exemple, les inspections ante mortem et post mortem basées sur les réglementations sanitaires en vigueur). Les dossiers de formation sont conservés au niveau des CCA. En outre, la TFDA soutient le système en proposant des formations sur la sécurité alimentaire, notamment les pratiques d'hygiène, la traçabilité et la gestion des laboratoires, tout en donnant accès à des outils d'apprentissage en ligne. De plus, les Centres taïwanais de contrôle des maladies contribuent au système par le biais de formations sur les enquêtes zoosanitaires, renforçant ainsi la préparation et l'expertise des équipes de prévention des épidémies de l'APHIA.

Lors de l'audit réalisé par l'ACIA, les auditeurs ont examiné les dossiers de formation et ont constaté que les employés de l'APHIA chargés de l'inspection dans les établissements audités avaient satisfait aux exigences en matière de formation. Une formation continue était offerte à tous les employés. L'APHIA évalue également les compétences de chaque employé après la formation. L'ACIA a examiné les plans de formation et les dossiers de formation des employés dans les établissements audités et les a jugés adéquats.

Conclusion

La CCA met en œuvre des programmes de formation efficaces, comprenant une formation continue et des évaluations des compétences. Les plans de formation et les dossiers des établissements audités ont été jugés adéquats.

2.4. Contrôles à l'exportation

Afin de garantir la sécurité, l'hygiène et la qualité des aliments, tous les aliments fabriqués, transformés, emballés, transportés, stockés, vendus, importés ou exportés à partir de Taïwan doivent être conformes à la loi sur la sécurité et l'hygiène alimentaires et aux réglementations connexes. Les aliments exportés doivent répondre aux exigences du pays importateur. Les produits d'origine animale exportés à partir de Taïwan doivent respecter les réglementations du pays de destination. En outre, le personnel alimentaire doit suivre une formation en matière d'hygiène dispensée par une autorité sanitaire compétente ou un établissement reconnu.

Conformément à la loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène, toute denrée alimentaire détériorée, toxique, contaminée par des substances nocives ou dont il est prouvé qu'elle provoque une intoxication alimentaire est interdite à la fabrication, à la transformation, à la vente, à l'importation ou à l'exportation. Les opérateurs du secteur alimentaire doivent s'assurer que leurs produits répondent aux normes fixées par la réglementation, et des inspections aléatoires menées par la TFDA et les autorités sanitaires locales contribuent à faire respecter ces règles.

Taïwan a mis en place un « système de certification conjoint » afin de garantir la sécurité et la qualité des produits à base de viande. Ce système implique une collaboration entre l'APHIA, la TFDA et des laboratoires certifiés. Cette approche multi-agences intègre la santé animale, les normes d'hygiène et les tests en laboratoire dans le cadre du processus d'inspection et de certification de la viande.

Le système d'exportation de viande de Taïwan est régi par un cadre systématique et multi-agences qui garantit la sécurité, l'hygiène et la traçabilité des produits carnés. L'APHIA joue un rôle central en supervisant la santé animale, en menant des programmes de surveillance et de contrôle des maladies et en effectuant des inspections de la viande afin de garantir l'état de santé des animaux utilisés pour la production de viande. La TFDA complète ces efforts en supervisant les conditions d'hygiène dans la transformation de la viande et en veillant au respect des bonnes pratiques d'hygiène (BPH) et des systèmes HACCP. Les laboratoires sont intégrés à ce système afin d'effectuer des tests microbiologiques et de résidus, vérifiant que les produits carnés répondent aux normes de sécurité et d'hygiène avant leur exportation.

Un processus de vérification étape par étape est appliqué dans la procédure opérationnelle standard (SOP) de Taïwan pour l'exportation de viande. Tout d'abord, la vérification de la source des matières premières garantit que les exploitations agricoles et les abattoirs respectent les réglementations en matière de santé animale et d'hygiène. Le contrôle des établissements désignés garantit que seules les installations agréées et certifiées pour l'exportation peuvent transformer les produits destinés à l'exportation. Les registres de production sont examinés afin de s'assurer que toutes les étapes de la transformation sont correctement documentées et conformes aux protocoles de sécurité alimentaire. En outre, les registres d'inspection sont examinés afin de vérifier les pratiques d'assainissement et l'hygiène opérationnelle.

Des mesures de surveillance renforcées sont mises en œuvre pour les demandeurs identifiés comme présentant un risque élevé, en raison d'une non-conformité antérieure ou d'autres préoccupations, notamment des inspections plus fréquentes et des exigences plus strictes en matière de documentation avant l'octroi de l'autorisation d'exportation. Une inspection sur place est effectuée afin de vérifier l'exactitude des registres et de s'assurer que l'étiquetage et la documentation sont corrects, confirmant ainsi l'éligibilité de l'expédition à l'exportation. Une fois pleinement satisfaite, l'APHIA délivre un certificat vétérinaire d'exportation. Si le pays importateur exige des conditions d'hygiène spécifiques, l'exploitant alimentaire doit demander à l'avance un certificat sanitaire. Conformément aux règles d'application de la loi régissant les vétérinaires, l'autorité compétente est tenue de tenir un registre de chaque certificat vétérinaire, qui comprend des détails tels que le numéro du certificat, la date de délivrance et les coordonnées. Si un certificat doit être remplacé, il doit être marqué comme « réémis » ou « remplacé » avec le numéro du certificat original.

Dans le cadre de l'audit, les auditeurs de l'ACIA se sont rendus à la succursale pour examiner le processus par lequel les documents sont préparés, révisés, signés et tamponnés par le vétérinaire de l'APHIA. La visite comprenait également un aperçu de l'inspection sur place visant à vérifier l'exactitude des registres et à s'assurer que l'étiquetage et la documentation des expéditions destinées à l'exportation sont corrects. L'agent chargé de la délivrance est responsable de confirmer que les produits répondent aux exigences réglementaires des pays importateurs. Il est suggéré à la CCA de suivre les procédures d'exportation énoncées dans les Procédures d'utilisation des certificats officiels d'inspection des viandes (OMIC).

Conclusion

La CCA a mis en place des contrôles à l'exportation et des procédures de certification afin de garantir que seules les viandes et les produits carnés éligibles sont exportés à partir d'établissements agréés qui répondent aux exigences des pays importateurs.

2.5. Contrôles à l'importation

La loi de 2019 sur la sécurité alimentaire et l'hygiène définit des procédures d'inspection systématiques pour les denrées alimentaires importées afin de garantir leur sécurité avant et après leur entrée sur le territoire. L'autorité centrale peut effectuer des inspections avant l'importation, lors d'audits sur place et lors du contrôle des déclarations des voyageurs. Les importateurs doivent demander une inspection à la TFDA au moins 15 jours avant l'entrée, en fournissant les détails du produit et les documents pertinents. L'administration douanière et d'autres agences supervisent les inspections sanitaires et phytosanitaires. Depuis 2013, le guichet unique des douanes portuaires permet la soumission électronique des documents douaniers et d'inspection afin de rationaliser le dédouanement.

Les inspections des produits sont effectuées par lots, avec analyse d'échantillons prélevés sur place, ou par lots sélectionnés au hasard sur la base d'un taux prédéterminé. Les modes d'inspection, déterminés par une évaluation des risques, comprennent le dédouanement des expéditions, qui peut être effectué selon l'une des trois méthodes suivantes : contournement, examen des documents ou examen des documents et inspection physique. La méthode est déterminée par des critères informatisés qui tiennent compte des caractéristiques du produit, de la réputation de l'importateur/exportateur, des taux de droits de douane et de l'origine. Les inspections physiques sont généralement basées sur les résultats de l'évaluation des risques, et les expéditions ne sont libérées par les douanes qu'après examen et certification des licences et certificats d'importation par les organismes de certification. Les produits qui ne satisfont pas aux inspections peuvent être renvoyés ou détruits. Si des produits provenant de la même origine échouent deux fois aux inspections en six mois, l'importateur doit présenter une explication et un plan d'amélioration. S'il y a trois échecs en six mois, le pays exportateur peut être tenu de fournir un plan d'action corrective.

Certains produits à haut risque (tels que la viande, les produits laitiers et les produits d'origine animale provenant de pays touchés par des maladies spécifiques) doivent faire l'objet d'inspections avant leur entrée sur le territoire. La TFDA évalue le système de sécurité alimentaire du pays exportateur, et les produits qui passent les inspections sont autorisés à entrer, tandis que les produits non conformes sont rejetés. Après leur entrée sur le territoire, les bureaux de santé locaux et la TFDA procèdent à des inspections aléatoires des usines de transformation, en se concentrant sur l'hygiène et le respect des normes de sécurité.

Le pays exportateur doit être exempt de maladies spécifiques telles que la fièvre aphteuse, la peste porcine africaine et la grippe aviaire pour les produits d'origine animale. Les importateurs doivent demander une quarantaine animale avant l'arrivée, en soumettant des certificats de quarantaine et d'autres documents pertinents. Après inspection, les envois conformes reçoivent un certificat vétérinaire, tandis que ceux qui ne sont pas conformes sont rejetés. Les succursales de l'APHIA gèrent ce processus et les registres sont conservés sous forme électronique.

Si, lors de l'inspection à l'importation, l'autorité sanitaire compétente constate des anomalies dans les conditions de transport ou soupçonne que le produit n'est pas propre à la consommation humaine, l'expédition de produits carnés est rejetée et les produits sont renvoyés ou détruits.

Conclusion

La CCA dispose de contrôles réglementaires bien établis pour l'importation de viande et de produits carnés, garantissant à la fois la sécurité alimentaire et le contrôle des maladies animales préoccupantes.

2.6. Cadre d'application

Conformément à la loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène, la CCA intervient lorsque des incidents importants liés à la sécurité alimentaire se produisent, sur la base de principes de précaution, d'évaluations des risques ou d'enquêtes épidémiologiques. Les principales mesures prises sont les suivantes :

  • réaliser des examens et des prélèvements sur des produits spécifiques
  • la suspension ou la restriction des opérations, de l'importation, de la fabrication et de la transformation des produits provenant des zones touchées
  • le retrait, le scellage, le rappel, le reconditionnement, la confiscation ou la destruction des produits dans les délais prescrits
  • imposer des sanctions, des amendes et des peines pénales en cas d'infraction
  • la mise en place d'un système de surveillance de la sécurité alimentaire fondé sur des preuves scientifiques

L'autorité compétente effectue des inspections actives, émet des alertes et enquête sur les incidents afin de garantir la conformité. Elle effectue également des tests, trace les matières premières, publie les résultats et exige des entreprises alimentaires qu'elles effectuent leurs propres tests.

L'application de la loi dans les abattoirs supervisés par l'APHIA est assurée conformément à la loi de 2021 sur les animaux. Les autorités locales sont responsables de l'application de la législation en matière de protection des animaux. L'APHIA effectue des visites sur place pour s'assurer que les abattoirs respectent les normes d'hygiène, d'équipement et d'exploitation. Le « Règlement sur l'abattage sans cruauté du bétail et de la volaille » vise à minimiser la souffrance des animaux pendant l'abattage et couvre des pratiques telles que la contention, l'étourdissement et la saignée. Les infractions, telles que les méthodes d'abattage inappropriées ou la mauvaise manipulation des carcasses condamnées, peuvent entraîner des amendes, des suspensions ou la révocation de l'enregistrement. L'APHIA collabore avec les autorités locales pour traiter les infractions, surveiller les mesures correctives et assurer le suivi nécessaire.

