Combat entre insectes : l'agrile du frêne et les guêpes parasitoïdes

Combat entre insectes : l'agrile du frêne et les guêpes parasitoïdes

« Quand l'agrile du frêne a été découvert en Amérique du Nord, on s'est rendu compte qu'il avait un effet assez dévastateur et que les frênes mouraient très rapidement. Il fallait trouver une solution. Et donc, c'est là où l'idée d'aller chercher des ennemis naturels dans le pays de provenance de l'agrile est arrivée. Le projet a commencé pour le Canada en 2012 : la première année où on a introduit les guêpes parasitoïdes. »

Véronique Martel, chercheuse scientifique au Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada

100 000 guêpes ont été relâchées dans nos forêts. Réussiront-elles à sauver nos frênes? Dans ce balado, une entomologiste nous explique la science fascinante de la lutte biologique.

Écouter l'épisode de La science simplifiée : Qui peut bien se mesurer à la tordeuse des bourgeons de l'épinette? (Ressources naturelles Canada)

Combat entre insectes : l'agrile du frêne et les guêpes parasitoïdes – Audio Transcript

Michelle Strong (Coanimatrice) : Vous ne pouvez pas le voir, mais un combat se déroule actuellement dans les forêts canadiennes. Des millions de frênes sont morts en Amérique du Nord, et des milliards d'autres sont à risques.

Greg Rogers (Coanimateur) : Aujourd'hui, nous parlons de l'agrile du frêne, un scarabée envahissant qui a causé de sérieux dommages depuis son arrivée ici en 2002.

Michelle : Comme solution, 100 000 guêpes prédatrices ont été introduites dans la nature Canadienne.

Greg : La bataille a déjà commencée.

Michelle : Quel insecte en sortira vainqueur? Voyons-voir.

Annonceur : Mesdames et messieurs, dans le coin gauche, le régnant, le défendant, le ravageur qui dévore son chemin à travers les frênes de l'Amérique du Nord, l'agrile du frêne!

Greg : Indigènes de l'Asie de l'Est, ces scarabées sont très envahissants. Leur corps, d'un vert métallique irisé, peut atteindre 14 millimètres de long, avec des dents minuscules sur leurs ailes. Ces ravageurs des bois pondent des bébés géants, dont les larves blanches et crémeuses sont 2 fois plus grandes que les adultes.

Annonceur : Et maintenant, dans le coin droit, son opposante, la défiante, la prédatrice, la guêpe parasitoïde!

Michelle : Originaires d'Asie, ce sont des créatures minuscules de moins de 4 millimètres de long : petites mais puissantes. Ces méchants garçons se nourrissent des larves de l'agrile du frêne. Sans scrupules dans leur survie, ils pondent même des œufs à l'intérieur des larves de l'agrile du frêne, les tuant ainsi dans leur enfance.

Annonceur : Et la bataille de l'écosystème commence!

Greg : C'est Greg!

Michelle : Et ici Michelle. Voici Inspecter et protéger : le balado officiel de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Michelle : Donc nous allons explorer le concept de la lutte biologique. Un combat entre insectes, à la fois naturelle et artificielle….

Joël Houle (animateur de La science simplifiée) : Un combat entre insectes?

Greg : Joël? De La science simplifiée? Qu'est-ce que tu fais ici?

Joël : Ah, salut Greg, salut Michelle. Je suis seulement à la recherche d'idées…de sujets pour mon balado La Science Simpifiée. Tu sais… vous savez, le balado qui vous renseigne sur le travail scientifique incroyable qui se fait à Ressources Naturelles Canada. Le balado qui est disponible sur Apple Podcast, Google Podcast, Spotify et SoundCloud. Est-ce ce que j'ai mentionner que le balado s'apelle la Science Simplifiée?

Michelle : Mais on essaye d'enregistrer notre balado en ce moment.

Joël : Mais attendez une minute! Je suis pas mal certain que nous avons des experts à Ressources Naturelles Canada qui travaillent sur quelque chose de similaire pour la tordeuse de bourgeon de l'épinette.

Michelle : Ah oui?

Joel : Est-ce que je peux emprunter votre thème de lutte?

Michelle : …Euh…Oui! D'accord, mmhmmm.

Joël : Super! Merci! Je suis pas mal occupé. Je dois y aller. Allez-y, continuez votre balado, je ne vous dérangerai plus.

