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Bon vent longicorne

Bon vent longicorne

Avez‑vous entendu la bonne nouvelle? Après plusieurs années de surveillance étroite par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), le longicorne asiatique a été éradiqué à Mississauga et à Toronto.

Lorsque cet insecte a été détecté dans ces régions en 2013, l'ACIA a établi une zone réglementée pour prévenir la propagation accrue de ce ravageur. L'objectif était de retirer les arbres infestés et de limiter le déplacement de tout le bois de chauffage ainsi que des matériaux comme les copeaux de bois et le matériel de pépinière de certaines espèces d'arbres, hors de cette zone réglementée et cela a fonctionné.

La population de longicorne asiatique a maintenant été éliminée et le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire a déclaré que la région réglementée était chose du passé.

Il s'agit d'un événement opportun, car en 2020, le Canada célèbre l'Année internationale de la santé des végétaux des Nations Unies. Les espèces envahissantes et les autres phytoravageurs endommagent nos cultures, nos écosystèmes, nos forêts et nos habitats naturels, ce qui peut avoir des effets dommageables sur la sécurité alimentaire, ainsi que sur notre santé et notre bien‑être.

Plus d'insectes, plus de problèmes

Au Canada, le longicorne asiatique s'attaque principalement à l'érable, mais aussi à de nombreux autres arbres comme le peuplier, le bouleau et le saule.

Les longicornes se nourrissent des feuilles et des brindilles des arbres hôtes. Ils mâchent les branches et le tronc, puis ils émergent de l'arbre, laissant de grands trous sur leur chemin. Ces ravageurs hautement destructeurs infestent et tuent des arbres sains, et dévastent les communautés urbaines et rurales.

Lorsqu'ils sont dans un nouvel environnement, ils peuvent se disperser naturellement ou se propager sur de longues distances par le transport de produits de bois infestés, y compris le bois de chauffage et les billes.

Un travail d'équipe

Au cours des dernières années, l'ACIA a dirigé un programme de surveillance à grande échelle visant à détecter les signes et les dommages causés par le longicorne asiatique.

Mary Orr, une agente de phytoprotection sanitaire de l'ACIA récemment retraitée qui a dirigé les efforts d'enquête sur le longicorne asiatique, a déclaré ce qui suit : « Il s'agissait d'un programme pluriannuel d'élimination et d'enquête fondé sur les données scientifiques. Il a été conçu pour éliminer le longicorne asiatique à Mississauga et à Toronto, et sa menace pour notre environnement et les industries canadiennes du bois d'œuvre de feuillus, de la pépinière et du sirop d'érable. »

La collaboration avec les partenaires fédéraux, provinciaux et municipaux était essentielle pour éliminer ce ravageur, y compris celle des villes de Toronto et de Mississauga, de la région de Peel, de Ressources naturelles Canada, du Service canadien des forêts et du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario.

« Les diverses organisations participantes ont fourni des ressources en fonction de leurs forces qui ont rendu nos efforts d'enquête et d'élimination nécessaires efficaces et possibles, » a déclaré Mme Orr. Cela comprenait la collaboration avec l'ACIA pour faciliter l'enquête sur l'éradication, l'échange de renseignements scientifiques et le fait de tenir le public, l'industrie et d'autres intervenants informés.

Loin des yeux, mais non loin du cœur

Il y a toujours un risque que le longicorne asiatique revienne. En fait, il a été découvert à l'origine à Mississauga et à Toronto peu après avoir été déclaré éradiqué dans une région voisine.

Pour contrer cette menace, l'ACIA a mis en place un certain nombre d'exigences pour l'introduction de l'emballage du bois, des produits du bois et du matériel de plantation au Canada. Par contre, nous avons aussi besoin de votre aide pour protéger nos forêts.

Ne déplacez pas le bois de chauffage : achetez‑le et brûlez‑le localement

L'une des façons de rejoindre la lutte contre les phytoravageurs est de ne pas déplacer le bois de chauffage. Même si vous ne les voyez pas, les espèces envahissantes comme le longicorne asiatique peuvent facilement se cacher dans le bois de chauffage. Lorsque le bois de chauffage est déplacé, par exemple d'un terrain de camping à un chalet, il en va de même pour les ravageurs qui menacent nos précieuses ressources forestières.

Déplacer du bois de chauffage représente un risque important pour notre économie et notre environnement. Une infestation massive peut tuer des arbres dans nos forêts et nos quartiers, affectant la qualité de l'air et de l'eau. Elle peut également réduire la valeur de votre propriété.

Apprenez‑en davantage au sujet des règles pour le déplacement du bois de chauffage et sur la façon de prévenir la propagation d'espèces envahissantes.

Signalez les phytoravageurs

Apprenez la façon d'identifier les phytoravageurs, d'être à l'affût dans votre région et de signaler les observations ou signes d'infestation.

Mme Orr a déclaré ce qui suit : « Les membres du public jouent un rôle important dans la détection d'une éventuelle présence à venir du longicorne asiatique. De nombreux yeux qui inspectent les arbres, en plus des inspecteurs de l'ACIA, peuvent être très utiles. Sachez ce que vous cherchez en visitant le site Web de l'ACIA et en vous familiarisant avec les signes d'une attaque du longicorne asiatique, avec l'apparence d'un ravageur et les arbres qui y sont sensibles. Communiquez avec l'ACIA avec des échantillons d'insectes ou des arbres suspects présentant un intérêt et des photos. »

Protégeons ensemble les arbres du Canada. Communiquez avec nous en ligne ou communiquez avec le bureau local de l'ACIA pour signaler un ravageur.

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