ISSN : 2563-027X
Chaque année, nous effectuons des enquêtes pour supporter la protection des végétaux au Canada.
Notre programme de surveillance phytosanitaire supporte la protection des végétaux par la détection de nouveaux ravageurs et par la surveillance des populations des ravageurs déjà établis, ce qui permet des décisions réglementaires éclairées. Les données de surveillance amassées par les activités de piégeage, les inspections visuelles et les échantillonnages contribuent au développement des politiques et supportent les négociations sur les échanges commerciaux internationaux. Les activités de surveillance phytosanitaire permettent également au Canada de rencontrer les normes internationales pour les mesures phytosanitaires (en anglais seulement).
Les résultats de ces enquêtes sont recueillis entre le 1 avril 2025 et le 31 mars 2026.
Cette page sera mise à jour afin d'ajouter les résultats d'enquête pour les autres ravageurs.
Résultats d'enquêtes
Ravageurs forestiers
Flétrissement du chêne

Le flétrissement du chêne (Bretziella fagacearum) est une infection vasculaire causée par le champignon Bretziella fagacearum et qui peut tuer les arbres infectés en une seule saison. Reconnu pour la première fois comme une importante maladie forestière en 1944, au Wisconsin, le flétrissement du chêne sévit aujourd'hui dans 24 États américains. En 2023, le flétrissement du chêne a été confirmé au Canada pour la première fois à 3 endroits en Ontario. La maladie se propage d'arbres infectés à des arbres sains par :
- greffage des racines
- scolytes du chêne
- nitidules
Toutes les espèces de chênes sont vulnérables mais les chênes rouges sont plus souvent infectés et peuvent mourir assez rapidement. L'objectif principal de cette enquête est la détection de façon précoce de cette maladie dans les régions où elle n'est pas tenue pour présente.
Méthode : inspection visuelle
Cette enquête consiste en une inspection visuelle des arbres hôtes afin de déceler les signes et les symptômes du flétrissement du chêne. L'enquête est conduite en choisissant des sites où le flétrissement du chêne aurait pu être introduit via le déplacement de marchandises infestées en provenance des zones où la maladie est présente. Un accent est placé sur :
- terrains de camping dans lesquels des bûches de chêne provenant de sites infectés pourraient avoir été transportées
- usines et scieries qui importent des billes de chêne
- sites d'élimination
- zones où des événements météorologiques récents peuvent avoir endommagé des branches/arbres
Résultats de 129 sites surveillés
| Provinces | Nombre de sites surveillés | Résultats |
|---|---|---|
| Manitoba | 5 | Aucune détection |
| Ontario | 57 | Aucune nouvelle détection |
| Québec | 47 | Aucune détection |
| Nouveau-Brunswick | 8 | Aucune détection |
| Nouvelle-Écosse | 10 | Aucune détection |
| Île-du-Prince-Édouard | 2 | Aucune détection |
| Canada | 129 |
Le flétrissement du chêne n'a pas été détecté en 2025. Nous avons reçu plus de 104 signalements du public au sujet de ce pathogène, et des visites sur le terrain ont été effectuées lorsque jugées nécessaires. Les enquêtes de délimitation ont été complétées autour des 3 sites où le pathogène a été détecté en Ontario en 2023. Le flétrissement du chêne n'a pas été détecté. |
Carte des résultats
La carte montre les 129 endroits surveillés pour le flétrissement du chêne en 2025, couvrant les provinces suivantes :
- Manitoba (les sites sont situés dans la partie sud-est de la province, dans la région de Winnipeg)
- Ontario (les sites sont situé en majorité dans le Sud de l'Ontario, avec un petit groupe de sites dans l'est de l'Ontario et un autre petit groupe de sites situés près de Sault-Sainte-Marie)
- Québec (les sites sont surtout situés entre Gatineau et Montréal et le long des basses terres du St-Laurent, jusqu'à la ville de Québec)
- Nouveau-Brunswick (les sites sont distribués à travers la moitié sud de la province)
- Nouvelle-Écosse (les sites sont situés principalement dans la région nord de la province)
- Île-du-Prince-Édouard (les 2 sont sites situés dans la moitié est de la province)
De plus, la carte montre les 3 sites positifs précédents de 2023 en Ontario dans les municipalités de :
- Niagara Falls
- Niagara-on-the-Lake
- canton de Springwater
Ravageurs en horticulture
Encre des chênes rouges