La mise en application de la loi dans les établissements de transformation, de découpe et d'entreposage frigorifique supervisés par la TFDA est assurée en partenariat avec les bureaux de santé locaux. Des inspections aléatoires des établissements de transformation sont effectuées afin de garantir le respect de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène. Tout manquement à cette loi entraîne des sanctions, et la TFDA peut informer les pays importateurs des produits concernés. La TFDA contrôle les usines de transformation de viande dans le cadre du programme d'inspection HACCP et donne la priorité aux fabricants à haut risque. Si des lacunes sont constatées, des mesures correctives sont exigées et les produits peuvent être rappelés ou détruits. La TFDA soutient également les exploitants du secteur alimentaire qui ont commis des infractions répétées en leur fournissant des conseils en matière de gestion de l'hygiène. Si les produits enfreignent les règles de sécurité, ils sont confisqués, détruits ou reconditionnés, et des mesures sont prises conformément à la loi. La TFDA informe également les pays importateurs des produits non conformes et facilite les mesures correctives par le biais de canaux de communication internationaux.

Comme l'a révélé l'audit effectué dans la succursale, l'APHIA et la TFDA communiquent avec la direction au sujet des non-conformités répétées que les exploitants ne résolvent pas.

Toutefois, la TFDA n'a pas établi de lignes directrices claires concernant les délais nécessaires à la mise en œuvre des mesures correctives.

Conclusion

L'autorité compétente dispose d'un cadre d'application solide et de l'autorité nécessaire pour superviser le système d'inspection des viandes. L'APHIA effectue des contrôles dans les abattoirs et la TFDA dans les usines de transformation. Cependant, il manque des directives claires concernant les délais nécessaires pour mettre en œuvre efficacement les mesures correctives.

2.7. Cadre de travail des laboratoires

La division Recherche et analyse de la TFDA joue un rôle crucial dans l'amélioration de la sécurité alimentaire en développant des méthodes d'analyse qui sont fournies aux bureaux de santé locaux et aux laboratoires privés à des fins d'inspection. La division organise également des cours de formation afin de former du personnel d'analyse professionnel et d'étendre les capacités d'analyse, et elle aide à analyser les produits illégaux et à traiter les cas imprévus en situation d'urgence.

Les principaux organismes de laboratoire à Taïwan sont l'Institut de recherche vétérinaire (VRI), qui se concentre sur le diagnostic des maladies animales, et l'Institut de recherche en technologie agricole (ATRI), spécialisé dans l'analyse des résidus chimiques et l'échantillonnage dans les exploitations agricoles et les abattoirs. La Fondation taïwanaise d'accréditation (TAF) , membre de l'ILAC et de l'APAC, est chargée d'accréditer les laboratoires qui répondent aux normes ISO/IEC 17025, garantissant ainsi la conformité de la qualité des tests de sécurité alimentaire.

Les laboratoires doivent suivre des méthodes reconnues au niveau international ou prescrites par le gouvernement et participer à des tests d'aptitude. En vertu de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène, les méthodes d'analyse sont prescrites par l'autorité compétente, des méthodes reconnues au niveau international étant utilisées lorsqu'il n'existe pas de méthodes spécifiques. Les laboratoires sous contrat avec la TFDA communiquent les résultats des analyses par voie électronique ou directement aux autorités. La TFDA accrédite à la fois les laboratoires gouvernementaux, gérés par les bureaux de santé locaux, et les laboratoires privés, souvent affiliés à des fondations gouvernementales. Ces laboratoires doivent respecter les normes ISO/IEC 17025 pour les tests microbiologiques et les tests de résidus chimiques. La formation continue du personnel de laboratoire, y compris la formation sur les médicaments vétérinaires, la biosécurité et le contrôle de la qualité, est assurée par l'ATRI, l'AHRI et les universités de l' . Ce système garantit que les tests restent de haute qualité, transparents et adaptés aux nouveaux problèmes de sécurité alimentaire.

Au Canada, les méthodes publiées dans le Compendium des méthodes d'analyse de Santé Canada (HCCAM) sont conçues pour répondre aux normes microbiologiques canadiennes. L'ACIA a examiné ces méthodes, notamment les tests de dépistage de Salmonella (MOHWM0025.01), de Listeria monocytogenes dans les aliments (MOHWM0029.00), Escherichia coli (MOHWM0023.02), Staphylococcus aureus (MOHWM0002.02), le dénombrement standard sur plaque (dénombrement aérobie sur plaque) (MOHWM0014.02) et les entérobactéries (MOHWM0028.00). Ces méthodes sont essentielles pour garantir la sécurité alimentaire et les normes d'analyse microbiologique. Il a été déterminé que ces méthodes ne sont pas reconnues comme équivalentes au Compendium des méthodes d'analyse de Santé Canada (CMAS).

Conclusion

La CCA dispose d'une infrastructure de laboratoire bien établie et fonctionnelle pour effectuer des tests microbiologiques et chimiques sur la viande et les produits carnés.

L'ACIA a examiné les versions des méthodes d'analyse microbiologique fournies par la CCA pour les principaux agents pathogènes et indicateurs, notamment Salmonella spp., Listeria monocytogenes, Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Enterobacteriaceae et le dénombrement standard sur plaque.

Il a été déterminé que ces méthodes ne sont pas reconnues comme équivalentes aux méthodes du Compendium des méthodes d'analyse de Santé Canada (HCCAM), à l'exception de celle pour les Enterobacteriaceae, qui est basée sur la méthode équivalente de l'ISO (ISO 21528-2: 2017). Il n'existe pas de détermination directe de l'équivalence par des études de validation des méthodes de référence standard du HCCAM par rapport aux méthodes d'autres juridictions (telles que les méthodes BAM de la FDA américaine). Par conséquent, l'absence de données sur les performances des méthodes (sensibilité, spécificité et taux de faux positifs et négatifs) empêche d'évaluer leur équivalence avec le HCCAM.

3. Contrôles ante mortem, manipulation sans cruauté et bien-être animal

3.1. Traçabilité et identification des animaux

L'industrie porcine à Taïwan est partiellement intégrée, ce qui se traduit par une chaîne d'approvisionnement en viande de porc solide qui implique les fabricants d'aliments pour animaux, les entreprises de médicaments vétérinaires, les éleveurs de porcs, les marchés aux enchères, les abattoirs, les transformateurs de viande et les détaillants. Certaines entreprises améliorent la qualité de leurs produits en intégrant certaines parties de la chaîne d'approvisionnement, selon deux modèles d'intégration principaux : le « modèle de fabrication d'aliments pour animaux », dans lequel les fabricants d'aliments pour animaux possèdent ou passent des contrats avec des élevages porcins et transportent les porcs vers les abattoirs et les transformateurs de viande, et le « modèle des entreprises alimentaires », dans lequel les entreprises alimentaires possèdent des abattoirs et des usines de transformation, ou recourent à l'agriculture contractuelle avec des normes privées telles que des aliments sans antibiotiques, des probiotiques et des pratiques de bien-être animal. Ces modèles permettent de produire des produits différenciés qui sont plus compétitifs en raison de l'accent mis sur la qualité et les normes éthiques.

Selon les règles d'application de 2013 de la loi sur l'industrie animale à Taïwan, toutes les exploitations agricoles doivent être enregistrées, les agriculteurs fournissant des informations détaillées telles que leurs coordonnées, l'emplacement de leur exploitation, les contrôles environnementaux et les types et nombres d'animaux. Les autorités municipales et départementales sont chargées de tenir à jour une liste d'enregistrement des exploitations agricoles. Taïwan a mis en place un système national de traçabilité de la viande qui permet de suivre la viande fraîche de porc, de bœuf, de chèvre et de volaille à l'aide d'un code unique de traçabilité à l'abattage. Ce système fournit des informations clés, telles que les dates d'abattage et l'origine des animaux ou de la volaille.

Sur les marchés aux enchères de porcs, les porcs sont tatoués d'un code de traçabilité à 8 chiffres, qui comprend des informations sur le marché aux enchères, l'abattoir et le numéro de lot. Les grossistes reçoivent un bon de commande avec le code et peuvent scanner le code QR (Quick Response code) sur l'étiquette du produit pour accéder à des informations détaillées sur la traçabilité, y compris l'exploitation d'origine. Les agriculteurs doivent présenter une déclaration sanitaire du bétail lorsque les animaux arrivent aux marchés aux enchères ou aux abattoirs. Le fait de ne pas fournir cette déclaration ou de soumettre des informations incomplètes peut entraîner des amendes.

Après inspection au marché aux enchères, les porcs sont marqués d'un code individuel et les données associées sont téléchargées dans le système de traçabilité. Les codes QR figurant sur les étiquettes des produits d'origine animale permettent aux consommateurs de scanner et d'identifier la ferme d'origine, à condition que les produits répondent aux certifications réglementaires applicables. Bien que Taïwan n'impose pas l'identification des animaux, les éleveurs peuvent utiliser volontairement des méthodes telles que l'entaillage des oreilles, le marquage auriculaire ou les tatouages numérotés pour assurer la traçabilité du bétail.

Lors de l'audit des établissements d'abattage de porcs, la CCA et les exploitants ont démontré l'efficacité de leurs pratiques d'identification des animaux. Cependant, si les animaux sont involontairement mélangés à d'autres lots pendant la mise en stabulation, il serait très difficile d'assurer une traçabilité complète depuis l'abattoir jusqu'aux fermes.

Conclusion

Des contrôles d'identification et de traçabilité des animaux sont en place pour répondre aux exigences réglementaires. Les éleveurs doivent fournir une déclaration sanitaire du bétail à l'arrivée des animaux aux marchés aux enchères ou aux abattoirs.

3.2. Inspection ante mortem

À Taïwan, les établissements d'abattage désignent des travailleurs expérimentés pour s'occuper du bétail pendant l'inspection ante mortem, conformément à la réglementation sur l'inspection des viandes. La CCA affecte le personnel chargé de l'inspection des viandes en fonction du calendrier de fonctionnement de l'abattoir. Le bétail doit être clairement étiqueté avec le nom de l'exploitation d'origine avant l'inspection ante mortem, et le propriétaire doit fournir une preuve d'origine, telle qu'une déclaration sanitaire pour le bétail.

Les inspecteurs vétérinaires de l'APHIA évaluent l'état de santé des animaux, vérifient la déclaration sanitaire et s'assurent que les documents nécessaires sont en règle avant l'abattage. Les inspecteurs non vétérinaires assistent les inspecteurs vétérinaires dans diverses tâches d'inspection sous leur supervision.

Comme prévu, l'inspection ante mortem est effectuée sur chaque lot et consignée dans le registre d'inspection des viandes. Une déclaration sanitaire du bétail est requise pour les inspections ante mortem. Le bétail présentant des signes de certaines maladies ou affections, notamment la fièvre aphteuse, la rage, la tuberculose et la peste porcine, doit être mis en quarantaine et faire l'objet d'une inspection plus approfondie. Tout bétail qui échoue à l'inspection ou qui est jugé malsain, y compris ceux présentant des résidus de substances nocives, ne doit pas être autorisé à poursuivre le processus, conformément à la réglementation. Le vétérinaire est chargé d'examiner les animaux suspects afin de déterminer s'ils peuvent être transformés.