Greg : Il me semble que cet épisode est maintenant une collaboration avec La science simplifiée. Encore plus d'insectes pour tout le monde…

Michelle : Si vous ne suivez pas déjà leur balado sur Soundcould, je vous le recommande! Bon, on se replonge dans les forêts canadiennes. Pour en comprendre davantage sur l'introduction des guêpes prédatrices, Greg et moi avons eu la chance de discuter avec 1 des meilleurs expertes au Canada. Bonjour Véronique. Veux tu t'introduire à nos auditeurs?

Véronique Martel (invitée) : Oui, bonjour! Donc je m'appelle Véronique Martel. Je suis chercheur scientifique à Ressources naturelles Canada, basé à Québec, et puis j'étudie les insectes de façon générale, mais surtout comment on peut combattre les insectes de façon naturelle.

Michelle : Véronique, peux-tu nous expliquer le concept des agents de lutte biologique?

Véronique : Donc, la lutte biologique, le principe est assez simple. Dès qu'on veut lutter contre un organisme vivant avec un autre organisme vivant, on parle de lutte biologique. Donc c'est le vivant contre le vivant. Ça peut être aussi simple que d'avoir des souris dans sa grange et s'acheter un chat pour lutter contre les souris. Ça, c'est de la lutte biologique. Donc, le concept est assez simple. On peut en avoir besoin dans différents cas, quand on veut contrôler...Souvent, on voit parler des insectes ravageurs en agriculture ou en foresterie et la raison pour laquelle, tout à coup, on veut contrôler un insecte, ça peut être parce qu'il est nouveau, par exemple, dont il vient d'ailleurs, il arrive….les plantes ou les arbres sont sans défense face à lui. Donc là, on va vouloir le contrôler. Ou si quelque chose va changer dans l'environnement, qui fait, que tout d'un coup, l'insecte devient plus abondant.

Greg : Existe-t-il d'autres types de stratégies de lutte biologique?

Véronique : Il y a différentes stratégies. On va parler de lutte classique, lutte biologique classique, si on va prendre un... un agent de lutte, donc un prédateur ou parasitoïde qui vient d'ailleurs. Donc, on amène quelque chose de nouveau. On parle de lutte biologique classique, mais il y a aussi la lutte biologique augmentative et ça c'est…on fait juste augmenter le nombre d'ennemis qui sont déjà présents naturellement. Donc, on vient comme donner un petit … un petit "boost", si vous me permettez l'expression, dans la population pour essayer de contrôler de façon temporaire un ravageur ou un insecte qui nous dérange.

Michelle : J'ai entendu dire qu'on a introduit des guêpes. Peux-tu nous expliquer comment et quand nous avons introduit ces guêpes, puis comment ils ont affecté, l'agrile du frêne?

Véronique : Oui, quand l'agrile du frêne a été a été découvert en Amérique du Nord, parce que ça a été à peu près en même temps Canada/États-Unis, on s'est rendu compte qu'il avait un effet assez dévastateur et que les frênes mouraient très rapidement. Donc, on s'est retrouvé avec un problème de mortalité des frênes et là, il fallait trouver une solution. Il n'y a pas… il n'y a pas de solution miraculeuse. Il y a différentes sortes, évidemment. On peut couper les arbres. Il y a moyen d'injecter des insecticides mais ça ne vient pas régler le problème à long terme. Et donc, c'est là où l'idée d'aller chercher des ennemis naturels dans le pays de provenance de l'agrile du frêne est arrivée. C'est les Américains qui ont fait ça, à la base, donc qui sont aller voir en Asie, là où l'agrile est présent. L'agrile du frêne est présent en Asie, mais il ne pose pas de problème comme ici dans son élément. C'est quoi l'équilibre là-bas? Et puis, l'ayant identifié, certaines espèces de guêpes parasitoïdes, ont fait des études très rigoureuses. Vérifier qu'il n'y aurait pas un impact néfaste ici, qu'ils n'attaquaient pas d'autres espèces. Et puis, c'est là que le projet a débuté. Donc, à la base, les Américains ont approuvés. Certaines espèces ont commencées à les utiliser. Le Canada, évidemment, est ainsi intéressé. Donc on a embarqué dans le projet. Le Canada a dû faire sa propre évaluation des espèces avant de les approuver. Et c'est là que le projet a commencé pour le Canada en 2012. La première année où on a introduit les guêpes parasitoïdes.