Le Phytophthora ramorum est un agent pathogène qui cause une maladie, connue sous le nom d'encre des chênes rouges, sur une multitude de plantes en pépinière. Elle a été observée pour la première fois sur la côte de la Californie au milieu des années 1990. Depuis 2003, cette maladie a été détectée dans plusieurs pépinières de détail et de gros de la côte sud de la Colombie-Britannique. L'objectif premier de cette enquête est de fournir de l'information sur le statut national du Phytophthora ramorum dans les pépinières canadiennes. Des activités de surveillance supplémentaires sont également effectuées pour supporter les activités d'éradication suivant une nouvelle détection. Les sites positifs sont également surveillés pendant 2 ans suivant une éradication afin de confirmer l'éradication.
Méthode : inspection visuelle
Cette enquête consiste en une inspection visuelle des plantes hôtes à haut risque dans les établissements ciblés et en une collecte d'échantillons lorsque des symptômes de cette maladie sont observés. Les établissements ciblés sont ceux qui font la propagation des plantes énumérées dans la directive D-01-01 : Exigences phytosanitaires visant à prévenir l'introduction et la propagation du Phytophthora ramorum et ceux qui cultivent ces plantes au-delà de leur année d'importation, incluant les pépinières de gros.
Résultats de 23 sites surveillés
| Provinces | Nombre de sites surveillés | Résultats |
|---|---|---|
| Colombie-Britannique | 11 | Détection à 1 pépinière sur l'île de Vancouver. |
| Ontario | 10 | Aucune détection |
| Québec | 2 | Aucune détection |
| Canada | 23 | Des mesures réglementaires ont été appliquées dans la pépinière touchée et le protocole d'éradication a été enclenché. |
Carte des résultats
La carte montre les 23 sites surveillés pour l'encre des chênes rouges en 2025, couvrant les provinces suivantes :
- Colombie-Britannique (les sites sont situés sur l'Île de Vancouver et dans les basses terres continentales)
- Ontario (les sites sont situés dans la péninsule du Niagara, près de Simcoe, de Hamilton et dans la grande région de Toronto)
- Québec (les sites sont situé l'un près de Joliette et l'autre près de Victoriaville)
La carte montre également un site positif sur l'île de Vancouver en Colombie-Britannique.
Virus de la sharka

Le virus de la sharka (Potyvirus plumpoxi) cause une grave maladie chez les plantes et s'attaque à de nombreuses espèces d'arbres qui produisent des fruits à noyau du genre Prunus, notamment aux :
- pêchers
- nectariniers
- pruniers
- abricotiers
- amandiers
- certaines variétés ornementales
Même s'il ne tue pas les arbres, il :
- réduit la valeur marchande des fruits
- cause une chute prématurée des fruits des arbres infectés
- cause une réduction considérable du rendement en fruits
Le virus de la sharka est présent dans certaines parties dans la région du Niagara et de la ville d'Hamilton en Ontario, où une zone réglementée a été établie. La présente enquête a été menée en appui des politiques et programmes en lien avec la directive D-99-07 : Politique concernant l'importation en provenance des États-Unis et le transport en territoire canadien du matériel de multiplication de Prunus sensible au potyvirus de la sharka du prunier.
Méthode : échantillonnage de feuilles
L'échantillonnage de feuilles est effectué à certains vergers et propriétés résidentielles afin d'assurer une surveillance soutenue le long du périmètre de la zone réglementée pour le virus de la sharka. Dépendamment de l'endroit et du type de site, ces deux types de surveillance sont effectués à tous les 1 à 3 ans.
Résultats de 148 sites surveillés
| Provinces | Nombre de sites surveillés | Résultats |
|---|---|---|
| Ontario | 148 |
22 vergers et 126 propriétés résidentielles ont été visités et échantillonnés. Le virus de la sharka n'a pas été détecté. |
Mouche du bleuet

