Sélection de la langue

Recherche

La biologie du Sinapis alba L. (moutarde)

Cette page fait partie du répertoire des documents d'orientation (RDO).

Vous cherchez des documents connexes?
Recherche de documents connexes dans le répertoire des documents d'orientation.

Document de biologie BIO2021-01 : cahier parallèle à la Directive 94-08 (Dir 94-08), Critères d'évaluation du risque environnemental associé aux végétaux à caractères nouveaux

Sur cette page

  1. 1. Renseignements administratifs généraux
    1. 1.1 Contexte
    2. 1.2 Portée
  2. 2. Identité
    1. 2.1 Nom
    2. 2.2 Famille
    3. 2.3 Synonymes
    4. 2.4 Noms communs
    5. 2.5 Taxonomie et génétique
    6. 2.6 Description générale
  3. 3. Répartition géographique
    1. 3.1 Origine et historique d'introduction
    2. 3.2 Aires de répartition naturelle
    3. 3.3 Aires d'introduction
    4. 3.4 Aire de répartition potentielle en Amérique du Nord
    5. 3.5 Habitat
  4. 4. Biologie
    1. 4.1 Biologie de la reproduction
    2. 4.2 Sélection et production de semences
    3. 4.3 Culture et utilisation agricole
    4. 4.4 Flux génétique associé à la production commerciale de graines et de biomasse
    5. 4.5 Ressemis spontanés du S. alba cultivé
      1. 4.5.1 Lutte culturale et mécanique
      2. 4.5.2 Lutte chimique
      3. 4.5.3 Lutte intégrée contre les mauvaises herbes
    6. 4.6 Moyens de déplacement et de dispersion
  5. 5. Espèces apparentées au S. alba
    1. 5.1 Hybridation interspécifique et intergénérique
    2. 5.2 Potentiel d'introgression génétique depuis le S. alba vers des espèces apparentées
  6. 6. Interaction possible entre le S. alba et d'autres organismes vivants
  7. 7. Références

1. Renseignements administratifs généraux

1.1 Contexte

L'Unité d'évaluation des risques des végétaux et des produits de la biotechnologie (UERVPB) de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est chargée d'évaluer les risques écologiques que peut présenter la dissémination de végétaux à caractères nouveaux (VCN) dans l'environnement canadien.

Chaque évaluation de risque menée par l'UERVPB nécessite de l'information sur la biologie de l'espèce végétale concernée et s'appuie à cette fin sur des documents décrivant la biologie de cette espèce. Au moment de l'évaluation d'un VCN, ces documents sont employés de pair avec la Directive 94-08 : Critères d'évaluation du risque environnemental associé aux végétaux à caractères nouveaux.

1.2 Portée

Le présent document a pour but de fournir des renseignements de base sur la biologie du S. alba, notamment :

Ces renseignements seront employés dans le cadre des évaluations de risque menées par l'UERVPB. Ils aideront notamment à caractériser les risques liés à la dissémination du végétal dans l'environnement canadien, en ce qui concerne :

2. Identité

2.1 Nom

Sinapis alba L.Note de bas de page 1

2.2 Famille

L'espèce appartient à la famille des Brassicaceae (anciennement Cruciferae), communément appelée la famille de la moutardeNote de bas de page 1.

2.3 Synonymes

Le synonyme le plus courant du S. alba est Brassica hirta Moench; c'est Moench qui a donné au taxon le nom B. hirta en 1802. En 1839, Rabenhorst a baptisé l'espèce Brassica alba (L.) Rabenh, puis on a finalement adopté le nom Sinapis alba L.Note de bas de page 2.

Les taxons suivants sont considérés comme des synonymes de S. alba :

2.4 Noms communs

Le nom commun « moutarde » peut renvoyer à plusieurs espèces, y compris le S. alba et le Brassica juncea (L). Czern & Coss. (moutarde d'Inde et moutarde chinoise)Note de bas de page 6,Note de bas de page 7. Le S. alba est communément appelé « moutarde blanche » et « moutarde jaune »Note de bas de page 1,Note de bas de page 5,Note de bas de page 8. On lui attribue parfois aussi les noms suivants :

2.5 Taxonomie et génétique

Le S. alba possède un nombre chromosomique de 2n = 24Note de bas de page 9,Note de bas de page 10.

Position taxonomiqueNote de bas de page 5
Taxon Nom scientifique et nom commun
Règne Plantae (règne végétal)
Sous-règne Viridiplantae (plantes vertes)
Super-embranchement Embryophyta
Embranchement Tracheophyta (plantes vasculaires, trachéophytes)
Classe Magnoliopsida (dicotylédones)
Superordre Rosanae
Famille Brassicaceae (moutardes, crucifères)
Tribu Brassiceae
Genre Sinapis L. (moutarde)
Espèce Sinapis alba L. (moutarde blanche)

On compte 3 sous-espèces du S. alba, dont seul le S. alba subsp. alba est naturalisé en Amérique du Nord :

2.6 Description générale

Les plantes de S. alba atteignent environ 1 mètre de hautNote de bas de page 12,Note de bas de page 13 et présentent des fleurs jaunes alternes qui comptent 4 sépales alternant avec 4 pétales, une configuration typique des BrassicaceaeNote de bas de page 3. Les feuilles pennatilobées sont très profondément diviséesNote de bas de page 14. Les gousses font de 2,0 à 4,2 centimètres, et un long bec plat occupe environ le tiers de la longueurNote de bas de page 8. Les locules des gousses renferment de 2 à 4 graines chacune et sont séparées par un faux septumNote de bas de page 8. Il existe des formes de S. alba à graines brunes et d'autres à graines jaunes, ces dernières étant les plus communément cultivéesNote de bas de page 7,Note de bas de page 8. Les graines sont sphériques ou ovales et font de 2 à 3 millimètres de diamètreNote de bas de page 15.

Les cycles de vie et de développement du S. alba sont similaires à ceux du Brassica napus L. (canola/colza). Les stades de développement phénologique du S. alba peuvent être classés au moyen de l'échelle BBCHNote de bas de page 16.

Principaux stades de développement

Ces principaux stades peuvent être subdivisés afin de préciser le stade de développement de la planteNote de bas de page 7.

Le S. alba peut être confondu avec le Sinapis arvensis L. (moutarde des champs) et d'autres moutardes annuelles à fleurs jaunes. L'ouvrage de Warwick, BeckieNote de bas de page 17 propose une clé d'identification des plantes matures, dont le S. alba et le S. arvensis.