Annonceur : La rivalité!

Véronique : Le mot guêpe est un mot qui fait peur. On parle ici de guêpes parasitoïdes, donc c'est un type très très spécifique de guêpes qui sont minuscules. Dans le cas des guêpes, on parle ici… on parle de quelques millimètres, donc c'est vraiment petit. Et puis, c'est des insectes. C'est des guêpes qui n'attaquent pas ni l'humain ni les animaux. Donc ils vont seulement attaquer, dans ce cas-ci, l'agrile du frêne. Donc, c'est vraiment spécifique, ça c'est important de le dire pour rassurer aussi les gens. Donc, comment que ça fonctionne, c'est que ces guêpes la vont pondre leur œufs à l'intérieur de l'agrile du frêne. Ils ne peuvent pondre leur œufs ailleurs que dans l'agrile. Et puis les œufs vont éclore à l'intérieur de l'agrile du frêne, vont dévorer l'agrile du frêne à l'intérieur. Donc ils peuvent attaquer, selon de quelles guêpes on parle, peuvent attaquer soit les œufs, soit les larves de l'agrile. Et évidemment, ça va tuer l'agrile comme on s'en doute et c'est ce qui va permettre de venir contrôler, abaisser les populations l'agrile du frêne. Donc ce qu'on veut c'est d'obtenir un équilibre et non éradiquer. Parce que c'est trop tard pour éradiquer l'agrile du frêne.

Greg : Est-ce qu'il y a différents types de guêpes ou c'est une seule espèce qu'on utilise pour ce projet?

Véronique : On as… dans le cas de l'agrile du frêne, on a les 3 espèces qui sont utilisées au Canada. 3 espèces qui vont être différentes, principalement la première, vont attaquer les œufs de l'agrile du frêne. Les 2 autres vont s'attaquer aux larves ainsi que… et ce qui est particulier aussi, c'est que les larves de l'agrile du frêne, comme on le sait, sont sous l'écorce. Donc, ça implique que ces guêpes-là doivent être capable de percer l'écorce du frêne pour aller atteindre les larves qui sont dessous. C'est quand même impressionnant. Ça apporte aussi une certaine limite parce que selon la grandeur de la guêpe, il faut qu'elle ait un ovipositeur. C'est ce qui lui permet de pondre, assez grand pour percer, évidemment, l'écorce. Donc, c'est les 3 sortes qu'on a introduit au Canada.

Michelle : C'est-tu possible qu'on a introduit un nouveau problème avec ces guêpes?

Véronique : Ça pourrait...Ça pourrait être possible si ces guêpes-là n'étaient pas assez spécialisées, donc s'ils attaqueraient autres choses. Il y a toujours un risque quand on introduit quelque chose de nouveau. L'idée, c'est de le mesurer, de le quantifier, ce risque-là. Et donc ça, ça va être fait par des nombreuses études, qui vont s'assurer que... dans l'insecte qu'on fait rentrer : Qui est-ce qu'il peut attaquer? Donc de le mettre dans des situations, de l'exposer à nos insectes qui sont déjà présents et vérifier : est-ce qui va l'attaquer? Est ce qu'il l'attaque quand il y a le choix ? Peut-être qu'ils ne le préfèrent pas, mais que, s'il n'y a rien d'autre, il va l'attaquer. Donc sa aussi, quand il est tout seul, s'il n'a rien d'autre à manger, rien d'autre à attaquer, est-ce qu'il va y aller? C' est très important de faire des études extrêmement rigoureuses. Et il n'y a rien qui va être approuvé si ces études ne montrent pas que le risque et à peu près nul pour l'environnement.

Michelle : Peux-tu nous décrire les résultats de leur introduction jusqu'à présent?