Conclusion

Le vétérinaire de l'APHIA effectue l'inspection AM de tous les lots de porcs avant l'abattage. L'APHIA surveille également les animaux afin de s'assurer que les inspections AM sont effectuées pour chaque animal conformément à la directive de la CCA, en évaluant les animaux au repos et en mouvement, conformément aux lignes directrices canadiennes en matière d'examen ante mortem.

3.3. Manipulation sans cruauté et bien-être animal

La loi sur la protection des animaux (2021) et le règlement sur le transport et la gestion des animaux (2020) établissent des lignes directrices complètes visant à garantir le transport et l'abattage sans cruauté des animaux, en mettant l'accent sur le bien-être animal tout au long du processus. Les transporteurs chargés du chargement et du déchargement des animaux doivent suivre une formation dispensée par l'autorité compétente et passer un test de certification, valable trois ans. Cela permet de garantir que les animaux sont manipulés de manière sûre et humaine pendant le transport. Le personnel de transport doit fournir aux animaux un espace suffisant pour qu'ils puissent se tenir debout ou se coucher confortablement et veiller à ce qu'ils soient séparés en fonction de leur espèce, de leur âge, de leur poids et de leur état.

Les animaux qui ne peuvent pas se tenir debout ou qui ne sont pas aptes au transport doivent être séparés et transportés avec une attention particulière. En cas d'urgence, les animaux doivent être déplacés vers un endroit sûr et pris en charge de manière appropriée, avec notification aux autorités si nécessaire. Les conteneurs de transport doivent être solides, étanches, bien ventilés, propres et clairement identifiés, et être conçus de manière à réduire le stress des animaux. Pendant les transports longs, du personnel qualifié doit vérifier régulièrement les animaux, s'assurer qu'ils sont nourris et leur prodiguer les soins appropriés. Des registres détaillés doivent être tenus pour chaque transport, comprenant des informations sur le personnel, les durées de transport et tout incident. Dans les abattoirs, les animaux doivent se reposer pendant au moins 5 heures dans des enclos propres avant d'être abattus.

Les enclos et les allées doivent être exempts d'obstacles, avec des surfaces antidérapantes et de l'eau propre à disposition. Un étourdissement sans cruauté, notamment par électrocution ou à l'aide d'un pistolet à tige perforante, est obligatoire avant l'abattage. Les animaux qui ont des difficultés à marcher doivent être séparés et transportés à l'aide de dispositifs appropriés. Les inspecteurs des autorités locales veillent au respect des réglementations en matière d'abattage sans cruauté et de bien-être animal. Ils effectuent des inspections inopinées des abattoirs afin de contrôler la manière dont les animaux sont traités et de s'assurer que les pratiques appropriées sont respectées.

Les violations des normes de bien-être animal peuvent entraîner des sanctions, notamment des amendes ou des peines d'emprisonnement. Le gouvernement organise également des formations régulières pour le personnel des abattoirs afin de maintenir leurs compétences. Les abattoirs doivent tenir des registres détaillés des opérations de transport et d'abattage des animaux, et faire l'objet d'inspections continues afin de vérifier le respect des normes humanitaires. La réglementation garantit que les animaux sont transportés et abattus de manière à minimiser leur souffrance.

Comme l'a observé l'audit sur place, la zone de réception des animaux vivants présentait plusieurs problèmes, notamment une plaque tranchante aux bords pointus, des zones manquantes de revêtement antidérapant, un sol en ciment profondément rainuré dans l'étable et les enclos, qui faisait glisser les animaux, et des drains non couverts présentant un risque de blessure. Ces dangers entraînent des souffrances inutiles pour les animaux pendant le processus de déchargement, ce qui a également été observé par les agents du DAW sur place.

Dans un abattoir, le PCP ne prévoyait pas d'abreuvoir pour les porcs dans la grange et les enclos. L'exploitant a expliqué que les porcs recevaient des douches d'eau et pouvaient boire au sol.

L'employé responsable de l'exploitant n'a pas vérifié l'absence de réflexes ni confirmé l'inconscience avant de hisser les animaux. Cependant, lors de notre visite sur place, nous n'avons observé aucun animal souffrant, et les animaux semblaient être correctement étourdis avant la saignée.

De plus, comme nous l'avons observé sur place dans un abattoir, des PCP avaient été mises en place pour surveiller le bien-être des animaux et leur traitement sans cruauté à leur arrivée et dans les zones d'attente. Cependant, les PCP ne comportaient pas de liste de contrôle spécifique ni de fréquence de surveillance clairement définie. Une autre installation n'a pas démontré l'existence de PCP liées à la vérification de l'étourdissement, au bien-être des animaux ou à la surveillance du traitement sans cruauté.

De plus, les deux établissements ne disposaient pas de formation écrite pour le personnel sur la manipulation des animaux incapables de se déplacer, affaiblis ou couchés. Lors d'un entretien dans un établissement, il a été mentionné que si un porc arrivait avec une patte cassée, il pouvait être nécessaire de le garder toute la nuit, ce qui risquait de prolonger ses souffrances. Il n'existe aucune procédure établie pour examiner les animaux morts à leur arrivée. Selon la pratique actuelle, tout animal affaibli présenté à l'abattoir n'est soit pas déchargé et renvoyé à la ferme, soit transporté sur une charrette sans étourdissement, ce qui est contraire aux lignes directrices pour le traitement et la manipulation sans cruauté des animaux destinés à l'alimentation lors de l'abattage. Aucune procédure d'abattage d'urgence n'est décrite dans la PCP de l'exploitant.

Le vétérinaire officiel résident de l'APHIA n'a ni l'autorité ni le mandat d'imposer le respect du bien-être des animaux et d'effectuer des inspections en matière de traitement humain. D'après l'entrevue, si des problèmes sont constatés, ils sont signalés à la haute direction, ce qui n'est pas conforme à l'exigence quotidienne canadienne d'une surveillance continue du bien-être des animaux et du traitement humain du bétail.

La CCA ne dispose pas de politiques spécifiques en matière de bien-être animal qui garantissent l'atténuation de tous les risques pendant l'abattage, notamment des critères de performance, des procédures de surveillance, des protocoles de déviation et des procédures de vérification.

Conclusion

La CCA a mis en œuvre un programme pour le traitement sans cruauté, le contrôle du bien-être animal et la vérification et l'inspection officielles.

Les PCP des exploitants doivent renforcer les éléments clés, notamment la surveillance, les mesures correctives en cas de déviations récurrentes, les procédures de vérification, les critères de performance objectifs et les mesures d'auto-audit. Il n'existe aucune politique claire garantissant que les animaux compromis et inaptes, qui ne peuvent être abattus, soient euthanasiés rapidement et sans cruauté. Les animaux incapables de se déplacer sont déplacés alors qu'ils sont conscients, au lieu d'être euthanasiés ou étourdis sur place. En outre, il n'existe aucune formation écrite pour le personnel sur la manipulation des animaux incapables de se déplacer, compromis et inaptes à l' , ni aucune procédure pour examiner les animaux morts à leur arrivée.

La CCA doit optimiser ses politiques en matière de bien-être animal, y compris les critères de performance, la surveillance, les procédures de déviation et de vérification, afin d'atténuer les risques pour le bien-être animal pendant l'abattage.

Pour plus d'informations, consultez les lignes directrices pour le traitement et la manipulation sans cruauté des animaux destinés à l'alimentation lors de l'abattage.

4. Abattage et inspection post mortem

Le système d'inspection des viandes à Taïwan est structuré de manière à garantir une manipulation sûre et sans cruauté du bétail tout au long du processus d'abattage. Le nombre d'inspecteurs des viandes affectés à un abattoir est déterminé en fonction de facteurs tels que le volume, la vitesse et la durée de l'abattage. Les inspecteurs des viandes effectuent des inspections quotidiennes qui comprennent des contrôles avant l'opération, des inspections ante mortem (avant l'abattage) et des inspections post mortem (après l'abattage). Les agents de la branche APHIA sont chargés de fournir des notifications précoces concernant ces inspections.

Plusieurs documents sont conservés pendant les inspections post-mortem, tels que le registre d'inspection des viandes, le reçu des carcasses, abats et sang condamnés, et les registres d'inspection post-mortem, comme indiqué dans le règlement sur l'inspection des viandes. Le manuel de détermination et d'orientation en matière d'inspection des viandes est à la disposition des inspecteurs pour les aider dans leurs tâches. Les établissements d'abattage désignent des travailleurs qualifiés et expérimentés pour aider les inspecteurs des viandes, en particulier dans la gestion des défauts des carcasses et des abats. Ces travailleurs doivent suivre les instructions de l'inspecteur vétérinaire des viandes pendant les inspections. La réglementation en matière d'abattage exige une manipulation appropriée des carcasses et des abats afin d'éviter toute contamination. Les carcasses dépouillées ne doivent pas entrer en contact avec la peau détachée, et les carcasses ne doivent pas être rincées avant l'inspection post-mortem une fois que la cavité corporelle ou la tête a été coupée. La séparation des carcasses et des viscères est essentielle pour éviter toute contamination croisée. L'équipement utilisé sur les animaux suspects ou retenus doit être nettoyé à l'eau chaude à 83 °C ou plus.

La carcasse et les viscères sont inspectés, et seules les carcasses qui passent l'inspection reçoivent la mention « INSPECTÉ ET APPROUVÉ ». Celles qui échouent doivent être éliminées conformément aux exigences réglementaires. La viande rejetée en raison d'une maladie ou d'une contamination est éliminée et écartée de la chaîne alimentaire. Les opérateurs utilisent des conteneurs marqués pour les carcasses condamnées et tiennent des registres d'élimination, qui comprennent la date, la quantité et la raison de l'élimination.

Sous la supervision d'un inspecteur vétérinaire, un assistant d'inspection des viandes participe aux différentes étapes de l'inspection. Une condamnation partielle est prononcée en cas de lésions localisées résultant d'infections telles que la brucellose ou la tuberculose, de traumatismes, d'abcès ou de contamination. La carcasse ou les viscères sont jugés impropres à la consommation si la partie affectée ne peut être retirée.

Des politiques de tolérance zéro en matière de contamination sont appliquées afin d'éviter toute contamination croisée entre les produits comestibles et non comestibles. Des mesures sont prises pour garantir que les produits non comestibles, tels que les abats contaminés, soient séparés de la viande comestible, stockés dans des zones distinctes et manipulés conformément aux pratiques d'hygiène appropriées.

Des contrôles visant à détecter la présence de Trichinella spiralis sont mis en place pour la viande de porc destinée à l'exportation, en particulier vers des pays comme Singapour. Au niveau national, les tests de dépistage de Trichinella spiralis dans les abattoirs de porcs ne sont pas obligatoires.

L'inspection PM est enregistrée, ce qui comprend le numéro de condamnation et le type de condamnation (totale), ou la carcasse rejetée ou la condamnation partielle, qui est sous contrôle d'inspection, et la partie parée est condamnée.

Tel qu'il est contrôlé dans les abattoirs, le système d'inspection des viandes comprend des procédures d'inspection post-mortem, une manipulation minutieuse des produits non comestibles et des contrôles adéquats en matière de sécurité alimentaire. Ce système vise à maintenir des normes d'hygiène élevées et à garantir que seuls des produits carnés sûrs et sains entrent dans la chaîne d'approvisionnement. Cependant, certaines lacunes existent dans la documentation des inspections post-mortem spécifiques. Les carcasses ne sont pas fendues au niveau de la colonne vertébrale, ce qui rend difficile la visualisation de l'intérieur de la cavité abdominale et thoracique pendant le processus d'inspection pour les contrôles pathologiques et de tolérance zéro, ainsi que la réalisation d'une inspection visuelle de la surface vertébrale coupée conformément aux procédures canadiennes d'évaluation post mortem.