3. Répartition géographique

3.1 Origine et historique d'introduction

Le S. alba provient des régions du Moyen-Orient et de la MéditerranéeNote de bas de page 18,Note de bas de page 19 et est cultivé comme plante condimentaire depuis des milliers d'annéesNote de bas de page 18. Dans les prairies de l'Ouest canadien, la production commerciale du S. alba a commencé à petite échelle en 1936Note de bas de page 12, puis la culture de moutarde (production combinée du S. alba et du Brassica juncea) s'est graduellement accrue au Canada. En 1951 au Canada, 40 850 acres ont été ensemencés en moutarde, un chiffre qui est passé à 131 050 en 1960, puis à 200 000 en 1970. Depuis 1970, le nombre d'acres ensemencés chaque année varie de 87 000 (1976) à 840 000 (2003)Note de bas de page 20. Bon an, mal an, le S. alba représente 40 % à 60 % de la superficie de moutarde cultivéeNote de bas de page 21.

3.2 Aires de répartition naturelle

L'aire de répartition naturelle du S. alba comprend le bassin méditerranéen et certains pays voisinsNote de bas de page 1. Le bassin méditerranéen s'étend sur une partie de l'Europe, de l'Afrique et de l'Asie.

3.3 Aires d'introduction

Le S. alba a été introduit et est largement naturalisé dans les aires suivantes :

3.4 Aire de répartition potentielle en Amérique du Nord

Le S. alba est présent dans de nombreuses régions du Canada, notamment au Yukon, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-ÉdouardNote de bas de page 22,Note de bas de page 23,Note de bas de page 24. Le S. alba est présent surtout dans les régions où il est cultivé, à savoir dans les zones à sol brun et brun foncé des Prairies de l'Ouest canadien et des Grandes Plaines des États-UnisNote de bas de page 8. On le trouve rarement dans les provinces maritimesNote de bas de page 22,Note de bas de page 23. Ses aires de répartition potentielles comprennent toutes les provinces et tous les territoires du Canada.

3.5 Habitat

Le S. alba apprécie les climats frais et offre un bon rendement lorsque la saison de croissance est courteNote de bas de page 7. Il est présent dans les champs cultivés, les prairies perturbées et les zones perturbées ainsi qu'au bord des routesNote de bas de page 3,Note de bas de page 24. Le S. alba se rencontre principalement dans les milieux agricoles, où des ressemis spontanés peuvent surgir dans les années qui suivent sa cultureNote de bas de page 25.

4. Biologie

4.1 Biologie de la reproduction

Floraison

Le S. alba est une plante héméropériodiqueNote de bas de page 26. Typiquement, ces plantes requièrent des périodes d'exposition à la lumière supérieures à un seuil critique donné pour fleurir. Toutefois, Bodson et al. (1977) ont découvert qu'il est possible, dans des conditions expérimentales, d'induire la floraison au bout de seulement 3 jours d'exposition à de courtes périodes lumineusesNote de bas de page 26.

Dispersion du pollen

Au moment de la rédaction du présent document, il n'existe que peu d'information sur les distances et les caractéristiques de dispersion du pollen chez S. alba. Dans le cadre d'une expérience au champ dont les parcelles comptaient 4 rangs de 10 mètres espacés de 45 cm les uns des autres, les croisements entre parcelles avoisinantes excédaient 30 pour centNote de bas de page 27. Pour assurer un degré de pureté adéquat des semences de catégorie Fondation ou Enregistrée, le S. alba doit être distant d'au moins 200 mètres des autres variétés du S. alba et du S. alba non pédigréNote de bas de page 28. Le rendement du pollen du S. alba est variable, oscillant habituellement entre 7 et 12 mg/10 fleursNote de bas de page 29. Le pollen du S. alba est dispersé par les insectes et par le ventNote de bas de page 18,Note de bas de page 29. Vu sa production de pollen et de nectar, le S. alba constitue une bonne plante mellifèreNote de bas de page 29, et ses fleurs sont adaptées à la pollinisation par les abeilles et les mouches à langue courteNote de bas de page 29,Note de bas de page 30. Naumkin et Velkova (2013) ont identifié et quantifié les insectes pollinisateurs détectés dans des champs du S. alba en Russie de 2000 à 2012Note de bas de page 31. En voici la liste :

Pollinisation

Le S. alba est une espèce à pollinisation croisée stricteNote de bas de page 32. Selon les mesures prises par Olsson (1960), le degré de pollinisation croisée entre plantes individuelles cultivées sur des parcelles expérimentales pouvait atteindre 99,6 %Note de bas de page 27. Le mécanisme d'auto-incompatibilité est expliqué dans l'ouvrage de Śnieżko et Winiarczyk (1996)Note de bas de page 32. Lorsque des fleurs sont pollinisées avec le pollen d'une même plante, les grains de pollen peuvent germer sur le stigmate, mais pas dans les tissus du pistil.

Maturité

Le S. alba atteint la maturité après environ 3 moisNote de bas de page 12,Note de bas de page 13.

4.2 Sélection et production de semences

Techniques de sélection courantes

Puisque le S. alba est une espèce à pollinisation croisée stricteNote de bas de page 27, la sélection récurrente est largement utilisée dans le cadre des programmes de sélectionNote de bas de page 33. En raison d'une faible héritabilité et d'une variation naturelle limitée chez le S. alba, cette technique n'est pas toujours efficace pour accroître le rendement grainierNote de bas de page 10,Note de bas de page 12. 3 variétés du S. alba (AC Pennant, AC Base et Andante) ont été mises au point à l'aide d'une même population de base, grâce à plusieurs cycles de sélection récurrenteNote de bas de page 13. Rakow et al. (2009) expliquent la généalogie et le système de sélection de ces cultivarsNote de bas de page 13.

La production de microspores n'a pas obtenu le succès escompté chez le S. albaNote de bas de page 34. On peut procéder à la mutagenèse des grainesNote de bas de page 34.

Caractères ciblés dans les programmes de sélection

De façon uniforme, le S. alba contient une forte concentration d'hydoxybenzyl glucosinolate et résiste bien à plusieurs insectes et maladiesNote de bas de page 12. La plupart des efforts de sélection se concentrent sur les caractères suivants :

Production de semences

Par le passé, on sélectionnait les semences commerciales de haute qualité issues de la production de l'année précédente afin de les cultiver au cours des années subséquentes. On croit que ces variétés locales ont été apportées d'Europe, bien que leur origine exacte demeure inconnueNote de bas de page 12. Aujourd'hui, le S. alba est assujetti à l'enregistrement des variétés énumérées à l'annexe III du Règlement sur les semences (C.R.C., ch. 1400). L'Association canadienne des producteurs de semences a élaboré des normes de pureté variétale pour la production de semences pedigrées de catégories fondation, enregistrée et certifiéeNote de bas de page 28. Le Comité de recommandation des Prairies pour les oléagineux évalue la valeur des nouvelles variétés et en fait la recommandation au Bureau d'enregistrement des variétés de l'ACIANote de bas de page 21.