Véronique : Oui, donc, on les a introduit dans un certain nombre de sites. La façon de vérifier un petit peu le succès... on va retourner un an plus tard sur nos sites, et on va regarder : est ce que les guêpes parasitoïdes sont toujours présentes? Donc est-ce qu'elles se sont installées de façon permanente en vue? Et, depuis 2012, on va introduire les guêpes dans différents sites au Canada. Et la majorité des sites sur lesquels on les a introduits ont maintenant la guêpe… les guêpes parasitoïdes qui sont présentes. Donc qu'il y a une certain équilibre qui s'est établit. Donc ça, on peut parler de succès pour ça, parce que ça veut dire qu'il y a une partie des populations de l'agrile qui sont tuer chaque année par ces guêpes parasitoïdes là. Donc ça, c'est une certaine mesure de succès. Donc après ça, de voir à quel point combien de frênes on va sauver avec ça. Ça, c'est quelque chose qu'on va voir avec le temps. Mais l'idée, c'est vraiment de permettre justement aux frênes de survivre, ce qui était un peu compromis avec l'agrile du frêne, parce que c'est assez dévastateur pour les frênes. Et nous, ce qu'on veut, c'est de permettre que les frênes se maintiennent dans le paysage canadien.

Annonceur : Et le vainqueur : la guêpe parasitoïde!

Michelle : Quels sont les signes à reconnaître? Comment les gens peuvent t'ils identifier, on va dire, une infestation d'agrile du frêne?

Véronique : C'est un petit peu difficile et c'est la raison pour laquelle on a souvent du retard sur l'agrile du frêne. Parce qu'il est caché. Donc, les larves sont sous l'écorce. On les voit pas. Souvent quand on voit les signes sur l'arbre c'est que ça fait un moment qu'il est là. Mais c'est signé là. C'est principalement qu'on va voir le feuillage s'éclaircir dans la cime des arbres. Donc il y a certaines branches qui semblent être mortes, qui n'ont plus de feuillage. C'est un des signes parce que l'agrile va empêcher la circulation de la serre vers les branches. On peut avoir aussi des branches adventives, et ce qu'on appelle des gourmands, des fois, qui vont souvent pousser à la base du tronc. Ça c'est un signe que l'arbre est stressé, donc ça peut être l'agrile du frêne.

Michelle : Ok.

Véronique : Les signes vraiment spécifiques, qui vont dire que c'est l'agrile, ça va être les trous d'émergence. Donc ça c'est le petit trou par lequel l'adulte va sortir. Et ça, c'est des trous en forme de D. C'est quand même petit. Il faut bien regarder le tronc pour les voir, mais des formes D sur les corps, c'est un signe de l'agrile. Et puis parfois, si on soulève un peu l'écorce, là, on peut voir les galeries des larves, qui sont des galeries sinueuses. Donc ça, c'est vraiment typique. Quand on voit ce genre de galeries, on sait qu'il y a de l'agrile.

Greg : J'imagine, pour un projet comme ça, que ça prendrait beaucoup de guêpes. Où prenons nous ses guêpes? Est-ce qu'il y a une ferme de guêpes en quelque part?

Véronique : Absolument, absolument, les parasitoïdes… Les guêpes parasitoïdes en général, et dans ce cas-ci, pour l'agrile du frêne, bien ils vont être élevés en laboratoire. Donc c'est vraiment des élevages qui se font à conditions contrôlées. C'est quand même pas simple, dans ce cas-ci, parce qu'il faut avoir des frênes pour pouvoir élever l'agrile du frêne, pour pouvoir élever les guêpes parasitoïdes. C'est quand même assez lourd à faire. Mais il y a un élevage du Service canadien des forêts en Ontario qui élève ces guêpes-là. Et puis, il y a aussi un élevage aux États-Unis, donc le USDA avait initié le projet, donc ils avaient aussi leurs élevages.

Greg : Est ce qu'il y a des prédateurs qui attaquent les guêpes qu'on a introduit? Est-ce qu'il y a de la recherche à ce sujet?

Véronique : On sait que, de façon générale, oui, c'est possible. Il y a des guêpes parasitoïdes qui sont spécialisées pour attaquer d'autres guêpes parasitoïdes. Donc là, on complexifie beaucoup le système. Et dans le cas de ces guêpes la, de l'agrile du frêne, j'en ai jamais observé. Mais théoriquement, c'est possible. Sinon, les petites guêpes quand elles volent, comme n'importe quel insecte volant, peuvent aussi être mangées par des araignées ou par n'importe autre prédateur.

Michelle : Des oiseaux?

Véronique : Exactement, un prédateur assez généraliste peut attaquer n'importe quel insecte.

Greg : J'imagine que les agriles du frênes peuvent survivre l'hiver ici, mais est-ce que c'est une considération pour les guêpes aussi?