L'inspection des carcasses est effectuée à mi-parcours du processus, ce qui empêche de procéder à une inspection finale de chaque carcasse afin de s'assurer que toutes les carcasses présentant des anomalies pathologiques ou contaminées par des matières fécales ou des résidus alimentaires sont retirées avant l'approbation finale et l'étape de lavage des carcasses.

Conclusion

La CCA effectue l'inspection post mortem sous la supervision d'un vétérinaire officiel. Cependant, le processus d'inspection post mortem présente des lacunes, notamment le fait de ne pas fendre les carcasses au niveau de la colonne vertébrale, ce qui empêche une bonne visualisation des cavités abdominale et thoracique et empêche l'inspection des surfaces vertébrales coupées. Le fait d'effectuer l'inspection finale à mi-parcours empêche de vérifier chaque carcasse avant l'approbation finale et l'étape de lavage. De plus, aucune surveillance ni aucun test ne sont requis pour Trichinella spiralis au niveau national.

5. Contrôles de transformation

5.1. Contrôles de létalité

Les produits prêts à consommer sont des aliments destinés à être consommés immédiatement, ne nécessitant aucune cuisson ou transformation supplémentaire pour éliminer les micro-organismes nuisibles. La limite spécifiée pour Listeria monocytogenes dans les produits carnés prêts à consommer est de 100 UFC/g (ml). Les produits porcins traités thermiquement et conservables à température ambiante dans des contenants hermétiquement fermés ne sont pas soumis aux tests post-létalité et aux exigences relatives à Listeria et n'ont pas été évalués ni audités.

Les bonnes pratiques d'hygiène alimentaire établissent des lignes directrices pour garantir la sécurité et l'hygiène pendant la fabrication des aliments, en mettant l'accent sur le contrôle de facteurs tels que la température, l'humidité, le pH et le temps afin de prévenir la contamination. Dans l'industrie de la viande en conserve à faible acidité, des réglementations strictes régissent la stérilisation, le scellage et la qualité des contenants. La stérilité commerciale est obtenue par la chaleur ou des produits chimiques, ce qui garantit que les produits peuvent être conservés en toute sécurité à température ambiante sans croissance microbienne. La valeur de stérilisation (>F0) mesure le traitement thermique nécessaire pour détruire les micro-organismes nuisibles dans les aliments à faible acidité et acidifiés transformés dans des conteneurs hermétiquement fermés. Les opérateurs ont validé les processus de stérilisation, y compris les tests d'incubation, afin de confirmer l'efficacité et l'intégrité du processus. Les sachets de stérilisation sont inspectés avant et après le remplissage afin de garantir leur intégrité, et les matériaux d'emballage sont soumis à un contrôle qualité strict. Des mesures sont prises pour garantir la sécurité et la qualité à long terme des produits carnés, en les protégeant de toute contamination pendant les processus de transformation, d'emballage, de stockage et d'expédition.

Les exploitants utilisent des sachets à stériliser qui répondent aux normes établies par la TFDA. Comme observé, les exploitants effectuent des contrôles visuels pour s'assurer que le scellage est complet après le remplissage. Cependant, les auditeurs n'ont pas observé de PCP complet concernant les divers défauts pouvant survenir pendant le processus de scellage, comme indiqué dans le manuel des défauts des sachets souples stérilisables de l'ACIA. En outre, l'ACIA souhaite que les exploitants renforcent leur PCP en effectuant des tests sur des sachets remplis et en lançant des tests de gaz résiduel. L'exploitant doit suivre les directives canadiennes relatives aux exigences en matière de Stérilisation commerciale d'aliments peu acides dans des récipients hermétiquement scellés : systèmes de stérilisation par autoclave.

Lors de la visite sur place, les auditeurs ont constaté que les exploitants n'élaboraient et ne mettaient pas systématiquement en œuvre des procédures écrites complètes pour surveiller la température et le temps de refroidissement pendant la transformation des produits de porc traités thermiquement et stables à température ambiante.

Conclusion

Les exploitants ont démontré l'efficacité des étapes de cuisson, y compris la stérilisation et le remplissage à chaud des produits. Des contrôles adéquats sont en place et les points de contrôle critiques sont maintenus de manière cohérente. Toutefois, des améliorations sont nécessaires en matière de documentation et d'enregistrement des données relatives au temps et à la température afin de mieux soutenir les contrôles microbiologiques pendant la transformation des produits traités thermiquement et scellés hermétiquement, conformément aux exigences canadiennes sur les contrôles préventifs pour le refroidissement des produits de viande traités à la chaleur. En outre, les exploitants doivent renforcer les PCP en se conformant à :

5.2. Contrôles antimicrobiens

Taïwan tient à jour une liste des antimicrobiens autorisés sur les produits carnés et les surfaces en contact avec les aliments, conformément à l'article 5 de la loi régissant la sécurité et l'hygiène alimentaires. L'autorité compétente à tous les niveaux doit mettre en place un système de surveillance de l'hygiène et de la sécurité alimentaires fondé sur des preuves scientifiques. Les exploitants utilisent des adjuvants antimicrobiens, tels que le chlore, pour réduire la contamination microbiologique à la surface des carcasses, demi-carcasses ou quartiers dans la salle d'éviscération avant leur entrée dans les chambres froides. Une solution d'hypochlorite de sodium a été diluée pour pulvériser les carcasses à des fins de désinfection, avec une concentration en chlore de 40 +/- 10 ppm.

Lors de la visite sur place, les auditeurs ont observé que les exploitants avaient élaboré et mis en œuvre des plans préventifs pour l'utilisation d'antimicrobiens (solution d'hypochlorite de sodium) jusqu'à 40-50 ppm sous forme diluée. La concentration d'antimicrobiens sur les carcasses et les morceaux était mesurée quotidiennement, surveillée et vérifiée par titrage via des points de contrôle. La concentration admissible sur les carcasses de viande rouge est conforme aux limites canadiennes admissibles décrites dans le document « Utilisation d'auxiliaires antimicrobiens dans la transformation des aliments à base de viande rouge et de viande de volaille pour lesquels Santé Canada n'a émis aucune objection ». Apprenez-en davantage sur les Agents technologiques antimicrobiens.

Conclusion

La CCA et les exploitants surveillent et contrôlent les concentrations d'antimicrobiens dans les carcasses de porc et leurs parties.

5.3. Contrôles de la réfrigération, du refroidissement et de la congélation

Conformément à l'article 8 des normes d'établissement pour les abattoirs, les installations de réfrigération doivent être en mesure de ramener la température à cœur des carcasses à 5 °C dans les 18 heures suivant l'abattage.

  • Les installations d'entreposage frigorifique doivent être en mesure de maintenir la température à cœur des produits entre 4 °C et 2 °C lorsqu'elles sont à pleine capacité.
  • Les installations de stockage congelé doivent être en mesure de maintenir le produit à -18 °C.

D'après l'audit, les exigences en matière de température ont été respectées et documentées, y compris le refroidissement continu, garantissant une baisse régulière de la température des carcasses afin de respecter les normes.

Conclusion

CCA a mis en place les contrôles de réfrigération et de congélation requis pour le contrôle de la température lors de l'abattage et de la transformation. Les exploitants élaborent, mettent en œuvre et surveillent un programme de refroidissement conforme pour chaque type de produit, conformément aux exigences canadiennes pour la réfrigération des produits de viande rouge.

5.4. Programme de contrôle de la teneur en eau retenue

Les produits de viande de porc crus à ingrédient unique qui retiennent de l'eau provenant de la transformation post-éviscération au-delà de l'humidité naturelle sont soumis à la réglementation sur la rétention d'eau. Au Canada, les exploitants sont tenus d'élaborer et de mettre en œuvre des programmes de contrôle de la rétention d'eau provenant des carcasses et des morceaux, conformément à la réglementation canadienne.

L'ACIA a constaté qu'aucun des établissements audités n'avait mis en œuvre un programme validé de contrôle de la rétention d'eau pour les carcasses, les morceaux et les abats dans les établissements d'abattage de viande rouge. La CCA n'est pas tenue de vérifier le programme de contrôle de la rétention d'eau des exploitants dans les établissements d'abattage.

Conclusion

Les exploitants ne mettent pas en œuvre chaque année des programmes validés de contrôle de la rétention d'eau, et le programme de rétention d'eau n'est pas non plus vérifié par l'ACC, comme l'exigent les programmes de contrôle canadiens : rétention d'eau dans les produits comestibles à base de viande rouge crue.

5.5. Programme sur le contrôle des allergènes

Conformément au Règlement sur l'étiquetage des allergènes alimentaires, les produits alimentaires préemballés contenant les substances suivantes, qui provoquent une réaction allergique chez les personnes sensibles, doivent être étiquetés avec les informations d'avertissement pour les allergènes suivants :

  • crustacés et produits dérivés
  • mangues et produits dérivés
  • les arachides et leurs produits dérivés
  • lait, lait de chèvre et produits dérivés (à l'exception du lactitol dérivé du lait et du lait de chèvre)
  • œufs et produits dérivés
  • noix et produits dérivés
  • sésame et ses dérivés
  • céréales contenant du gluten et leurs dérivés (à l'exception du sirop de glucose, de la maltodextrine et de l'alcool produit à partir de céréales)
  • soja et produits dérivés (à l'exception de l'huile (graisse) de soja hautement raffinée ou purifiée, des tocophérols et de leurs dérivés, des phytostérols et des esters de phytostérols)
  • poisson et produits à base de poisson (à l'exception de la gélatine de poisson utilisée comme support pour les préparations à base de vitamines ou de caroténoïdes ; gélatine de poisson utilisée comme agent de clarification dans l'alcool)
  • les sulfites, etc., à des concentrations égales ou supérieures à 10 mg/kg de SO2 total, qui doivent être calculées pour les produits finaux

L'exploitant est responsable de l'élaboration et de la mise en œuvre de programmes écrits de contrôle des allergènes dans les établissements d'abattage et de transformation de la viande de porc, conformément aux exigences canadiennes. Les agents de la TFDA vérifient la mise en œuvre du programme de contrôle des allergènes.

L'ACIA a vérifié que les établissements audités ont élaboré et mis en œuvre le programme de contrôle des allergènes. L'établissement de transformation de la viande a également élaboré et mis en œuvre un programme écrit de contrôle des allergènes qui inclut tous les allergènes prioritaires au Canada, à l'exception de la moutarde. Les PCP des établissements de transformation présentaient des lacunes en matière de séparation claire entre les ingrédients allergènes et non allergènes, ainsi qu'un stockage inadéquat des cuillères, ce qui augmente le risque de contamination croisée. Des protocoles stricts de séparation et de stockage des ingrédients sont essentiels pour garantir la sécurité des produits et protéger les personnes allergiques.

Conclusion

Des contrôles sont en place pour les allergènes domestiques. Taïwan a les mêmes allergènes que les allergènes prioritaires canadiens, à l'exception de la moutarde. Des lacunes ont été identifiées dans les PCP des exploitants pour les allergènes dans les établissements de transformation, qui présentaient un risque de contamination croisée.