4.3 Culture et utilisation agricole

Culture

Les pratiques courantes utilisées cultiver le S. alba (par exemple, l'ensemencement, la fertilisation, les traitements chimiques, la rotation et la récolte) sont présentées en détail dans les guides provinciaux de cultures agricoles et les documents connexes. Veuillez vous référer aux documents suivants :

Rotation des cultures

Souvent, lors de la rotation des cultures, le S. alba suit une culture céréalière. On prévoit généralement une période de pause de quelques années entre la culture du canola et celle de la moutarde afin de prévenir la contamination des graines de moutarde par du canola présentant des caractères génétiquement modifiés. Dans les zones à sol brun et brun foncé où le S. alba est principalement cultivé, le taux d'humidité est souvent limité, et l'alternance entre des cultures à enracinement profond et des cultures à enracinement superficiel peut aider à gérer l'humidité du solNote de bas de page 7.

Mauvaises herbes

Problematic weeds include:

Parmi les mauvaises herbes problématiques, on compte :

Il n'existe que peu d'herbicides pouvant être appliqués sur les cultures du S. alba. Pour plusieurs des mauvaises herbes susmentionnées, il n'existe aucun herbicide homologuéNote de bas de page 15. La lutte contre les biotypes de mauvaises herbes résistant aux herbicides dans les cultures du S. alba est une tâche difficile. La lutte intégrée contre les mauvaises herbes est donc importante pour combattre celles-ci dans les cultures du S. alba. Parmi les pratiques exemplaires, on compte notamment la hausse de la compétitivité du S. alba, par les moyens suivants :

L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada tient une base de données qui recense les herbicides homologuésNote de bas de page 38. Veuillez vous y référer pour obtenir des renseignements à jour sur les herbicides homologués pour la lutte contre les mauvaises herbes dans les cultures du S. alba. Il se peut que l'homologation de certains herbicides s'applique uniquement à l'utilisation et à la vente dans une province donnée. Certains herbicides peuvent également être homologués pour un usage limité.

Les herbicides ci-dessous peuvent être appliqués au sol avant l'ensemencement, soit à la fin de l'automne ou au début du printemps. Les ingrédients actifs qui les composent sont les suivants :

Certains herbicides du groupe 1 (inhibiteurs de l'ACCase), par exemple le cléthodime, le quizalofop et le séthoxydime, peuvent servir à lutter contre les mauvaises herbes graminées après la levéeNote de bas de page 7,Note de bas de page 38,Note de bas de page 39. Le glyphosate (groupe 9 : inhibiteurs de l'EPSP synthase) peut être utilisé avant la récolte pour lutter contre les mauvaises herbes vivaces lors de la saison suivanteNote de bas de page 7. Le saflufénacil (groupe 14) peut être utilisé comme déshydratantNote de bas de page 38.

Utilisation

L'industrie condimentaire nord-américaine constitue le principal marché du S. alba. On l'utilise notamment dans la fabrication de moutarde jaune traditionnelle (moutarde à hot-dog), de mayonnaise et de sauce pour saladeNote de bas de page 7. Le S. alba peut aussi être utilisé de façon suivante :

L'utilisation de poudre de graines du S. alba comme bioherbicide a déjà été envisagéeNote de bas de page 43,Note de bas de page 44.

4.4 Flux génétique associé à la production commerciale de graines et de biomasse

Le S. alba n'est pas envahissant dans les habitats naturels du Canada. Ainsi, le risque de flux génétique vers des populations sauvages de S. alba est négligeable.

Il y a un risque de flux génétique entre les populations de S. alba qui sont cultivées à proximité les unes des autres. L'Association canadienne des producteurs de semences a fixé des normes pour la production des semences de S. alba de catégories fondation, enregistrée et certifiéeNote de bas de page 28.

4.5 Ressemis spontanés du S. alba cultivé

Après avoir été cultivé, le S. alba peut produire des ressemis spontanés problématiques dans les cultures subséquentes. Le S. alba peut aussi apparaître dans les prairies, les zones perturbées et au bord des routesNote de bas de page 3,Note de bas de page 11,Note de bas de page 25,Note de bas de page 45,Note de bas de page 46. Aucune donnée ne fait état de la présence de populations substantielles de S. alba dans des milieux naturels au Canada. Le S. alba ne figure pas dans l'Arrêté de 2016 sur les graines de mauvaises herbes.

Même s'il est cultivé dans l'Ouest canadien depuis les années 1930, le S. alba n'est pas devenu une mauvaise herbe abondante. Il ne possède pas les propriétés de mauvaise herbe du S. arvensis. La différence de classement à titre de mauvaises herbes entre les espèces de Brassicaceae cultivées est largement attribuable aux écarts entre les superficies cultivées et, depuis peu, à la résistance aux herbicides de certaines espèces. En raison de propriétés comme sa résistance à l'égrenage, le S. alba pourrait être moins susceptible de produire des ressemis spontanés problématiques que ne le sont d'autres espèces de Brassicaceae. Le S. alba est présent en tant que mauvaise herbe dans la région méditerranéenne et dans certains pays où il est utilisé comme culture d'engrais vertNote de bas de page 47. Dans son aire de répartition indigène, le S. alba a développé une tolérance à certains herbicides du groupe 2Note de bas de page 24,Note de bas de page 48. Des modifications à la superficie cultivée ou aux caractères agronomiques du S. alba pourraient accroître sa prévalence comme mauvaise herbe au Canada.

Dormance des graines

On n'a trouvé aucune étude qui évalue la durée de conservation des graines du S. alba dans les sols au Canada. Les graines des variétés cultivées de S. alba ne montrent pas un degré notable de dormance; on les désigne souvent comme « non dormantes »Note de bas de page 49. Dans des conditions propices, notamment lorsque le taux d'humidité est approprié et que les températures sont d'au moins 5 degrés celsius, les graines mettent de 4 à 5 jours à germerNote de bas de page 49. Elles peuvent germer en 24 heures lorsque les températures tournent autour de 20 degrés celsiusNote de bas de page 49.

Une étude portant sur la dormance de graines de S. alba sauvage recueillies en Israël a démontré que les graines provenant des régions chaudes et sèches présentaient un degré de dormance supérieur à celles de régions plus fraîches et plus humides du nord du paysNote de bas de page 50. La température jouait également un rôle, certaines graines atteignant un état de dormance seulement à des températures élevéesNote de bas de page 50. On a observé des cas de germination de graines du S. alba préalablement en dormance en présence d'acide gibbérelliqueNote de bas de page 50. Les graines du S. arvensis, une espèce de mauvaise herbe apparentée, peuvent présenter un état de dormanceNote de bas de page 51.

Risque d'égrenage

Les gousses du S. alba s'égrènent rarement une fois arrivées à maturitéNote de bas de page 8,Note de bas de page 52. Certaines gousses mûres intactes pourraient demeurer au champ après la récolte en raison du vent ou d'une action mécaniqueNote de bas de page 47.