Véronique : Oui, absolument. C'est quelque chose qui doit être… qui doit être considéré quand on choisit les guêpes qu'on va introduire. Et d'ailleurs, il y en avait à la base une quatrième espèce qui avait été sélectionnée. Mais ils se sont rendu compte que ça ne fonctionnait pas bien au Canada à cause, justement, des températures hivernales. Donc cette espèce-là, on l'a jamais utilisée ici, mais elle est utilisé plus au sud, aux États-Unis. Les 3 guêpes dont on a parlé survivent bien à notre hiver. C'est sûr que ça peut arriver un hiver particulièrement froid où là, il va avoir un peu de mortalité, autant chez l'agrile que chez les parasitoïdes, mais ça, c'est quelque chose de normal en nature. Il y a certains individus parfois qui n'y survivront pas.

Michelle : L'introduction des prédateurs naturels de l'agrile du frêne fut considérée une opération réussie et les scientifiques continuent à observer les résultats de près.

Greg : Mais nous avions encore quelques questions... qui décide quels insectes prédateurs peuvent être introduits au Canada sans danger à l'écosystème?

Michelle : Pour en savoir plus, Greg et moi avons discuté avec Bruno Gallant, agent législatif principal des Programmes sur les espèces envahissantes et exotiques et des programmes domestiques à l'ACIA.

Michelle : Bruno, quel est le processus pour introduire une nouvelle espèce prédatrice ici au Canada?

Bruno Gallant (invité) : Oui, les demandeurs, donc, ceux qui veulent importer puis manipuler et relâcher dans l'environnement des agents de luttes biologiques pour la première fois au Canada, doivent nous présenter ce qu'on appelle une pétition. Donc, la pétition est formée de plusieurs éléments qui touchent sur l'information au sujet de l'agent par exemple, et puis des impacts potentiels qu'il pourrait avoir sur l'environnement, sur l'économie puis aussi… On demande aussi dans une telle pétition qu'ils nous fournissent comme un plan de suivi. Donc, s'assurer que si jamais qu'il le relâcherais dans l'environnement, est-ce qu'il agit comme on pense qu'il devrait agir; comme la science l'avait prédit? Donc ça, c'est la première étape. Ils nous présentent une demande, si vous voulez. Et puis là ça, ça va être évalué par un comité d'examen sur la lutte biologique qui est composé d'experts au Canada. C'est des représentants du gouvernement ou ça peut-être des universitaires.

Greg : C'est un peu comme un enfant qui trouve un animal sauvage ou un insecte et qui veut le ramener à la maison. L'ACIA est comme le parent qui prend la décision si c'est acceptable ou non.

Bruno : Oui, c'est ça. On prend la décision en vertu de la… comme que l'on dit, la Loi sur la protection des végétaux. C'est directement lié à notre mandat, quant à la protection de l'environnement au Canada vis à vis des parasitoïdes ou des phytoravageurs, si vous voulez.

Michelle : Merci Bruno et Véronique de vous joindre à nous aujourd'hui.

Michelle : Les guêpes nous ont été utiles. Mais le combat n'est pas terminé. La propagation de l'agrile du frêne se fait principalement par le déplacement du bois de chauffage. Dans certains cas, il est même illégal au Canada de déplacer du bois de chauffage d'une région à l'autre.

Greg : Alors achetez local et brûlez local. Les frênes sont très importants pour le paysage et l'esthétique du Canada. Si vous pensez avoir repéré les signes, signalez-le à votre bureau local de l'ACIA. Vous pouvez aussi nous visiter sur notre site Web.

Michelle : Et n'oubliez pas d'écouter l'autre épisode de cette collaboration sur la chaîne de la Science Simplifiée. Vous pouvez trouver le lien à leur épisode dans notre description.

Greg : C'était un plaisir absolu de collaborer avec Joel sur ce projet, alors faites sur de leur donner une écoute!

Michelle : Vous pouvez vous abonnez à nous et nous écouter sur votre plateforme de choix.

Greg : Nous sommes sur Spotify, Apple Podcasts, Google Podcasts, et probablement sur n'importe quelle autre application de balado!

Michelle : Voici Inspecter et protéger, le balado officiel de l'ACIA, ou l'on discute de la sécurité alimentaire et de la santé des plantes et des animaux.

[Fin de l'enregistrement]

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