6. Plans de contrôle préventif

Les réglementations régissant les abattoirs et la sécurité alimentaire à Taïwan sont décrites dans plusieurs normes clés, telles que les normes de 1999 relatives aux abattoirs, les réglementations de 2020 relatives aux opérations d'abattage et les réglementations de 2014 relatives aux bonnes pratiques d'hygiène alimentaire. Ces réglementations fournissent des directives détaillées dans plusieurs domaines liés aux opérations des abattoirs afin de garantir la sécurité et l'hygiène alimentaires.

Les opérations et les installations des abattoirs doivent respecter des exigences strictes. Les installations destinées aux animaux vivants doivent disposer d'enclos propres, de sols antidérapants, d'un espace suffisant, d'eau propre et d'aires de repos désignées pour les animaux. Les allées doivent être conçues de manière à minimiser les risques de blessures et à faciliter les mouvements naturels des animaux. Les mesures de lutte contre les nuisibles doivent être efficaces, avec des contrôles réguliers des dispositifs et des registres d'entretien conservés pendant au moins un an. Les pratiques d'hygiène comprennent le stockage approprié des produits chimiques, les inspections préalables à l'exploitation par les inspecteurs des viandes et le nettoyage régulier des équipements. Les outils et machines de découpe en contact direct avec les carcasses doivent être désinfectés fréquemment, et une salle de nettoyage désignée est requise. Les normes d'entretien des équipements et des bâtiments spécifient que les installations doivent avoir des surfaces lisses et faciles à nettoyer, un éclairage adéquat (avec des zones de travail nécessitant plus de 200 lux) et des systèmes de ventilation et de drainage bien entretenus. Les appareils de mesure de la température et de la pression doivent être calibrés régulièrement, et toutes les machines utilisées sur les carcasses doivent être nettoyées et désinfectées après utilisation.

En vertu de la loi sur la gestion de l'eau potable, l'eau utilisée dans les opérations d'abattage et de transformation doit répondre à des normes microbiologiques, chimiques et physiques strictes. L'eau utilisée pour le nettoyage des carcasses et des équipements doit respecter les limites de contamination pour l'arsenic, le plomb et le cadmium. Des tests et un entretien réguliers du système d'alimentation en eau sont obligatoires afin de garantir un approvisionnement en eau sûr et hygiénique pour tous les besoins opérationnels.

L'hygiène et la formation du personnel sont essentielles pour maintenir la sécurité alimentaire. Les travailleurs doivent suivre des protocoles rigoureux avant d'entrer dans les zones opérationnelles, notamment en enfilant des vêtements et des bottes de travail désignés. Les effets personnels ne sont pas autorisés dans les zones de travail, et il est strictement interdit de fumer et de manger. Les employés sont tenus de se soumettre à des contrôles de santé réguliers et de suivre une formation continue en matière de sécurité alimentaire.

Les procédures de traçabilité et de rappel garantissent la sécurité des produits carnés. Les entreprises doivent tenir des registres permettant la traçabilité des matières premières, des produits semi-finis et des produits finis. Si une contamination est détectée, la production doit être arrêtée et les produits concernés doivent être rappelés. Des contrôles sont mis en place pour prévenir la contamination croisée et la falsification des produits, garantissant ainsi l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Les réglementations en matière d'emballage et d'étiquetage exigent que les produits alimentaires soient marqués avec le nom du produit, les ingrédients, le poids net et la date de péremption, conformément aux exigences en matière de sécurité alimentaire, y compris le système de contrôle de la sécurité alimentaire et les exigences de traçabilité pour les aliments et les produits connexes, ainsi que les procédures de rappel et de destruction des produits non conformes afin de garantir la protection des consommateurs et le respect de la réglementation.

Les zones de stockage des produits bruts et finis sont séparées et contrôlées en température afin de garantir des conditions optimales pour le transport et les opérations d'entreposage. Les carcasses sont transportées dans des véhicules propres et hygiéniques, équipés de dispositifs de suivi de la température. Les produits sont protégés contre les changements de température extrêmes et la contamination pendant le transport.

Enfin, les abattoirs doivent obtenir la certification HACCP, qui consiste à identifier et à contrôler les risques liés à la sécurité alimentaire grâce à un plan structuré. Cela comprend l'analyse des risques, les points de contrôle critiques, la surveillance, les mesures correctives et les audits annuels afin de garantir le respect continu des réglementations en matière de sécurité alimentaire. La certification HACCP doit être révisée régulièrement afin de garantir le respect continu des normes de gestion de la sécurité alimentaire.

Ces réglementations exhaustives sont conçues pour garantir que les abattoirs fonctionnent dans un environnement hygiénique et contrôlé, en minimisant les risques de contamination et en garantissant la sécurité des produits carnés destinés aux marchés nationaux et internationaux. Elles mettent l'accent sur l'hygiène, l'entretien des équipements, la qualité de l'eau, le comportement du personnel et la traçabilité afin de protéger les consommateurs et l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Les auditeurs de l'ACIA ont constaté des lacunes répétitives liées à la mise en œuvre de divers éléments des programmes préalables dans les établissements d'abattage audités. Des lacunes ont été observées dans l'entretien des bâtiments et des équipements, telles que l'accumulation de graisse, la rouille sur les rails et les structures suspendues au-dessus des produits carnés exposés. La présence de condensation sur les structures suspendues, telles que les rails, les unités de ventilation et les plafonds, a été observée à divers endroits dans tous les établissements. Des dommages systémiques aux planchers, aux bordures en ciment et aux cadres de porte avec des joints de calfeutrage lâches ont été constatés. Lors des audits effectués dans les deux abattoirs, de la condensation a été observée dans les chambres froides au-dessus des produits.

Le personnel d'inspection local sur place (APHIA) ne visite pas régulièrement cette partie des chambres froides, car elle ne relève pas de la compétence de l'APHIA. Les inspections sont plutôt menées de manière e par la TFDA par l'intermédiaire de ses inspecteurs locaux. Cependant, il semble que les problèmes dans ce domaine persistent, les exploitants n'ayant pris que très peu de mesures correctives proactives, immédiates, à court ou à long terme.

Selon l'audit, les exploitants ont mis en œuvre leurs programmes HACCP et préalables écrits dans les zones d'abattage, de découpe de la viande et d'entreposage frigorifique. Les exploitants ont conservé des procédures opérationnelles normalisées (PON) écrites pour les activités sanitaires quotidiennes et les registres d'hygiène à tenir avant et pendant la production. Les auditeurs de l'ACIA ont procédé à un examen préopérationnel de l'hygiène dans un établissement audité, qui a révélé des problèmes systémiques de propreté et d'entretien, notamment une accumulation systématique de débris, le fait de ne pas avoir remarqué l'accumulation de débris et de graisse sur la lame de la scie à carcasse et sur les rouleaux de la machine à écorcher, des cuves d'immersion à eau chaude remplies en dessous du niveau requis pour désinfecter les couteaux entre les animaux, le placement inadéquat des couteaux et des fusils à aiguiser près de l'équipement de dépouillement, et des bacs à abats et des surfaces de découpe sales. Ces constatations importantes ont échappé à l'exploitant et au CCA, ce qui a empêché de procéder à une inspection préopérationnelle systématique et rigoureuse. L'une des constatations a révélé une stérilisation inadéquate des couteaux. Lors de l'inspection préopérationnelle, le VMIC a indiqué qu'il avait soulevé cette question à plusieurs reprises auprès de la direction de l'établissement, mais que des mesures correctives n'avaient pas été prises. Cela reflète l'incapacité des exploitants à mettre en œuvre des mesures préventives et proactives.

Cette négligence des éléments essentiels compromet les normes d'hygiène et de sécurité, soulignant la nécessité d'inspections préopératoires plus approfondies et plus cohérentes.

En outre, un audit sur site dans un abattoir a révélé plusieurs problèmes liés aux processus de surveillance et de documentation, notamment des registres incohérents, l'absence de mesures correctives, des listes de contrôle incomplètes et l'absence de vérification et de documentation des points de contrôle critiques.

L'audit a également fait état de lacunes dans la mise en œuvre des BPF. Citons par exemple des conteneurs de produits carnés avec revêtement en plastique entreposés près du sol de production, des emballages ouverts contenant des produits carnés exposés et des cartons ouverts endommagés dans les zones de transformation et de stockage frigorifique.

Conclusion

Les programmes préalables ne sont pas mis en œuvre de manière adéquate. Les auditeurs de l'ACIA ont identifié de nombreux problèmes récurrents dans la mise en œuvre du système HACCP et des contrôles préalables. Il s'agit notamment de problèmes liés à l'entretien des bâtiments et des équipements, aux BPF et au contrôle de la ventilation.

Ces constatations répétitives soulignent l'importance de remédier aux lacunes systémiques afin de garantir des procédures de sécurité alimentaire solides et la conformité réglementaire conformément aux exigences canadiennes pour le plan de contrôle préventif pour les entreprises alimentaires.

En outre, il est possible de rationaliser l'inspection sanitaire préalable à l'exploitation afin de garantir la réalisation d'une inspection systématique.

7. Contrôles microbiologiques

Conformément à la loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène, les autorités compétentes doivent mettre en place un système de surveillance de la sécurité alimentaire et de l'hygiène. Ce système vise à garantir la sécurité et l'hygiène des aliments tout au long de leurs processus de production et de distribution à Taïwan.

7.1. Plan officiel d'échantillonnage microbiologique

L'APHIA inclut des agents pathogènes tels que Salmonella spp., Campylobacter jejuni et Listeria monocytogenes dans l'échantillonnage microbiologique dans les abattoirs, conformément aux dispositions du règlement sur les opérations d'abattage. L'APHIA charge l'ATRI de surveiller les micro-organismes présents dans les carcasses dans les abattoirs, ce qui est effectué chaque année.

L'APHIA collabore avec l'Institut de recherche en technologie agricole (ATRI) pour la surveillance microbiologique annuelle dans les abattoirs, en se concentrant sur Salmonella spp., Campylobacter jejuni et Listeria monocytogenes. Les directives et les registres d'échantillonnage sont fournis avec le kit d'échantillonnage. Un programme structuré d'échantillonnage et de surveillance est mis en œuvre dans les abattoirs afin de garantir la sécurité microbiologique. La taille de l'échantillon est déterminée à l'aide d'une analyse statistique, en fixant un niveau de confiance de 97 à 99 % et un intervalle de confiance de ± 5 %, ce qui nécessite plus de 1 200 échantillons par an. La répartition des échantillons entre les abattoirs a été basée sur leur volume d'abattage, avec des objectifs mensuels calculés en conséquence. Tous les abattoirs de Taïwan sont tenus de prélever des échantillons chaque année, au moins une fois par an.

La TFDA et les bureaux locaux de santé effectuent régulièrement des tests microbiologiques sur les produits alimentaires prêts à consommer dans les établissements de transformation, afin de garantir leur conformité avec la norme sanitaire relative aux micro-organismes dans les aliments. Les tests portent sur des micro-organismes tels que Listeria monocytogenes, Salmonella spp. et Staphylococcus aureus. Tous les résultats des tests doivent respecter les normes prescrites. L'annexe à la norme sanitaire décrit les plans d'échantillonnage et les critères microbiologiques applicables à certains produits carnés prêts à consommer.