Taille des graines

Les graines sont grosses (de 4 à 6,1 grammes par 1000 graines) en comparaison avec les graines de canola (Brassica napus et B. rapa : de 2 à 3 grammes par 1000 graines)Note de bas de page 8,Note de bas de page 13.

4.5.1 Lutte culturale et mécanique

Réduire les pertes au moment de la récolte permet de minimiser le nombre de ressemis spontanés du S. alba. On peut réduire les pertes par un réglage approprié de la moissonneuse-batteuse et le colmatage des fuites. Des moyens mécaniques permettent de lutter facilement contre les repousses spontanées du S. alba dans les autres cultures et les terres en jachère.

4.5.2 Lutte chimique

Les ressemis spontanés du S. alba peuvent être éliminés à l'aide d'herbicides, notamment :

4.5.3 Lutte intégrée contre les mauvaises herbes

Les repousses spontanées du S. alba nécessitent rarement une considération particulière au sein d'un programme de lutte intégrée contre les mauvaises herbes. La lutte intégrée contre les mauvaises herbes fait appel à une combinaison de pratiques biologiques, culturales, mécaniques et chimiques pour maîtriser les populations de mauvaises herbes et maximiser le rendement économique. Voici des stratégies de lutte intégrée contre les repousses spontanées du S. alba :

4.6 Moyens de déplacement et de dispersion

Les graines du S. alba peuvent se disperser suite à l'éclatement des gousses, le déversement de graines au cours d'une activité humaine (par exemple, pendant le transport) ou la contamination de graines d'autres espèces cultivées. Une sècheresse entre la maturité physiologique et le moissonnage-battage ainsi que le mouvement du vent dans le feuillage des plantes peuvent provoquer le détachement ou la rupture des gousses et donc, la perte de grainesNote de bas de page 53. Dans le cadre d'une étude réalisée en Saskatchewan où les conditions de récolte étaient défavorables, 5,2 pour cent des graines du S. alba ont été perdues, comparativement à 1,4 pour cent dans des conditions peu propices à l'éclatement des goussesNote de bas de page 53. Les autres mécanismes de déplacement et de dispersion des graines du S. alba demeurent incertains; elles pourraient être transportées par des organismes qui les consomment. La capacité du S. alba à s'établir à un endroit donné dépendrait de l'environnement. On n'a trouvé aucune donnée indiquant une présence notable de populations sauvages dans des milieux naturels.

5. Espèces apparentées au S. alba

Comme l'indique la Section 2.5 Taxonomie et génétique, le S. alba fait partie de la tribu des Brassiceae de la famille des Brassicaceae. Les espèces de la tribu des Brassiceae se classent en deux lignées évolutives : celle des Rapa/Oleracea et celle des NigraNote de bas de page 54. Le S. alba semble plus étroitement apparenté à la lignée des NigraNote de bas de page 55. D'autres études sont nécessaires pour déterminer les espèces sauvages apparentées au S. alba qui auraient le potentiel de recevoir un flux génétique de celui-ci. Historiquement, les espèces de la famille des Brassicaceae ont surtout été catégorisées en fonction de leurs caractéristiques morphologiques, mais depuis, les recherches moléculaires fournissent continuellement des renseignements sur les relations évolutives. Le genre Sinapis est polyphylétique, c'est‑à‑dire que ses trois clades présentent un lien de parenté plus étroit avec les espèces de Brassica ou avec d'autres membres de la tribu des Brassiceae qu'avec les autres cladesNote de bas de page 56,Note de bas de page 57,Note de bas de page 58,Note de bas de page 55,Note de bas de page 59. Le S. alba semble plus étroitement apparenté au Kremeriella cordylocarpus (2n = 24), Hemicrambe fruticulosa (2n = 18), Coincya (5 spp. 2n = 24), et possiblement à certaines espèces de Diplotaxis, qu'au S. arvensis.

Le genre Sinapis compte 6 espèces :

De ces espèces, seuls le S. alba et le S. arvensis (moutarde des champs, moutarde sauvage, moutarde d'été) sont présents au Canada.

Le S. arvensis est répandu au Canada et figure sur la liste des mauvaises herbes de catégorie 3 de l'Arrêté de 2016 sur les graines de mauvaises herbes de la Loi sur les semences. Il est présent dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon, au Labrador, à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie‑BritanniqueNote de bas de page 24. Le S. arvensis est considéré comme une mauvaise herbe annuelle commune sur la liste de Frankton et Mulligan (1987), et sa présence est moins problématique à l'est du ManitobaNote de bas de page 25. Le S. arvensis est présent surtout au Manitoba (Warwick et al., 2000a). En Saskatchewan, il est considéré comme une mauvaise herbe problématique, notamment dans la production de lentillesNote de bas de page 60. On le trouve entre autres dans les champs de céréales, les champs cultivés et les terrains vagues ainsi qu'au bord des routes et des clôtures. La lutte contre le S. arvensis tolérant aux herbicides peut représenter un défi sur le plan agronomiqueNote de bas de page 61. L'aire de répartition du S. arvensis chevauche l'aire de culture du S. alba, puisqu'on s'attend à ce que ces deux espèces poussent dans les mêmes régions.

La famille des Brassicaceae compte environ 324 genres, y compris les espèces suivantes, importantes sur le plan agronomique :

Les précisions fournies ci-dessous sur la répartition et l'habitat de ces espèces au Canada sont tirées de Warwick et al. (2013)Note de bas de page 24.

Le Brassica rapa est présent dans les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon, au Labrador, à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie‑Britannique. D'après Frankton et Mulligan (1987), le Brassica rapa serait parfoisabondant et, dans certaines régions de l'Est, sa forme sauvage, la moutarde des oiseaux, supplanterait le S. arvensis sur de vastes étenduesNote de bas de page 25. Pour en savoir plus, consulter : La biologie du Brassica rapa L.Note de bas de page 62.

Le Brassica napus est présent dans les Territoires du Nord-Ouest, au Labrador, à Terre-Neuve, à l'Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Le B. napus ne figure pas sur la liste de Frankton et Mulligan (1987), mais ses ressemis spontanés sont de plus en plus abondantsNote de bas de page 25. Sur le plan de l'abondance, il figurait au 18e rang dans les années 1970, et est passé au 14e rang depuis 2000 (Leeson et al., 2005). Pour en savoir plus, consulter La biologie de Brassica napus L. (Colza/canola)Note de bas de page 63.

Le Brassica juncea est présent dans les Territoires du Nord-Ouest, à Terre-Neuve, à l'Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Frankton et Mulligan (1987) indiquent que le B. juncea est présent dans toutes les provinces, et qu'on en trouve la plus grande abondance dans les provinces de l'OuestNote de bas de page 25. Pour en savoir plus, consulter La biologie du Brassica juncea (canola et moutarde)Note de bas de page 64.