La mouche du bleuet (Rhagoletis mendax) est un ravageur indigène des bleuets nains et des bleuets en corymbe cultivés à des fins commerciales dans les provinces maritimes canadiennes. Elle est présente dans les provinces suivantes :
- Nouvelle-Écosse
- Nouveau-Brunswick
- Île-du-Prince-Édouard
- certaines régions du Québec
- certaines régions de l'Ontario
Elle n'est pas présente à Terre-Neuve-et-Labrador, ni dans l'Ouest du Canada.
Méthode : pièges
Des pièges collants, appâtés pour attirer les mouches mâles et femelles, sont installés avant la période de vol de la mouche à la fin juin et sont ramassés à la fin de la cueillette ou de la chute des fruits, à la fin août ou au début septembre. Le piégeage pour la mouche du bleuet est mené dans des zones ne faisant pas l'objet d'une réglementation à l'égard de ce ravageur, dans les bleuetières et les sites sauvages où des espèces hôtes sont présentes.
Résultat de 55 sites surveillés
| Provinces | Nombre de sites surveillés | Résultats |
|---|---|---|
| Colombie-Britannique | 18 | Aucune détection |
| Ontario | 14 | Aucune détection en dehors des zones infestées connues. |
| Québec | 4 | Aucune détection en dehors des zones infestées connues. |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 19 | Aucune détection |
| Canada | 55 | Les zones réglementées demeurent inchangées. |
Map of results
La carte montre les 55 endroits surveillés pour la mouche du bleuet en 2025 au Canada, couvrant les provinces suivantes :
- Colombie-Britannique (les sites sont situés dans les basses terres continentales, et le long de la côte sud-est de l'île de Vancouver)
- Ontario (les sites sont situés dans le nord-est de l'Ontario)
- Québec (les sites sont situés près de Tadoussac)
- Terre-Neuve-et-Labrador (les sites sont situés en majorité dans la péninsule d'Avalon, et quelques autres sites dans le reste de la province)
Les zones réglementées pour ce ravageur sont également montrées et couvrent les provinces suivantes :
- Île-du-Prince-Édouard
- Nouvelle-Écosse
- Nouveau-Brunswick
et certaines régions des provinces suivantes:
- Ontario (sud de l'Ontario)
- Québec (basses terres du St-Laurent, Gaspésie et une large région autour du Lac-St-Jean)
Mouche de la pomme

La mouche de la pomme (Rhagoletis pomonella) est un ravageur indigène des pommes au Canada. La région intérieure de la Colombie-Britannique est la dernière grande région productrice de pommes en Amérique du Nord qui soit exempte du ravageur. L'enquête vise à détecter rapidement la mouche de la pomme afin de maintenir la zone exempte de phytoravageurs de la région intérieure de la province. La présente enquête a été menée en appui des politiques et programmes en lien avec D-00-07 : Exigences phytosanitaires d'importation et de transport en territoire canadien visant à prévenir l'introduction de la mouche de la pomme. En 2015, une seule mouche femelle fût détectée à West Kelowna et en 2016, une autre mouche femelle fût détectée à Kelowna. Malgré une intensification de la surveillance de 2016 à 2019, aucune mouche n'a été détectée depuis 2016.
Méthode : pièges
Cette enquête est menée à l'aide de sphères rouges collantes appâtées avec un leurre attractif, et placé sur des plantes hôtes entre juin et septembre, alors que les mouches adultes sont actives. Les pièges sont déployés afin de maximiser la couverture dans les régions productrices de pommes et autres régions urbaines et rurales ayant des plantes hôtes, ainsi que les bandes riveraines. Cette enquête inclut également des endroits représentant un risque plus élevé d'introduction du ravageur.
Résultats de 221 sites surveillés
| Provinces | Nombre de sites surveillés | Résultats |
|---|---|---|
| Colombie-Britannique | 221 |
Aucune nouvelle détection dans la zone exempte du ravageur ou en dehors de la zone infestée connue. La zone exempte de ravageur dans la région intérieure de la Colombie-Britannique est toujours considérée exempte de la mouche de la pomme. |
Carte des résultats
La carte montre les 221 endroits surveillés pour la mouche de la pomme en 2025 en Colombie-Britannique au Canada. Les sites sont surtout situés dans la vallée de l'Okanagan, aux environs de Kamloops et dans la région de Kootenay-Boundray, près de la frontière canado-américaine.
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