Afin de garantir la sécurité des produits alimentaires prêts à consommer, la TFDA effectue régulièrement des tests microbiologiques après la mise sur le marché, en collaboration avec les bureaux locaux de santé. Ce programme de surveillance se concentre sur la détection des principaux agents pathogènes d'origine alimentaire, notamment Listeria monocytogenes, Salmonella et Staphylococcus aureus, qui sont connus pour présenter des risques sanitaires importants s'ils sont présents au-delà des limites réglementaires.

Lorsque les résultats des tests microbiologiques dépassent les niveaux autorisés, des mesures coercitives strictes sont prises en vertu de l'article 52 de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène. Les produits non conformes ou fabriqués à partir d'ingrédients contaminés doivent être confisqués et détruits par les autorités municipales ou départementales compétentes afin d'empêcher leur mise à la consommation.

Outre le retrait des produits, les établissements ou les vendeurs concernés doivent mettre en œuvre des mesures correctives pour s'attaquer aux causes profondes de la contamination et éviter qu'elle ne se reproduise. Ces mesures correctives peuvent impliquer la révision des protocoles d'hygiène, la formation du personnel ou l'amélioration des processus d'hygiène. Les autorités compétentes sont chargées d'effectuer des inspections de suivi afin de s'assurer que les mesures correctives ont été mises en œuvre de manière efficace et que l'établissement respecte les réglementations en matière de sécurité alimentaire. Cette approche globale contribue à protéger la santé publique et renforce la responsabilité de la chaîne de production et de distribution alimentaire.

Si un établissement de transformation enfreint les normes microbiologiques, le bureau local de santé informe l'exploitant alimentaire de la non-conformité, qui est enregistrée dans le système de gestion et de distribution des produits (PMDS) pour examen par la TFDA. L'exploitant alimentaire doit apporter des améliorations dans un délai déterminé, et des inspections de suivi sont effectuées pour s'assurer de la conformité. Si l'infraction n'est pas corrigée, une amende peut être infligée en vertu de la « loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène ». Les entreprises alimentaires doivent s'assurer que chaque lot de produits finis répond aux normes de qualité et mettre en place des mesures correctives en cas d'écarts. Si des produits frelatés sont fabriqués, l'exploitant doit cesser la fabrication, rappeler les produits et le signaler aux autorités tout en conservant les registres correspondants à des fins de traçabilité.

7.2. Plans d'échantillonnage des exploitants

L'exploitant doit élaborer et mettre en œuvre des activités de surveillance et des plans d'échantillonnage pour les E. coli génériques afin d'évaluer l'hygiène du processus de manipulation des aliments. Chaque échantillonnage consiste à évaluer les zones où la viande et les produits carnés comestibles sont manipulés, ainsi que les surfaces des équipements et des ustensiles, en mettant l'accent sur le personnel, en particulier dans les zones de transformation.

L'échantillonnage environnemental vise à évaluer l'efficacité de la désinfection et du nettoyage, servant de critère pour la vérification du contrôle des processus et l'échantillonnage de l'eau utilisée dans les opérations d'abattage et de transformation. Des mesures correctives sont prises si nécessaire pour les échantillons dont les résultats ne sont pas conformes, conformément aux micro-organismes décrits dans le programme de vérification microbiologique.

Le plan d'échantillonnage de l'exploitant pour les carcasses et les morceaux de viande comprend l'E. coli générique afin d'évaluer la propreté, l'efficacité de la désinfection et l'indicateur de vérification du contrôle des processus.

Comme l'a révélé l'audit, la CCA et les exploitants respectent les plans microbiologiques et contrôlent de manière adéquate la combinaison temps/température dans l'étape de létalité/chaleur et les programmes de vérification microbiologique. L'ACIA n'a pas examiné les contrôles microbiologiques mis en œuvre par l'exploitant concernant les produits prêts à consommer, car cet audit n'a évalué que les produits traités thermiquement et stables à température ambiante.

Conclusion

La CCA et les exploitants effectuent des prélèvements et des tests microbiologiques dans les établissements d'abattage et de transformation.

8. Contrôles des résidus chimiques

L'APHIA met en œuvre des programmes de surveillance de l'utilisation des médicaments vétérinaires chez les animaux destinés à l'alimentation et applique des sanctions aux contrevenants conformément aux lois en vigueur. Les inspecteurs des médicaments des LADIAs ou de la NAIF enquêtent sur l'utilisation des médicaments dans les élevages de bétail et de volaille, et prélèvent des échantillons de sérum et de poils de porcs pour effectuer des tests de résidus chimiques. Les programmes visent à renforcer la surveillance de l'utilisation des médicaments vétérinaires et les systèmes de sécurité et d'hygiène pour les produits d'origine animale.

Cette norme est établie conformément à l'article 15 de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène. Elle définit les exigences relatives à l'analyse des résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments, précisant que ces analyses doivent se concentrer sur les résidus marqueurs, y compris le médicament d'origine et ses métabolites significatifs. Les limites de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments doivent être conformes au tableau des limites spécifiées. Les médicaments vétérinaires qui ne figurent pas dans ce tableau ne sont pas autorisés dans les produits alimentaires.

La NAIF supervise les inspections officielles de la viande dans les abattoirs et met en œuvre les programmes gouvernementaux de dépistage des résidus de médicaments. Cependant, aucun échantillonnage ciblé des animaux suspects n'est effectué dans les abattoirs à Taïwan. La surveillance préalable à la mise sur le marché comprend le prélèvement d'échantillons de sérum dans les exploitations agricoles, les marchés aux enchères et les abattoirs afin de détecter la présence de résidus, conformément à la norme ISO/IEC 17025, dans les laboratoires accrédités de la NAIF. Le programme de surveillance tient compte de facteurs de risque tels que les antécédents de conformité, le volume de consommation et les préoccupations de santé publique.

Le contrôle des médicaments vétérinaires et des résidus dans les aliments implique une approche coordonnée en plusieurs étapes, dirigée par le MOA et la TDFA. Le MOA est chargé de formuler la loi sur le contrôle des médicaments vétérinaires et de superviser l'enregistrement des pesticides et des médicaments vétérinaires. Il élabore également un plan annuel pour surveiller l' s résidus de médicaments vétérinaires et de pesticides dans les exploitations agricoles. La TFDA, quant à elle, fixe les normes limites de résidus pour les aliments et joue un rôle clé dans la surveillance et l'application de la réglementation. Elle examine les alertes mondiales en matière de sécurité alimentaire, gère les mesures de rappel et élabore un plan annuel d'analyse des résidus après la mise sur le marché. La TFDA effectue des audits sur place et organise des tests d'aptitude pour les laboratoires afin de garantir la qualité des tests.

Les inspecteurs des bureaux de santé locaux prélèvent au hasard des échantillons alimentaires dans les usines de transformation et sur les marchés, qui sont ensuite envoyés à des laboratoires agréés pour être analysés à l'aide de méthodes officielles. Ces tests couvrent divers résidus chimiques, notamment les substances interdites, les agents antibactériens, les bêta-agonistes, les anticoccidiens, les médicaments vétérinaires et les pesticides. Les autorités sanitaires locales sont chargées de mettre en œuvre le plan d'échantillonnage annuel et de veiller au respect de la réglementation. Si un fournisseur ne respecte pas la réglementation, des sanctions sont imposées et un système de suivi des aliments est utilisé pour gérer la traçabilité. Dans les cas où les niveaux de résidus dépassent les limites autorisées, les produits non conformes sont confisqués et détruits conformément à l'article 52 de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène. Les mesures de suivi comprennent la traçabilité des produits jusqu'à leur source, l'échantillonnage ciblé des fournisseurs à haut risque et le partage des données relatives aux infractions avec le ministère de l'Agriculture, qui est compétent pour les activités agricoles. Ce système complet vise à protéger la santé publique et à garantir l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

La CCA établit les formulaires et les méthodes d'échantillonnage pour les tests de résidus chimiques, et les directives d'analyse sont disponibles sur le site web de la TFDA. Les bureaux de santé locaux élaborent également des plans d'échantillonnage conformément aux réglementations en matière d'inspection et de contrôle des aliments.

Le Canada surveille régulièrement les résidus chimiques dans les produits carnés importés et évalue les résultats des tests. Les résultats doivent être conformes aux limites maximales de résidus canadiennes décrites dans la Liste des limites maximales de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments et les Teneurs maximales en contaminants chimiques dans les aliments de Santé Canada.

Les auditeurs de l'ACIA ont noté que :

  • l'APHIA ne met pas en œuvre de plan d'échantillonnage ciblé officiel. Il n'est pas inclus dans les instructions officielles d'échantillonnage pour les animaux suspects observés lors de l'examen ante et post mortem. À l'heure actuelle, cette responsabilité d'échantillonnage et d'analyse incombe à l'exploitant
  • il existe un écart important entre les types d'échantillons utilisés dans les méthodes d'analyse employées par le laboratoire. On ne sait pas exactement quels tests sont effectués pour chaque type de tissu nécessaire à la surveillance des limites maximales. Par exemple, si une limite maximale de résidus (LMR) a été établie pour un organe spécifique, tel que le foie, mais que le foie n'est pas testé pour ces résidus de médicaments, cela soulève une question cruciale : comment pouvons-nous être certains que le du système est conforme aux tests surveillés avec ces LMR établies ? Sans tester les tissus ou organes concernés pour lesquels des LMR ont été établies, où les résidus sont le plus susceptibles de s'accumuler, il devient impossible de confirmer si le produit répond aux normes réglementaires et garantit la sécurité des consommateurs.

Conclusion

L'APHIA ne dispose pas d'un plan d'échantillonnage officiel et ciblé pour les animaux suspects identifiés lors des inspections AM et PM, s'en remettant plutôt aux opérateurs, ce qui crée des incohérences et limite la traçabilité. En outre, il n'existe pas de processus structuré pour compiler ou analyser les résultats des tests rapides effectués par les opérateurs, ce qui entrave l'identification des tendances et affaiblit les fondements du plan de contrôle préventif (PCP).

En outre, il existe des écarts importants entre les tissus testés et ceux associés aux limites maximales de résidus (LMR) établies, en particulier pour les organes critiques comme le foie. Ce décalage soulève de sérieuses préoccupations quant à l'efficacité de la surveillance des résidus et au respect global des normes de sécurité alimentaire.

9. Réunion de clôture

Le 17 décembre 2024, une réunion de clôture virtuelle a été organisée avec des représentants de l'APHIA, de la TDFA, du bureau local de santé, de la DAW et de l'ACIA. Lors de cette réunion, l'ACIA a présenté un résumé des conclusions préliminaires de l'audit.

10. Conclusions

Sur la base des conclusions de l'audit, l'ACIA a conclu que le système d'inspection de la viande porcine de Taïwan, tel qu'il est mis en œuvre, n'offre pas au moins le même niveau de protection que le système d'inspection de la viande canadien. Le rapport d'audit comprend des recommandations à l'intention de Taïwan afin de remédier aux lacunes constatées lors de l'audit sur place. L'ACIA collaborera avec les autorités taïwanaises afin d'autoriser l'exportation de produits porcins traités thermiquement et de longue conservation provenant des trois établissements audités et dérivés de porcs provenant de sources approuvées par l'ACIA.

11. Recommandations

Recommandation 1 : Constatations propres à l'établissement

Recommandations de l'ACIA

L'ACIA recommande que les exploitants corrigent toutes les constatations propres à l'établissement et que l'ACIA vérifie la mise en œuvre des mesures correctives prises par les exploitants.