Le Brassica carinata est cultivé avec succès au Canada. Pour en savoir plus, consulter La biologie de Brassica carinata (A.) Braun (Moutarde d'Abyssinie)Note de bas de page 65.

Le Brassica nigra est présent à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Frankton et Mulligan (1987) indiquent qu'il n'est pas très commun dans l'Ouest canadienNote de bas de page 25.

Le Brassica oleracea est présent en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Québec. Le B. oleracea se répand rarement en dehors des cultures et se rencontre principalement dans les champs, les terrains vagues et au bord des routes.

Le Raphanus sativus est présent au Nunavut, à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Alberta, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Frankton et Mulligan (1987) indiquent que cette espèce persiste parfois dans les jardins après y avoir été cultivéeNote de bas de page 25.

Le Camelina sativa est présent dans les Territoires du Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec. En tant que mauvaise herbe, le C. sativa est présentdans les prairies, les champs (céréales, lin, luzerne), les forêts claires et les terrains vagues, sur les rives lacustres, au bord des routes et des chemins de fer ainsi qu'autour des silos à grains. Pour en savoir plus, consulter : La biologie du Camelina sativa (L.) Crantz (caméline cultivée)Note de bas de page 6.

Les espèces de mauvaises herbes de la famille des Brassicaceae présentes au Canada sont notamment les suivantes :

Sauf indication contraire, les précisions fournies ci-dessous sur la répartition et l'habitat de ces espèces au Canada sont tirées de Warwick et al. (2013)Note de bas de page 24.

L'Alliaria petiolata est présent en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick. Il s'agit d'une espèce annuelle d'hiver ou bisannuelle qui se rencontre dans les riches forêts de feuillus, les champs, les jardins, les terrains vagues, le long des cours d'eau et au bord des routes.

Le Berteroa incana est présent en Colombie-Britannique, en AlbertaNote de bas de page 66, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Il s'agit d'une espèce annuelle ou bisannuelle qui se rencontre dans les champs secs, les pâturages, les prairies-parcs, les fermes, les gravières et les sablières, les terrains vagues ainsi qu'à l'orée des bois, le long des cours d'eau et au bord des routes.

Le Capsella bursa-pastoris est présent au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve et au Labrador. Il s'agit d'une mauvaise herbe annuelle qui se rencontre dans les champs cultivés (céréales, foin, canola, pommes de terre, fraises), les jardins, les vergers, les vignobles, les bois, les pâturages, les prés, les battures, les terrains vagues, sur les plages ainsi qu'au bord des routes et des chemins de fer.

Le Descurainia sophia est présent au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve. Il s'agit d'une espèce annuelle ou bisannuelle qui se rencontre dans les prés perturbés secs, les prairies, les pâturages, les vallées, les jardins, les fermes, les champs de céréales, les champs de foin et les terrains vagues ainsi qu'au bord des routes et des chemins de fer.

Le Diplotaxis muralis est présent en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. Darbyshire (2003) le recense sur la liste des mauvaises herbes qui se rencontrent occasionnellement sur les berges et les zones perturbées ainsi qu'au bord des routes et des chemins de ferNote de bas de page 3. Le D. muralis est particulièrement abondant dans les zones irriguéesNote de bas de page 67.

L'Erucastrum gallicum est présent dans les Territoires du Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, en Alberta, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve. Frankton et Mulligan (1987) indiquent qu'il atteint un sommet d'abondance au Manitoba et en Saskatchewan, où il se rencontre dans les champs, les terrains vagues, les jardins et les vergers ainsi que le long des chemins de ferNote de bas de page 25. Il est très commun au bord des routes et est une plante nuisible abondante dans plusieurs localités de l'Ouest du Canada (Warwick et Wall, 1998).L'E. gallicum fait partie de la tribu des Brassiceae, mais n'appartient pas au même clade que le S. alba.

Le Lepidium draba est présent en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Il s'agit d'une plante à rhizome vivace qui se rencontre dans les champs de céréales, les champs de foin, les fossés, les pâturages de graminées et de légumineuses ainsi qu'au bord des routes. Il est classé comme une mauvaise herbe nuisible au CanadaNote de bas de page 68.

Le Raphanus raphanistrum est présent au Labrador, à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Il s'agit d'une plante annuelle, annuelle d'hiver ou bisannuelle qui se rencontre dans les champs et les pâturages. On le trouve aussi dans les champs cultivés, les champs abandonnés, les jardins, les prairies, les prés, les vergers, les bois, les dunes, les terrains vagues, sur les falaises, les berges, les plages ainsi qu'au bord des routes et des chemins de fer. Il est classé comme une mauvaise herbe nuisible au CanadaNote de bas de page 69.

Le Sisymbrium altissimum (sisymbre élevé) est présent au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve. Il s'agit d'une plante annuelle qui se rencontre sur les flancs de collines secs et les quais, dans les champs, les prairies, les parcours naturels, les pâturages, les hautes prairies, les jardins, les battures et les terrains vagues ainsi qu'au bord des routes et des chemins de fer.

Le Sisymbrium loeselii (sisymbre de Loesel) est présent en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick. Il s'agit d'une plante annuelle qui se rencontre dans les champs secs cultivés – particulièrement les champs de céréales, les prairies, les parcours naturels, les terrains vagues, sur les berges et les plages ainsi qu'au bord des routes et des chemins de fer.

Le Sisymbrium officinale (sisymbre officinal) est présent en Colombie-Britannique, en Alberta, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard. Il s'agit d'une plante annuelle qui se rencontre dans les zones perturbées ouvertes des champs, dans les fermes, les jardins, la pelouse, les terrains vagues, sur les plages ainsi qu'au bord des routes, des cours d'eau et des chemins de fer.

Le Thlaspi arvense est présent au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve et au Labrador. Il s'agit d'une mauvaise herbe annuelle ou annuelle d'hiver qui se rencontre dans les champs (céréales, foin, colza), les jardins, les parcours naturels, les zones irriguées, les bourbiers, les prés, les terrains vagues, sur les plages et les affleurements ainsi qu'au bord des routes et des chemins de fer.

Espèces apparentées n'ayant pas été détectées au Canada à ce jour

La présence d'espèces des genres Kremeriella et Hemicrambe et de la plupart des espèces du genre Coincya n'a pas été signalée en Amérique du NordNote de bas de page 70,Note de bas de page 71,Note de bas de page 72. Le Coincya monensis subsp. recurvata est une sous-espèce envahissante introduite aux États-Unis depuis l'Europe de l'Ouest et le nord-ouest de l'AfriqueNote de bas de page 73 et qui s'est propagée rapidementNote de bas de page 74. Sa présence est maintenant signalée au Michigan et en PennsylvanieNote de bas de page 75. Il s'agit d'une espèce annuelle ou vivaceNote de bas de page 76 qui colonise les milieux ouverts que l'on trouve dans les zones perturbées, comme les champs, les sentiers ainsi que les voies de chemin de fer en milieux rocailleux ou graveleuxNote de bas de page 76. Elle est aussi présente dans le sable en zones maritimes, le long des rivières sablonneuses et sur les falaises, où elle peut s'établir en de vastes peuplements denses qui excluent les autres espècesNote de bas de page 76.

