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Voici Dr Yves Robinson, pathologiste vétérinaire à l'ACIA

Je m'appelle Yves Robinson. Je suis né à Gaspé, dans l'est du Québec, où mon intérêt pour la médecine vétérinaire a été éveillé dès mon plus jeune âge.

Quand j'avais six ans, ma mère m'a offert comme cadeau de Noël une petite ferme en jouet avec des figurines d'animaux. J'ai tellement aimé ce jouet que j'ai dit à ma mère qu'un jour j'aiderais des vaches lorsqu'elles tombent malades, bien que je n'aie jamais vu de vache vivante auparavant.

J'ignorais à ce moment-là que, des années plus tard, j'aurais une carrière longue et épanouissante à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), laquelle réglemente le transport et le traitement sans cruauté des animaux dans les abattoirs fédéraux.

Les rêves deviennent réalité

En 1975, j'ai réalisé mon rêve de devenir vétérinaire lorsque j'ai obtenu mon diplôme de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal. Par la suite, j'ai fait de la pratique vétérinaire générale et j'ai rendu fier le garçon de six ans que j'étais : j'étais enfin capable de soigner des vaches malades.

Mais après un certain temps, j'ai senti que je devais faire plus. J'ai eu envie d'en apprendre plus sur les maladies qui rendaient les vaches malades. J'ai donc décidé de terminer mes études supérieures en pathologie.

L'idée de devenir pathologiste m'est venue pour la première fois quand j'étais étudiant au premier cycle. J'avais un professeur extraordinaire et j'étais déterminé à suivre ses pas. Je suis reconnaissant chaque jour de la source d'inspiration que ce professeur a été pour moi. Cette inspiration m'a permis d'obtenir ma maîtrise en microbiologie vétérinaire et en pathologie de l'Université de Montréal.

En y repensant, j'estime que c'est la meilleure chose que j'ai faite dans ma vie. Je suis très passionné par mon travail et au moyen de l'enseignement, je partage mes connaissances et mon enthousiasme aux étudiants en médecine vétérinaire actuels et futurs.

25 ans déjà et ce n'est pas fini

Après quelques années en tant que pathologiste au service du gouvernement provincial, j'ai accepté un emploi à Agriculture et Agroalimentaire Canada en 1982. Le ministère fera ensuite partie de l'ACIA nouvellement créée.

J'étais là quand l'ACIA a ouvert ses portes en 1997. Plus de 25 ans plus tard, je considère toujours mon travail comme un loisir parce que l'occasion qu'il m'offre d'apprendre quelque chose chaque jour est véritablement un privilège.

Je soutiens les vétérinaires qui travaillent dans les abattoirs, dont la priorité est de veiller à ce que les animaux destinés à l'alimentation soient sans danger pour la consommation. Afin de protéger notre approvisionnement alimentaire, ils doivent s'assurer que les animaux sont en bonne santé.

C'est là que j'entre en jeu. Mes collègues en première ligne comptent sur des pathologistes comme moi pour les aider à poser des diagnostics. Pour ce faire, les vétérinaires soumettent des échantillons à l'un de nos laboratoires pour diagnostic, et nous les aidons à déterminer si la viande est sans danger pour la consommation humaine.

L'importance de la santé et du bien-être des animaux

À l'ACIA, nous sommes chanceux que la télépathologie ait été adoptée comme approche. Cette pratique permet aux vétérinaires qui travaillent dans les abattoirs de soumettre des photos aux pathologistes à distance. Après avoir observé les lésions visibles sur les photos, le pathologiste contacte le vétérinaire qui a fait appel à nos services afin de lui indiquer si un diagnostic immédiat est possible ou si des échantillons doivent être soumis au laboratoire pour une analyse plus approfondie. Le recours à la télépathologie a contribué à réduire la manipulation et l'exposition au formaldéhyde (un produit chimique employé pour fixer les tissus) dans les abattoirs.

Au cours des dernières années, l'ACIA a mis au point une autre façon d'appuyer les vétérinaires relativement aux questions de bien-être animal liées à la partie XII du Règlement sur la santé des animaux. L'objectif général du renforcement de la réglementation est que les animaux arrivent à leur destination en toute sécurité et qu'ils soient nourris, hydratés et reposés de manière appropriée. 

La réglementation précise également qu'il est interdit d'embarquer, de confiner ou de transporter un animal qui n'est pas en état d'être embarqué, confiné ou transporté dans un moyen de transport ou un conteneur. Tout animal non ambulatoire (qui ne peut pas marcher); qui a une fracture gênant sa mobilité; qui manifeste des signes de douleur ou de souffrance est considéré comme inapte.

En cas de non-conformité dans un abattoir, les vétérinaires de l'ACIA doivent à nouveau faire appel à l'aide des pathologistes afin de poser un diagnostic approprié dans le cadre de l'enquête globale. À titre d'exemple, je peux citer l'arrivée dans un abattoir d'un animal non ambulatoire. Le vétérinaire doit en connaître la cause : s'est-il passé quelque chose avant, pendant ou après le transport?

Lorsqu'un vétérinaire de l'ACIA soupçonne que les anomalies étaient présentes avant l'embarquement de l'animal pour le transport, il doit faire un rapport. Les pathologistes sont parfois appelés à étudier l'os de la jambe ou des jambes suspecte(s) au laboratoire pour déterminer la nature et l'âge des lésions.

Au laboratoire, nous prenons également des photos et conservons les os comme preuve dans l'éventualité où l'affaire serait portée devant un tribunal. C'est un aspect de mon travail que j'aime vraiment parce que, outre la science, je fais de la photographie et j'échange des informations avec des personnes qui ont besoin de mon aide.

L'ACIA embauche des vétérinaires

Étudier en médecine vétérinaire est un passeport pour une carrière passionnante. Travailler ici m'a permis de réaliser plusieurs rêves notamment celui d'exercer dans le domaine scientifique tout en servant les Canadiens et en contribuant directement à la salubrité de notre approvisionnement alimentaire.

Si vous êtes vétérinaire — ou en voie de le devenir — je vous encourage à envisager une carrière à l'ACIA. Nous travaillons dans toutes sortes d'environnements et nous abordons de nombreux aspects de la santé des animaux, y compris la surveillance et le contrôle des maladies, l'établissement de normes internationales, les produits biologiques et la biotechnologie.

Entre autres atouts, l'Agence offre un équilibre travail-vie personnelle flexible, des possibilités d'apprentissage et de perfectionnement, d'excellents avantages sociaux, un réseau de soutien et une connectivité avec notre communauté professionnelle.

Apprenez-en davantage sur le quotidien d'un vétérinaire de l'ACIA et postulez dès aujourd'hui.

Galerie d'images

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Fémur normal d'un porc.

Fémur d'un porc sur lequel est visible une vieille fracture avec une nouvelle formation osseuse.

Dr Yves Robinson en retrait, l'écran d'ordinateur affiche l'image d'un cerveau de vache présentant des lésions.

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Date de modification :