Plans d'action et commentaires de la TDFA

En ce qui concerne les constatations spécifiques à l'établissement de l'ACIA, la TFDA a confirmé que tous les exploitants du secteur alimentaire ont soumis des rapports d'amélioration et que toutes les mesures correctives ont été mises en œuvre.

La TFDA a fourni une réponse supplémentaire concernant le suivi approfondi de certaines des mesures correctives et préventives de l'ACIA.

Recommandation 2 : Non-conformités récurrentes

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande de revoir le Guide du modèle d'inspection, de surveillance et de contrôle fondé sur les risques afin de tenir compte des conditions de l'établissement, en mettant davantage l'accent sur les non-conformités répétitives relevées lors des inspections régulières et annuelles de l'ACSA, afin d'éviter la récurrence des non-conformités observées dans les établissements en matière d'hygiène, d'entretien des bâtiments et des équipements, de BPF et de ventilation.

Plans d'action et commentaires de la TFDA, de la DAW et de l'APHIA

Réponse de la TFDA

  • Conformément au paragraphe 1 de l'article 8 de la « loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène », le personnel, la gestion de l'hygiène des sites d'exploitation des installations et le système d'assurance qualité des exploitants du secteur alimentaire doivent satisfaire aux exigences du « règlement sur les bonnes pratiques d'hygiène alimentaire (BPH) ».
  • Conformément à l'article 41 de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène, l'autorité centrale compétente est habilitée à prendre les mesures nécessaires pour garantir la conformité des produits alimentaires aux réglementations applicables. Les exploitants du secteur alimentaire doivent coopérer avec l'autorité compétente et ne doivent pas se soustraire, entraver ou refuser.
  • La TFDA a établi des lignes directrices relatives aux BPF afin d'aider les fabricants à mettre en œuvre les réglementations en matière de sécurité alimentaire.
  • Les récidivistes, en plus des sanctions légales, seront inscrits sur la liste des entreprises à haut risque et la fréquence des inspections sera augmentée.
  • La TFDA continuera à collaborer avec les bureaux de santé locaux pour superviser tous les exploitants du secteur alimentaire et s'assurer qu'ils respectent les dispositions pertinentes de la loi sur la sécurité alimentaire. Cela permet de garantir que tous les produits alimentaires exportés, leur gestion des processus et leur contrôle qualité répondent aux exigences des gouvernements de Taïwan et du pays importateur concerné.
  • La TFDA fournit une réponse complémentaire. Conformément à l'article 41 de la loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène, l'autorité compétente municipale ou départementale (ville) peut mettre en œuvre les mesures suivantes afin de garantir que les denrées alimentaires, les additifs alimentaires, les ustensiles alimentaires, les contenants ou emballages alimentaires et les détergents alimentaires sont conformes aux dispositions de la présente loi. Les entreprises doivent coopérer avec l'autorité compétente et ne doivent pas se soustraire à l'inspection. Les contrevenants à la loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène de l' e seront invités à prendre des mesures correctives dans le délai prescrit ou seront punis conformément à la loi, en fonction du résultat de l'inspection.

Réponse du DAW

  • Le Département du bien-être animal continue de superviser et de renforcer les mécanismes d'inspection du transport des animaux et de l'abattage sans cruauté. En 2024, 1 250 inspections liées au transport et à l'abattage sans cruauté des animaux d'élevage ont été menées, ce qui a donné lieu à 4 sanctions pour infraction. En outre, 42 sessions de formation ont été organisées, auxquelles ont participé environ 924 personnes.

Réponse de l'APHIA

  • Dans la pratique, toute non-conformité répétée sera répertoriée comme priorité pour la prochaine inspection. En cas de manquements graves et répétés, le contrevenant peut être tenu d'apporter des améliorations dans un délai déterminé, conformément à l'article 39, paragraphe 3, de la loi sur l'industrie animale. Si le contrevenant ne s'y conforme pas, une amende distincte sera infligée pour chaque infraction jusqu'à ce que des mesures correctives aient été prises, ou l'activité d'abattage du contrevenant sera suspendue en tout ou en partie. Les abattoirs qui ont reçu l'ordre de suspendre leurs activités mais qui continuent à fonctionner verront leur certificat d'enregistrement révoqué et rendu nul et non avenu.

Recommandation 3 : Délais pour les mesures correctives

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande l'élaboration de lignes directrices nationales concernant le délai nécessaire à la mise en œuvre des mesures correctives dans les cas de non-conformité constatés dans les établissements.

Plans d'action et commentaires de la TFDA et de l'APHIA

Réponse de la TFDA

  • Le fabricant qui enfreint le paragraphe 1 de l'article 8 de la « loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène » et qui ne corrige pas l'infraction dans le délai prescrit est passible d'une amende comprise entre 60 000 et 200 millions de nouveaux dollars taïwanais, conformément à l'article 44 de la loi régissant la sécurité alimentaire et l'hygiène.
  • Les contrevenants à la loi sur la sécurité alimentaire et l'hygiène seront tenus de prendre des mesures correctives dans le délai prescrit ou seront punis conformément à la loi, en fonction des résultats de l'inspection.
  • La TFDA a établi des lignes directrices relatives aux bonnes pratiques d'hygiène afin d'aider les fabricants à mettre en œuvre les réglementations en matière de sécurité alimentaire.

Réponse de l'APHIA

  • Le délai pour remédier aux lacunes dans les abattoirs est fixé à l'article 39 de la loi sur l'industrie animale.
  • Conformément à l'article 39, paragraphe 3, de la loi sur l'industrie animale, en cas de non-conformité, le contrevenant peut être tenu d'apporter des améliorations dans un délai déterminé ; si le contrevenant ne le fait pas, une amende distincte sera infligée pour chaque infraction jusqu'à ce que des mesures correctives aient été prises, ou l'activité d'abattage du contrevenant sera suspendue en tout ou en partie. Les abattoirs qui ont reçu l'ordre de suspendre leurs activités mais qui continuent à les exercer verront leur certificat d'enregistrement révoqué et rendu nul et non avenu.

Recommandation 4 : Méthodes de l'ACIA

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande que la CCA soumette des données validées démontrant que ses méthodes sont équivalentes aux normes HCCAM ou qu'elle adopte des méthodes reconnues à l'échelle internationale. À ce titre, les méthodes d'analyse microbiologique ne peuvent être considérées comme équivalentes à des fins réglementaires.

Plans d'action et commentaire de la TFDA

  • Les méthodes d'analyse officielles (méthodes promulguées, MOHWM0025.01, MOHWM0029.00, MOHWM0023.02, MOHWM0002.02 et MOHWM0014.02) sont basées sur le BAM de l'USFDA et équivalentes au BAM de l'USFDA. Les procédures de préparation, d'enrichissement, d'isolement et d'identification des échantillons de viande sont équivalentes à celles actuellement décrites dans le BAM de l'USFDA. Le test de recherche des micro-organismes alimentaires – Test de recherche des entérobactéries (méthodes MOHWM0028.00) est basé sur la norme ISO 21528-2 : 2017 et équivalent à la méthode ISO.
  • La TFDA a participé à des essais internationaux d'aptitude (FEPAS) en utilisant les méthodes promulguées susmentionnées. De 2004 à 2024, elle a participé à plus de 38 sessions avec des résultats satisfaisants, confirmant ainsi son équivalence avec les méthodes d'essai internationales.

Recommandation 5 : Bien-être animal

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande que la CCA :

  • Veille à ce que les exploitants élaborent et mettent en œuvre un plan de contrôle préventif (PCP) complet en matière de bien-être animal, tel que :
    • Procédures de surveillance
    • Mesures correctives en cas de déviations récurrentes
    • des procédures de vérification
    • Procédures en cas d'écart
    • Critères de performance objectifs
    • Mesures d'auto-audit
  • Établir une politique claire exigeant l'euthanasie rapide et sans cruauté des animaux compromis ou inaptes, en veillant à ce qu'ils ne soient pas admissibles à l'abattage.
  • Veiller à ce que les animaux incapables de se déplacer soient étourdis ou euthanasiés sans cruauté sur place et ne soient pas déplacés alors qu'ils sont conscients.
  • Élaborer des programmes de formation écrits à l'intention du personnel sur la manipulation :
    • Animaux incapables de se déplacer
    • Animaux compromis
    • Animaux couchés
  • Mettre en œuvre des procédures pour examiner les animaux morts à leur arrivée.

Plans d'action et commentaires de l'APHIA et de DAW

Réponse de DAW

  • Le Département du bien-être animal est en train de mettre au point un système d'accréditation en matière de bien-être animal pour les abattoirs de porcs. Les commentaires issus de l'audit canadien seront intégrés au système afin de garantir la conformité des exploitants aux normes applicables. Ce système vise à renforcer à la fois les mécanismes internes d'autogestion et les mécanismes externes d'audit périodique dans les abattoirs de porcs domestiques, afin de garantir la mise en place de systèmes de gestion du bien-être animal et de plans de contrôle préventif solides. Cette initiative a pour but d'améliorer le bien-être des animaux pendant le déchargement, le transport et l'attachement dans les enclos, ainsi que tout au long du processus d'abattage sans cruauté.
  • Le Règlement sur l'abattage sans cruauté du bétail et de la volaille interdit de traîner des animaux conscients dont la mobilité est réduite. Lorsque le déplacement est nécessaire, il convient d'utiliser un équipement de manutention approprié. Si l'animal répond aux critères d'abattage d'urgence stipulés dans le Règlement sur l'inspection des viandes, cet abattage ne peut être effectué qu'avec l'accord du vétérinaire officiel chargé de l'inspection des viandes. En outre, le mécanisme de manipulation des animaux blessés ou couchés devrait être inclus comme l'un des critères d'audit dans le cadre du prochain système d'accréditation en matière de bien-être animal pour les abattoirs de porcs.
  • Des informations complémentaires fournies par le DAW confirment que Sings Kout Trading, Co. Ltd. et Cha I Shan Foods Co. Ltd. ont toutes deux mis en place des plans de gestion du bien-être animal et ont appliqué des mesures correctives basées sur les recommandations de l'ACIA afin d'améliorer la gestion du bien-être animal.

Réponse de l'APHIA

  • Conformément à la réglementation relative aux opérations d'abattage, les animaux ayant des difficultés à marcher doivent être séparés du troupeau normal ; il est interdit de traîner des animaux suspects d'être malades, handicapés ou conscients ayant des difficultés à marcher ; un chariot à main ou un dispositif de transport approprié doit être utilisé.
  • Lorsque l'APHIA effectue des inspections ante mortem et constate des violations du bien-être animal, elle en informe les autorités locales chargées de la protection des animaux afin qu'elles mènent une enquête conformément à la loi sur la protection des animaux.

Recommandation 6 : Surveillance du temps et de la température durant la transformation

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande aux exploitants de renforcer leur surveillance et leur documentation du temps et de la température afin de soutenir les contrôles microbiologiques et de garantir la conformité en matière de sécurité alimentaire.

L'ACIA recommande aux exploitants de renforcer les PCP en surveillant et en documentant efficacement les données relatives au temps et à la température pendant la transformation, en garantissant l'intégrité des sachets et la détection des défauts, en effectuant des tests pour détecter la présence de gaz résiduel dans les sachets et en respectant les exigences en matière de tests d'incubation.