5.1 Hybridation interspécifique et intergénérique

Comme nous l'avons expliqué précédemment, notre compréhension des plantes apparentées avec lesquelles le S. alba peut s'hybrider est incomplète. Compte tenu du nombre total d'espèces de la famille des Brassicaceae, relativement peu d'entre elles ont été analysées pour déterminer leur compatibilité avec le S. alba. En plus des recherches moléculaires visant à mieux identifier les espèces apparentées au S. alba, des expériences sont requises pour déterminer le potentiel d'hybridation du S. alba avec les mauvaises herbes qui lui sont apparentées, dont le C. monensis, le D. muralis, le S. arvensis, le R. raphanistrum,et l'E. gallicum. Selon les renseignements disponibles, nous ne sommes pas en mesure de déterminer le potentiel d'hybridation du S. alba avec les espèces qui lui sont apparentées.

FitzJohn et al. (2007) ont passé en revue l'hybridation au sein de la famille des Brassicaceae et ont découvert que la plupart des combinaisons de croisements qui ont été rapportées se sont soldées par un échec, et que la majorité n'a été rapportée qu'une seule foisNote de bas de page 77. Lorsque les croisements étaient réussis, les taux de production des hybrides étaient typiquement très bas. On n'a trouvé aucun rapport faisant état de cas d'hybridation fructueux, en conditions naturelles, entre le S. alba et une autre espèce, quelle qu'elle soitNote de bas de page 78,Note de bas de page 79. Dans de rares cas, une pollinisation manuelle a permis de produire une descendance hybrideNote de bas de page 80,Note de bas de page 81 (voir le tableau 1). Le S. alba a un nombre chromosomique diploïde de 2n = 24, c'est‑à‑dire qu'il possède 2 séries de 12 chromosomes (1 série venant du parent paternel et 1 série venant du parent maternel). Plusieurs des espèces apparentées au S. alba n'ont pas le même nombre chromosomique que celui-ci, ce qui réduit la compatibilité sexuelleNote de bas de page 18. Toutefois, il existe des exemples de croisements réussis entre des espèces de la famille des Brassicaceae n'ayant pas le même nombre chromosomiqueNote de bas de page 47.

Dans presque tous les cas où l'on a réussi à hybrider le S. alba à une autre espèce de la famille des Brassicaceae, l'une des méthodes suivantes a été employée pour contourner l'incompatibilité sexuelle (voir le tableau 2) :

Hybridation avec d'autres espèces cultivées

Le S. alba présente de nombreux caractères agronomiques d'intérêt pour les programmes d'amélioration d'espèces apparentées, notamment la résistance aux insectes et aux maladies. De nombreux efforts ont été déployés pour tenter d'hybrider le S. alba avec les espèces suivantes : B. napus, B. carinata, R. sativus, B. nigra, B. oleracea et B. juncea (voir le tableau 1 et le tableau 2).

Hybridation avec des mauvaises herbes et des espèces sauvages apparentées

En comparaison avec les espèces cultivées, la création d'hybrides entre le S. alba et des espèces de mauvaises herbes a fait l'objet de moins de tentatives. FitzJohn et al. (2007) n'ont recensé aucun cas de tentative d'hybridation entre le S. alba et une autre espèce non cultivéeNote de bas de page 77. Le S. arvensis est la seule autre espèce du genre Sinapis présente au Canada, et il s'agit d'une mauvaise herbe nuisible. La littérature recensée ne fait état d'aucun cas d'hybridation naturelle entre le S. arvensis et le S. albaNote de bas de page 82. Nelson (1927) a rapporté des cas d'hybrides stériles issus d'un croisement entre le S. alba et la moutarde des champs (le nom commun du S. arvensis) ayant produit de petites gousses dépourvues de grainesNote de bas de page 9. Le S. alba a un nombre chromosomique de 2n = 24 chromosomes, et le S. arvensis, de 2n = 18Note de bas de page 83. Cette différence réduit la probabilité d'obtenir des hybrides viables de ces espèces. Toutefois, de plus amples recherches sont nécessaires pour confirmer que le S. arvensis et le S. alba ne s'hybrident pas en conditions naturelles.

Il serait utile d'étudier la possibilité de flux génique entre le S. alba et les espèces suivantes :

Tableau 1 : Résumé des essais publiés sur l'hybridation interspécifique et intergénérique (croisements sexués) entre Sinapis alba et des espèces apparentées dans des conditions naturelles ou par pollinisation manuelle
Parent femelle Parent mâle Description Référence(s)
S. alba Brassica napus échec Lelivelt et al. 1993Note de bas de page 85
S. alba B. napus échec Onteddu et Neelamraju 1996Note de bas de page 86
B. napus S. alba échec Lelivelt et al. 1993Note de bas de page 85
B. napus S. alba échec Onteddu et Neelamraju 1996Note de bas de page 86
B. napus S. alba Hybridation classique par pollinisation manuelle. 35 croisements engendrant 7 graines. 5 ont germé et produit une plante normale. Fécondité partielle des F1. < 2 % de grenaison lors du rétrocroisement des hybrides F1 avec le S. alba; 33 % de grenaison lors du rétrocroisement des hybrides F1 avec le B. napus. Bijral et al. 1993Note de bas de page 80
S. arvensis (moutarde des champs) S. alba Selon le rapport, production d'hybrides stériles engendrant des petites gousses dépourvues de graines. Nelson 1927Note de bas de page 9
Brassica carinata/S. alba S. alba/ B. carinata échec Sridevi et al. 2005Note de bas de page 87
Raphanus sativus/S. alba S. alba/ R. sativus

échec

Des embryons se sont développés dans environ 4 % des cas où le S. alba était le parent femelle, mais ne sont pas devenus des hybrides. Aucun développement ne s'est produit lorsque le S. alba était le parent mâle.

