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Le longicorne à col rouge – Aromia bungii

Contexte

Le longicorne à col rouge (Aromia bungii) est un coléoptère perceur du bois originaire de l'Est de l'Asie qui se reproduit dans de nombreuses essences décidues, dont diverses espèces du genre Prunus. Il peut compromettre le rendement des arbres fruitiers et affaiblir considérablement ou même tuer les arbres qu'il infeste. Ajouté à la liste des parasites réglementés en 2018, ce ravageur est considéré comme une source de préoccupation potentielle, mais il n'est pas tenu pour présent au Canada.

La détection précoce pourrait contribuer à réprimer ce ravageur si sa présence était signalée au pays.

Le longicorne à col rouge est un grand coléoptère noir qui a un thorax rouge. La seule espèce similaire connue au Canada est le longicorne des cerisiers, Ropalopus sanguinicollis. Le longicorne à col rouge a de gros tubercules latéraux en forme d'épine sur son thorax, tandis que le longicorne des cerisiers a un thorax arrondi et lisse. Le longicorne à col rouge a également des élytres plus brillants.

Ces deux longicornes peuvent être difficiles à différencier et se reproduisent tous deux sur Prunus. Dans le doute, il vaut mieux être prudent. Si vous croyez avoir trouvé un spécimen de longicorne à col rouge, veuillez contacter l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

Carte de phytoravageur - Longicorne à col rouge

Identification

Les adultes mesurent 22 à 38 mm de longueur. Le corps est entièrement noir, à l'exception du thorax, qui est rouge et armé d'une forte épine sur les côtés. Comme chez d'autres espèces de longicornes, les antennes sont aussi longues (femelles) ou plus longues (mâles) que le corps.

Hôtes

La gamme d'hôtes comprend le pêcher (Prunus persica), l'abricotier (P. armeniaca), le prunier d'Amérique (P. americana), le cerisier sauvage (ou cerisier des oiseaux) (P. avium), le prunier cultivé (P. domestica) et l'abricotier du Japon (P. mume). Les espèces ou genres suivants sont également mentionnés dans la littérature scientifique, souvent avec bien peu d'information concernant leur statut à titre d'hôte : peuplier blanc (Populus alba), peuplier blanc de Chine (P. tomentosa), plaqueminiers (Diospyros), ptérocaryer de Chine (Pterocarya stenoptera), châtaignier chinois (Castanea mollissima), chênes (Quercus), noyer royal (Juglans regia),margousier (Azadirachta indica), olivier (Olea europaea), bambou des tisserands (Bambusa textilis) et grenade (Pumila granatum). De nombreuses publications traitant de cet insecte sont rédigées en chinois, et il se peut que d'autres hôtes ne figurant pas dans les ouvrages rédigés en anglais y soient mentionnés.

Point d'infestation sur l'arbre

Les jeunes larves forent des galeries entre l'écorce et l'aubier au niveau du tronc, tandis que les larves plus âgées se développent dans le bois de cœur. Les larves peuvent également forer des galeries dans les grosses branches.

État de l'hôte

On manque d'information sur l'état de santé des hôtes préférés par le ravageur, mais on sait que d'autres espèces du genre Aromia attaquent de préférence les jeunes arbres, tant sains que stressés.

Répartition

Ce coléoptère se rencontre à l'état indigène en Chine, en Corée du Nord et en Corée du Sud, en Mongolie et au Vietnam. Il a été introduit au Japon, de même qu'en Italie (région de Campanie), où il fait l'objet de mesures d'éradication. Il est présumé éradiqué en Allemagne (Bavière).

Signes et symptômes

Les femelles déposent leurs œufs dans des fissures de l'écorce. Les galeries larvaires s'étendent sur une longueur de 17 à 22 cm sous l'écorce du tronc ou des branches de l'hôte. Les trous d'émergence mesurent 12 mm de diamètre. Des débris fibreux grossiers (sciure de forage) peuvent être expulsés des galeries larvaires et s'accumuler au pied de l'hôte. En Asie, l'Aromia bungii peut réduire le rendement des arbres fruitiers et affaiblir considérablement ou même tuer les arbres qu'il infeste.

Photos :

A. bungii femelle

A. A. bungii femelle. Les antennes atteignent l'extrémité des élytres.

A. bungii mâle

B. A. bungii mâle. Les antennes mesurent 1,5 fois la longueur du corps.

Sciure de forage expulsée hors d'un Prunus infesté par l'A. bungii en Italie

C. Sciure de forage expulsée hors d'un Prunus infesté par l'A. bungii en Italie.

Galeries larvaires dans un tronc de Prunus (Italie)

D. Galeries larvaires dans un tronc de Prunus (Italie).

Larve d'A. bungii s'alimentant sous l'écorce d'un Prunus

E. Larve d'A. bungii s'alimentant sous l'écorce d'un Prunus.

Prunier cultivé (Prunus domestica) infesté par l'A. bungii en Italie

F. Prunier cultivé (Prunus domestica) infesté par l'A. bungii en Italie.

Aromia bungii femelle

G. Aromia bungii femelle.

Sources des photos

  1. Pierre Haller. http://www.biolib.cz/en/imagegalleryuser/id220287/?uid=7039
  2. Pierre Haller. http://www.biolib.cz/en/imagegalleryuser/id220286/?uid=7039
  3. Daniela Benchi. Services phytosanitaires de la région de Campanie, Naples (Italie) http://photos.eppo.org/index.php/image/6828-arombu-01/images/623-aromia-bungii-arombu-
  4. Raffaele Griffo. Services phytosanitaires de la région de Campanie, Naples (Italie) http://photos.eppo.org/index.php/image/6834-arombu-08/images/623-aromia-bungii-arombu-
  5. Bruno Espinosa. Dipartimento di Entomologia e Zoologia agraria, Facolta di Agraria, Portici, Naples (Italie) http://www.sito.regione.campania.it/AGRICOLTURA/difesa/aromia.html
  6. Daniela Benchi. Services phytosanitaires de la région de Campanie, Naples (Italie) http://photos.eppo.org/index.php/image/6827-arombu-02/images/623-aromia-bungii-arombu-
  7. Raffaele Griffo. Services phytosanitaires de la région de Campanie, Naples (Italie) http://photos.eppo.org/index.php/image/6826-arombu-05/images/623-aromia-bungii-arombu-