Plans d'action et commentaires de la TDFA

Réponse de la TFDA

  • Conformément au paragraphe 1 de l'article 13 des BPF, lorsqu'il est nécessaire de contrôler la température, l'humidité, le pH, l'activité de l'eau, la pression, le débit ou le temps pendant la fabrication des aliments, des méthodes et des critères de contrôle doivent être établis et des registres doivent être tenus.
  • Conformément à l'article 21 des BPF, les usines alimentaires doivent établir des procédures opérationnelles standard connexes et conserver des registres des traitements connexes conformément aux exigences de l'article précédent.
  • En ce qui concerne les conclusions spécifiques à l'établissement de l'ACIA, les autorités centrales compétentes ont confirmé que tous les exploitants du secteur alimentaire ont soumis des rapports d'amélioration et que toutes les mesures correctives ont été mises en œuvre.
  • Conformément au paragraphe 1 de l'article 13 des BPF, lorsqu'il est nécessaire de contrôler la température, l'humidité, le pH, l'activité de l'eau, la pression, le débit ou le temps pendant la fabrication des aliments, des méthodes et des critères de contrôle doivent être établis et des registres doivent être tenus.
  • Conformément à l'article 15 des BPF, chaque lot de produits finis ne doit être expédié qu'après confirmation de son assurance qualité. Pour les produits dont la non-conformité a été confirmée, des procédures de traitement appropriées doivent être mises en place.
  • Conformément à l'article 21 des BPF, les établissements alimentaires doivent établir des procédures opérationnelles standardisées et conserver des registres des traitements concernés, conformément aux exigences de l'article précédent.
  • En ce qui concerne les conclusions spécifiques à l'établissement de l'ACIA figurant à l'annexe 1, les autorités centrales compétentes ont confirmé que tous les exploitants du secteur alimentaire ont soumis des rapports d'amélioration et que toutes les mesures correctives ont été mises en œuvre.

Recommandation 7 : Programme de rétention d'eau

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande que les exploitants mettent en œuvre un programme validé de rétention d'eau au moins une fois par an, conformément aux programmes de contrôle canadiens : rétention d'eau dans les produits comestibles à base de viande rouge crue, et que la CCA vérifie la mise en œuvre par les exploitants du programme validé de rétention d'eau.

Plans d'action et commentaires de l'APHIA

Une fois que les carcasses de porcs ont passé les inspections ante mortem et post mortem, elles sont prérefroidies, emballées, puis expédiées vers les établissements de transformation de la viande ou vers le marché. Si les établissements envisagent d'explorer les possibilités d'accès au marché pour exporter des produits vers le Canada, ils devront se conformer à la réglementation du pays importateur.

Recommandation 8 : Allergènes prioritaires

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande aux exploitants de mettre en œuvre un programme de contrôle des produits (PCP) qui inclut les allergènes prioritaires au Canada, avec une séparation appropriée des allergènes et des non-allergènes, ainsi que des protocoles de stockage adéquats, afin de prévenir la contamination croisée et de garantir la sécurité des produits.

Plans d'action et commentaires de la TDFA

  • Les exploitants du secteur alimentaire qui exportent des produits doivent se conformer à la réglementation de Taïwan et du pays importateur prévu.
  • Conformément au paragraphe 1 de l'article 7 des BPF, les entrepôts destinés aux matières premières, aux matériaux d'emballage, aux produits semi-finis et aux produits finis doivent être séparés ou adéquatement cloisonnés les uns des autres.
  • Conformément au paragraphe 1 de l'article 12 des BPF, la configuration et l'espace d'un site d'exploitation alimentaire doivent être séparés ou cloisonnés de manière efficace et rester propres.
  • Conformément au paragraphe 1 de l'article 13 du GHP, lorsqu'il est nécessaire de contrôler la température, l'humidité, le pH, l'activité de l'eau, la pression, le débit ou le temps pendant la fabrication des aliments, des méthodes et des critères de contrôle doivent être établis et des registres doivent être tenus.
  • La TFDA continuera à collaborer avec les bureaux de santé locaux pour superviser tous les exploitants du secteur alimentaire et s'assurer qu'ils respectent les dispositions pertinentes de la loi sur la sécurité alimentaire. Cela implique également de veiller à ce que tous les produits alimentaires exportés, leur gestion des processus et leur contrôle qualité répondent aux exigences du gouvernement taïwanais et du pays importateur concerné.

Recommandation 9 : Inspection, vérification et documentation

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande que :

  • Les exploitants et les CCA renforcent le processus d'inspection préalable à l'exploitation afin de vérifier de manière approfondie tous les points critiques en matière d'hygiène et de sécurité, en mettant l'accent sur les domaines clés et en assurant une formation régulière du personnel sur l'identification des risques sanitaires lors des inspections préalables à l'exploitation et des inspections opérationnelles.
  • Les exploitants veillent à la vérification et à la documentation adéquates des activités de surveillance et de vérification.

Plans d'action et commentaires de la TDFA et de l'APHIA

Réponse de la TDFA

  • Conformément au point 7, sous-paragraphe 1, de l'annexe 3 des BPF, le processus de fabrication des aliments doit être planifié conformément aux principes d'hygiène et de sécurité.
  • Conformément au point 1, sous-paragraphe 2, de l'annexe 2 des BPF, les nouveaux professionnels de l'alimentation doivent recevoir une formation adéquate afin d'être en mesure de satisfaire aux exigences en matière de production, d'hygiène et de gestion de la qualité ; les professionnels en activité doivent recevoir une formation périodique en matière de sécurité alimentaire, d'hygiène et de gestion de la qualité, et des registres doivent être tenus à jour.
  • Conformément à l'article 21 des BPF, les établissements alimentaires doivent établir des procédures opérationnelles standardisées et conserver des registres des traitements concernés, conformément aux exigences de l'article précédent.
  • En ce qui concerne les recommandations formulées par l'ACIA au sujet des activités d'inspection, de surveillance et de vérification préalables à l'exploitation, les autorités centrales compétentes superviseront les exploitants du secteur alimentaire afin de garantir la mise en œuvre de ces mesures.

Réponse de l'APHIA

  • Conformément à l'article 30 de la loi sur l'industrie animale et à l'article 11 du règlement sur les opérations d'abattage, il existe une « procédure d'inspection préalable à l'exploitation des abattoirs ». Avant les opérations quotidiennes, l'abattoir doit être inspecté et contrôlé par des inspecteurs des viandes. Le contenu comprend le processus d'exploitation, les points d'inspection, les registres d'inspection et les mesures d'élimination.

Recommandation 10 : Échantillonnage et analyses

Recommandation de l'ACIA

L'ACIA recommande que l'ACIA :

  • Élabore et mette en œuvre un plan d'échantillonnage normalisé et fondé sur les risques pour les animaux suspects lors des inspections ante et post mortem, en intégrant ce plan dans les protocoles d'inspection officiels afin d'assurer la cohérence et l'harmonisation réglementaire.
  • Réexamine et harmonise les méthodes d'analyse en laboratoire avec les limites maximales de résidus (LMR) établies, en veillant à ce que les tissus appropriés, tels que le foie, les reins et les muscles, soient systématiquement testés pour détecter les résidus pertinents.
  • Mette en œuvre une liste de contrôle pour assurer une couverture complète de tous les résidus de médicaments requis.
  • Améliore la documentation, la traçabilité des procédures d'échantillonnage et d'analyse, et effectue des audits réguliers pour vérifier la conformité aux normes réglementaires et aux protocoles internes.

Plans d'action et commentaires APHIA

  • Chaque abattoir surveille les résidus de médicaments en se référant aux normes relatives aux limites de résidus de médicaments vétérinaires dans les aliments fixées par la TFDA et consigne les mesures pertinentes dans son plan HACCP.
  • En ce qui concerne la surveillance des résidus de médicaments vétérinaires, nous avons fourni les listes des médicaments et répondu aux projets connexes, notamment la « surveillance avant la mise sur le marché » et la « surveillance après la mise sur le marché », qui figuraient dans les documents fournis le 17 juillet 2023, le 15 octobre 2024 et le 17 mars 2025.
  • Les projets nationaux basés sur les risques et conçus pour prendre en compte un certain nombre de facteurs, notamment les produits à haut risque (tels que ceux présentant un taux de violation élevé, un volume de consommation important, une préoccupation publique significative ou des risques potentiels pour la sécurité), font l'objet d'inspections renforcées. Les résultats de la surveillance sont régulièrement communiqués lors de réunions interministérielles. Par conséquent, les éléments testés seraient revus et renouvelés chaque année en fonction des profils de risque réalistes des résultats de non-conformité des produits d'origine animale. Chaque autorité compétente prend les mesures nécessaires pour surveiller l'utilisation des médicaments vétérinaires dans les élevages porcins, en veillant à ce que les porcs destinés aux abattoirs soient soumis à des tests de LMR pour les résidus de médicaments désignés et soient fournis en toute sécurité. La TFDA met en œuvre la « surveillance post-commercialisation » annuelle.
  • En outre, le système HACCP a été mis en œuvre volontairement dans les abattoirs, qui ont été officiellement vérifiés et certifiés par le MOA. De plus, Cha-I Shan Foods Co., Ltd. et Sins Kout Trading, Co., Ltd. mettent en œuvre le système HACCP. Les établissements peuvent également établir des CCP pour les tests de résidus de médicaments avant et après l'abattage dans les tissus clés, tels que le foie, les reins et les muscles. Le MOA/APHIA effectue des inspections de suivi régulières par le MOA/APHIA effectue une « surveillance pré-commercialisation » annuelle de l'utilisation des médicaments vétérinaires dans les élevages porcins, afin de s'assurer que les porcs destinés aux abattoirs sont soumis à des tests de LMR pour les résidus de médicaments désignés et sont fournis en toute sécurité. La TFDA met en œuvre la « surveillance post-commercialisation » annuelle.
  • En outre, le système HACCP a été mis en œuvre volontairement dans les abattoirs, qui ont été officiellement vérifiés et certifiés par le MOA. De plus, Cha-I Shan Foods Co., Ltd. et Sins Kout Trading, Co., Ltd. mettent toutes deux en œuvre le système HACCP. Les établissements peuvent également mettre en place des CCP pour les tests de résidus de médicaments avant et après l'abattage dans les tissus clés, tels que le foie, les reins et les muscles. Le MOA/APHIA effectue des inspections de suivi régulières sur la mise en œuvre du système HACCP dans les établissements.
  • Les mesures de « surveillance avant la mise sur le marché » et de « surveillance après la mise sur le marché », ainsi que les abattoirs mettant en œuvre le système HACCP à Taïwan, constituent une approche à triple contrôle. La « surveillance avant la mise sur le marché » et les abattoirs mettant en œuvre le système HACCP garantissent que seuls les animaux sains et sûrs sont acceptés pour être acheminés vers les abattoirs et abattus, ce qui pourrait offrir une meilleure protection aux pays importateurs et à la consommation nationale. En outre, le programme de « surveillance post-commercialisation » garantit la sécurité des produits carnés mis sur le marché. Les produits non conformes peuvent être immédiatement tracés, confisqués et détruits, et les opérateurs concernés seront ensuite sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur. Les mesures mises en œuvre offrent une plus grande sécurité tant aux étrangers qu'aux ressortissants nationaux.