Bang et al. 1996Note de bas de page 88
S. alba Brassica nigra

Des croisements réciproques ont été faits à la main au champ. Des hybrides ont été produits uniquement lorsque le S. alba était le parent femelle. La pollinisation de 87 bourgeons du S. alba a donné 21 graines, desquelles on a obtenu 3 plantes hybrides. Les hybrides présentaient un faible taux de fécondité :

  • les anthères étaient peu développées et seulement 9,3 % du pollen était fécond
Choudhary et Joshi 2000Note de bas de page 81
Tableau 2 : Résumé des essais publiés sur l'hybridation interspécifique et intergénérique (artificielle, par culture d'ovaires, d'ovules ou d'embryons ou par fusion de protoplastes) entre Sinapis alba et des espèces apparentées
Hybridation Description Référence
Brassica napus et
S. alba
La fusion de protoplastes au PEG n'a pas donné de plantes avec de l'ADN mitochondrial recombinant ou d'ADN chloroplastique recombinant. Lelivelt et al. 1993Note de bas de page 85
B. napus et
S. alba
Des ovaires issus de croisements réciproques ont été cultivés dans un milieu E12 et ont donné 2,2 % d'hybrides interspécifiques lorsque le S. alba avait été utilisé comme parent femelle, et 1,9 % lorsqu'il avait été utilisé comme parent mâle. Chèvre et al. 1994Note de bas de page 89
B. napus et
S. alba
La fusion de protoplastes par induction électrique a donné 7 hybrides somatiques. Les hybrides ont été cultivés jusqu'à leur pleine maturité et ont produit des graines après autopollinisation ou rétrocroisement avec le B. napus. Wang et al. 2005Note de bas de page 90
B. napus et
S. alba
Deux hybrides fertiles ont été obtenus par combinaison des techniques de la culture d'ovaires et du sauvetage d'embryons. Le S. alba était le parent femelle dans les deux cas. Brown et al. 1997Note de bas de page 14
B. napus et
S. alba
Des hybrides somatiques du B. napus et du S. alba ont été obtenus par électrofusion. Ils ont ensuite fait l'objet d'un rétrocroisement. Une lignée stable androstérile a été sélectionnée dans la descendance des hybrides somatiques à des fins de caractérisation. Wang et al. 2005Note de bas de page 90; Li et al. 2009Note de bas de page 91; Wang et al. 2014Note de bas de page 92
B. napus et
S. alba
Des plantes hybrides androstériles F1 comptant 31 ou 43 chromosomes ont été obtenues par sauvetage d'embryons, avec le S. alba comme parent femelle. Les hybrides ont été rétrocroisés avec le B. napus par sauvetage d'embryons; le pollen de ces hybrides était viable. Ripley et Arnison 1990Note de bas de page 93
B. napus et
S. alba
Des hybrides somatiques peu féconds ont été obtenus par fusion de protoplastes. Primard et al. 1988Note de bas de page 2
Brassica oleracea et S. alba 27 plantes ont été régénérées par fusion de protoplastes. Les hybrides somatiques produisaient peu de pollen. Gaikwad et al. 1996Note de bas de page 94
B. oleracea et S. alba Avec le B. oleracea comme parent mâle et le S. alba comme parent femelle, 11 plantes hybrides ont été obtenues par une combinaison de culture d'ovaires et de sauvetage d'embryons. 2 plantules issues du croisement réciproque ont été générées, mais ont été perdues pendant la multiplication. Li et al. 2017Note de bas de page 95
B. oleracea et S. alba Hybrides somatiques obtenus par fusion de protoplastes. Les rétrocroisements avec le parent B. oleracea ont été un échec. Des croisements entre individus de ploïdie différente, dont le B. oleracea tétraploïde ont donné 344 graines, qui font l'objet d'une étude plus approfondie. Nothnagel et al. 1997Note de bas de page 78
S. alba et Brassica carinata Hybrides produits par sauvetage d'embryons. Sridevi et al. 2005Note de bas de page 87
S. alba et Brassica juncea Hybrides somatiques obtenus par électrofusion de protoplastes. Les hybrides étaient androstériles, mais ont produit des graines à la suite d'un rétrocroisement avec le B. juncea. Gaikwad et al. 1996Note de bas de page 94
S. alba et B. juncea Hybrides somatiques stables et féconds obtenus par fusion de protoplastes Kumari et al. 2018Note de bas de page 96
S. alba et B. juncea Hybrides produits par culture d'ovaires. Croisement réussi seulement lorsque le B. juncea était le parent femelle. Mohapatra et Bajaj 1987Note de bas de page 97
Raphanus sativus et S. alba Hybrides obtenus par culture d'ovaires suivie d'une culture d'embryons ou par culture d'embryons seulement. Bang et al. 1996Note de bas de page 88
S. alba et Brassica rapa Hybrides autogames obtenus par culture d'ovaires lorsque le B. rapa était le parent femelle. Le croisement avec le S. alba comme parent femelle a été un échec. Jandurová et Dolezel 1995Note de bas de page 98

5.2 Potentiel d'introgression génétique depuis le S. alba vers des espèces apparentées

Le S. alba présente de nombreux caractères agronomiques susceptibles de contribuer aux programmes d'amélioration d'espèces apparentées, notamment la résistance aux insectes et aux maladies. Malgré de nombreux efforts pour tenter d'hybrider le S. alba avec d'autres espèces cultivées, l'introgression de gènes a été démontrée avec succès uniquement chez B. napus, pour la coloration jaune des grainesNote de bas de page 96,Note de bas de page 99.

Un rapport de l'OCDE conclut que la possibilité d'introgression du S. alba vers le B. napus dans des conditions naturelles est extrêmement faibleNote de bas de page 47.

La littérature recensée ne fait état d'aucun cas de flux génique s'étant produit dans des conditions naturelles entre le S. alba et d'autres espèces cultivées, sauvages ou de mauvaises herbes. Le risque d'introgression génétique depuis le S. alba vers des espèces sauvages apparentées est indéterminé.

6. Interaction possible entre le S. alba et d'autres organismes vivants

Les interactions entre le S. alba et les autres organismes vivants en milieu agricole au Canada n'ont pas été étudiées en profondeur. Naumkin et Velkova (2013) ont identifié et quantifié les insectes pollinisateurs présents dans des champs de S. alba en RussieNote de bas de page 31. Diverses publications provinciales donnent des renseignements sur la gestion de plusieurs maladies et insectes nuisibles s'attaquant au S. albaNote de bas de page 7,Note de bas de page 15,Note de bas de page 37.

Le S. alba présente une résistance – ou une certaine tolérance – à divers insectes et maladies. Des dommages peuvent toutefois survenir en fonction de la pression exercée par les organismes nuisibles, de la période de l'année ou de la présence d'autres facteurs de stress. Le S. alba présente une résistance ou une tolérance aux ravageurs suivants :

ainsi qu'aux insectes nuisibles suivants :

Les maladies du S. alba les plus courantes au Canada sont les suivantes :

Les insectes nuisibles s'attaquant au S. alba sont les suivants :

Pour obtenir des exemples d'interactions entre le S. alba et d'autres organismes vivants au cours de son cycle de vie, veuillez consulter les tableaux ci-dessous.

Abréviations utilisées dans les tableaux

Tableau 3 : Champignons
Champignons Interaction avec Sinapis alba
(effet pathogène; symbiose ou autre relation bénéfique; consommation; transfert de gènes)
Présence au Canada Référence(s)

fonte des semis

  • Phytophthora cactorum (Lebert & Cohn) J.Schröter et/ou Pythium spp.

effet pathogène

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

fusariose vasculaire
  • Fusarium oxysporum Schlecht. emend. Snyder & Hansen
  • F. avenaceum R.J. Cook

effet pathogène

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

jambe noire

  • Leptosphaeria maculans (Sowerby) P.Karst.
  • Leptosphaeria biglobosa Shoemaker & Brun

effet pathogène

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

maladies à Alternaria : tache noire, tache grise et tache des gousses

  • Alternaria brassicae (Berk.) Sacc. et/ou A. brassicola (Schwein.) Wiltshire

effet pathogène

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

mildiou

  • Hyaloperonospora parasitica (Pers.) Constant.

effet pathogène

Yn, Ont., Man., Alb., C.-B.

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

CABI (Centre pour l'agriculture et les sciences biologiques internationales) 2021Note de bas de page 104

pourriture à sclérotes

  • Sclerotinia sclerotiorum (Lib.) de Bary

effet pathogène

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement du Manitoba sans dateNote de bas de page 37

rouille blanche/albugine

  • Albugo candida (Pers.) Kuntze

effet pathogène

répandu

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

tige brune [sore shin], fonte des semis, rhizoctone commun

  • Rhizoctonia solani Kühn, téléomorphe : Thanatephorus cucumeris (A.B. Frank) Donk

effet pathogène

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

tige grise; tache blanche

  • Pseudocercosporella capsellae (Ellis & Everh.) Deighton, téléomorphe : Mycosphaerella capsellae A. J. Inman & Sivan.

effet pathogène

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

Tableau 4 : Chromistes
Chromistes Interaction avec Sinapis alba
(effet pathogène; symbiose ou autre relation bénéfique; consommation; transfert de gènes)
Présence au Canada Référence(s)

hernie

  • Plasmodiophora brassicae Woronin.

effet pathogène

présence déclarée dans toutes les provinces

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

CABI (Centre pour l'agriculture et les sciences biologiques internationales) 2021Note de bas de page 104

Tableau 5 : Phytoplasmes
Phytoplasmes Interaction avec Sinapis alba
(effet pathogène; symbiose ou autre relation bénéfique; consommation; transfert de gènes)
Présence au Canada Référence(s)

jaunisse de l'aster

  • Candidatus Phytoplasma asteris Lee, Gundersen-Rindal, Davis, Bottner, Marcone & Seemüller

pathogen

widespread

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Tableau 6 : Insectes
Insectes Interaction avec Sinapis alba
(effet pathogène; symbiose ou autre relation bénéfique; consommation; transfert de gènes)
Présence au Canada Référence(s)

abeille mellifère, Apis Mellifera L.

symbiose ou autre relation bénéfique

répandue

Masierowska et Piętka 2014Note de bas de page 29

abeilles solitaires par exemple les familles

  • des Andrenidae
  • des Halictidae

symbiose ou autre relation bénéfique

répandues

Masierowska et Piętka 2014Note de bas de page 29

altises y compris

  • l'altise des crucifères, Phyllotreta cruciferae Goeze
  • l'altise des navets, P. striolata Fabricius
  • l'altise du houblon, Psylliodes punctulata Melsheimer

consommation

répandues

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

Gouvernement du Manitoba sans dateNote de bas de page 37

Brown et al. 1999Note de bas de page 102

Bodnaryk and Lamb 1991Note de bas de page 103

carabes (famille : Carabidae)

symbiose ou autre relation bénéfique

répandus

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

charançon de la graine du chou, Ceutorhynchus obstrictus (Marsham)

consommation

C.‑B., Alb., Man., Sask., Qc, Ont.

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

Brown et al. 1999Note de bas de page 102

Conseil canadien du canola 2021Note de bas de page 105

chrysomèle du navet, Entomoscelis americana Brown

consommation

Alb., Man., Sask.

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

chrysopidés (famille : Chrysopidae)

symbiose ou autre relation bénéfique

répandus

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

coccinelles (famille : Coccinellidae)

symbiose ou autre relation bénéfique

répandues

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

fausse-teigne des crucifères

  • Plutella xylostella (L.)

consommation

répandue

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

Gouvernement du Manitoba sans dateNote de bas de page 37

Brown et al. 1999Note de bas de page 102

guêpes parasites des familles

  • des Ichneumonidae
  • des Braconidés
  • des Pteromalidae

symbiose ou autre relation bénéfique

répandues

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

légionnaire Bertha, Mamestra configurata Walker

consommation

C.‑B., Man., Sask., Alb.

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

Gouvernement du Manitoba sans dateNote de bas de page 37

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

staphylinidés (famille : Staphylinidae)

symbiose ou autre relation bénéfique

répandus

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

syrphidés (famille : Syrphidae)

symbiose ou autre relation bénéfique

répandus

Gouvernement du ManitobaNote de bas de page 106

ver-gris y compris

  • le ver-gris à dos rouge, Euxoa ochrogaster (Guenée)
  • le ver-gris orthogonal, Agrotis orthogonia Morrison
  • le ver-gris terne, Feltia jaculifera (Guenée)
  • le ver-gris hérissé, Lacinipolia renigera (Stephens)

consommation

répandu

Commission de développement de la moutarde de la Saskatchewan 2021Note de bas de page 7

Gouvernement de l'Alberta 2010Note de bas de page 15

Gouvernement du Manitoba sans dateNote de bas de page 37

Tableau 7 : Animaux
Animaux Interaction avec Sinapis alba
(effet pathogène; symbiose ou autre relation bénéfique; consommation; transfert de gènes)
Présence au Canada Référence(s)

animaux brouteurs par exemple

  • les cerfs
  • les lièvres
  • les lapins
  • les rongeurs

consommation

répandus

Groupe de travail sur l'harmonisation de la surveillance réglementaire en biotechnologie de l'OCDE, 2012Note de bas de page 47

oiseaux

consommation

répandus

Groupe de travail sur l'harmonisation de la surveillance réglementaire en biotechnologie de l'OCDE, 2012Note de bas de page 47

lombrics

symbiose ou autre relation bénéfique

répandus

Lohmann et al. 2009Note de bas de page 107

Tableau 8 : Végétaux
Végétaux Interaction avec Sinapis alba
(effet pathogène; symbiose ou autre relation bénéfique; consommation; transfert de gènes)
Présence au Canada Référence(s)

moutarde des champs, Sinapis arvensis L.

mauvaise herbe apparentée

répandue

Warwick et al. 2000Note de bas de page 17

Date de modification :